Le gang arabe
Le quartier arabe est une médina. Armée. Entre l’étal d’épices et le vendeur de tapis, on fume le chicha, un verre de thé dans une main, un AK-47 dans l’autre. Les vieux en djellabas fabriquent les kebabs et les jeunes en survêt’ Nike, les explosifs. Les femmes voilées cachent des Kalachnikov sous leurs vêtements. Ici, on trafique surtout des bijoux, vrais et faux. À sa tête : Ali-K. A peine 30 ans, autant de cicatrices sur le visage. Un grand méchant, le genre qui tue comme il respire. Il a l’insulte facile. Le crachat aussi.
Le gang Black
Entre camp militaire, déco rasta et tête de mort, le quartier black est un petit Mogadiscio. Une zone interdite aux flics, défouraillés à vue. On s’y sent tout nu sans une arme, un fusil mitrailleur de préférence. Entre deux visites à l’armurerie, les guerriers blacks profitent de la salle de gym ou du fumoir. Ici, on trafique de tout : drogue, armes, explosifs... À sa tête : Molko. La petite quarantaine tout en muscles, une tête de taureau et un visage couvert de cicatrices. Une pour chaque mort. Il a arrêté de les compter. Spécialiste de la machette, il aime aussi le lance-roquettes.
Le gang chinois
Le quartier chinois, entre modernité du 21ème siècle et racines orientales. Le centre commercial aux couleurs rouges et or abritent les boutiques de matos informatique et des magasins d’ustensiles de cuisine. Il y a toujours un bol de riz dans un coin pour le visiteur inopiné. Ici, on trafique de la drogue jusqu’aux labos clandestins du 13ème de Paris et on pirate les ordinateurs entre deux nems au poulet. A sa tête : Tao. Presque 30 ans. Tatouée de la tête aux pieds en l’honneur de sa triade. Toujours sexe en pagne de soie de Mongolie ou en body de cuir noir. Elle se bat au son de son iPod. Son arme secrète : une lame tranchante cachée au bout de sa natte.
Le gang gitan
Le quartier gitan : des tuyaux, des bacs à huile, des cochons pendus, des détritus, des cabanes en carton et des tonnes d’explosifs dans les sous-sols. Le bonheur, quoi, mais en famille, le couteau à la ceinture et le cure-dent à la bouche. Ici, on trafique de la drogue, on organise des combats de chiens, coqs, iguanes et ser- pents, et on parie sur les cour- ses. À sa tête : Little Montana. Entre Al Pacino de Scarface et Joe Pesci de L’Arme fatale 2. Nerveux, hyperactif, il est né avec un flingue à la place du cœur.
Le gang skin
Le quartier skin, ses drapeaux bleus et blancs et ses sémil- lants skinheads : ils bullent sur leurs canapés, promènent leurs Rottweiler et leurs Pitbull et se rasent le crâne en préservant deux touffes en forme de SS. Et en guise d’entraînement, ils se fou- tent sur la tronche. Ici, on trafique de la haine. A sa tête : Karl. Le skin traditionnel : Docs Martens, futal noir, marcel, bretelles, tatouages entre « white power » et croix gammées, crâne rasé, l’œil torve. Il parle peu et préfère les coups de boule. Sieg aïe !