Battleship

Genres : Action, Science-Fiction - Durée : 2H10 mn
Sortie en salles le 11 Avril 2012 - en VOD/DVD le 17 Août 2012
Presse ★★★★
Spectateurs ★★★

Des milliers de figurants: protagonistes et lieux de tournage

Il était très important pour l’équipe de rendre hommage à la génération de marins qui a contribué à garantir la liberté dont nous jouissons depuis 70 ans. Pour : «Nous avons à faire à un blockbuster avec des extra-terrestres, des explosions, etc. Mais thématiquement, nous voulions rendre hommage à ces héros et à ce qu’ils ont accompli.»

Collaborer avec les «Old Salts»
Pour , «ce fut une expérience incroyable de tourner à bord du Missouri. Nous avons parlé avec Norman McClafferty, qui participe à la scène de discours des «Old Salts». Il était sur le USS Oklahoma, mais il a gagné à pile ou face et a été transféré avant les bombardements.» Le vétéran de la Navy, à plus de 90 ans, vit toujours à Hawaï et a répondu à une annonce de casting de la coordinatrice Judith Bouley, qui était à la recherche de 3000 figurants (dont la plupart se sont avérés être des anciens de la Navy).

Le réalisateur souhaitait engager ces vétérans de la Seconde Guerre mondiale, les «Old Salts», pour une des scènes-clés durant laquelle nos héros sont célébrés à bord du USS Missouri. McClafferty est venu au casting avec une vieille photo de lui aux côtés des légendes du cinéma John Wayne et Burgess Meredith. En effet, l’ancien marin avait participé au tournage du film de guerre d’Otto Preminger, Première Victoire, sorti en 1965 et tourné en partie à Hawaï. La photo ne lui a pas seulement garanti une apparition à l’écran, mais aussi quelques lignes de dialogue. De son expérience à bord du USS Oklahoma, le comédien occasionnel déclare: «Deux d’entre nous ont été débarqués en juillet 1941. Tout le monde connaît le reste de l’histoire. J’étais un des deux veinards du lot.»
Norman McClafferty fut un des douze vétérans de la Navy recrutés pour le tournage et dont certains avaient effectivement servi sur le USS Missouri, comme Tobias Lancon, durant la Guerre de Corée de 1952 à 1955.

Au même titre que les comédiens, le conseiller technique, le Capitaine à la retraite Rick Hoffman, était très honoré de rencontrer ces vétérans venus peupler les scènes tournées dans le musée flottant, à propos duquel il déclare : «Sa signification historique est énorme. Il a été remis en service, avec trois autres cuirassés de la même catégorie, et a participé aux bombardements durant la Guerre du Vietnam, restant opérationnel jusqu’à la première Guerre du Golfe. Le simple fait d’être à bord et de rencontrer des hommes qui ont servi sur ce navire où d’autres navires similaires durant la Seconde Guerre mondiale, et de les entendre raconter leur histoire, fut une expérience extraordinaire.»

Tournage à bord d’un destroyer
L’équipe eut également la chance de pouvoir tourner une semaine à bord d’un destroyer de la Marine américaine. Le USS Hopper(sans rapport avec le nom du personnage interprété par ) fut mis à flot en janvier 1996. En septembre 2010, il était amarré à Pearl Harbor pour des travaux d’entretien.
Rick Hoffman déclare à propos de ce navire sophistiqué: «Le USS Hopper incarne le USS John Paul Jones du film. Son équipage et ses officiers nous ont gracieusement donné accès à la cabine de pilotage, au pont principal, à la passerelle de commandement et au poste d’équipage. Il s’agit d’un contre-torpilleur de la catégorie Arleigh Burke et contient un radar de défense, mesure 154 mètres de long, pèse entre 9000 et 9500 tonnes et peut loger 260 membres d’équipage.»
Au régisseur général d’ajouter: «La Navy a été incroyablement coopérative, nous donnant accès à Pearl Harbor, aux manoeuvres du RIMPAC et à leur flotte en général.»

Match de foot au RIMPAC
Pour la séquence du match de foot qui oppose les marins américains à leurs homologues japonais, le réalisateur a choisi un terrain à Pearl Harbor qui donne sur deux quais d’amarrage. «J’avais envie d’ouvrir le film avec une scène de foot pour tout de suite lui donner un caractère international. Nous avons trouvé une équipe locale composée de joueurs américains et japonais. Au départ, j’avais pensé à un match de football américain mais on en avait plus que par-dessus la tête de filmer ce sport», plaisante le réalisateur de Friday Night Lights. «Puis nous avons appris qu’il existe bel et bien une Coupe RIMPAC, un tournoi auquel participent toutes les nations présentes.»

Judith Bouley avait réuni plusieurs centaines de figurants pour jouer les fans, mais fut agréablement surpris : plusieurs centaines de fans supplémentaires vinrent s’ajouter à cela. Il s’agissait de marins américains et japonais qui venaient de débarquer au port de la base navale, la nuit précédente. Leurs navires se trouvant alors dans le cadre, le réalisateur les invita à le rejoindre pour supporter leur équipe respective, ce qu’ils firent avec plaisir.
Le capitaine Rick Kitchens, commandant de Pearl Harbor durant le tournage en septembre 2010 déclare : «C’est une chance que ces navires aient été amarrés à ces quais. Le bâtiment japonais, le JDS Kirishima, est celui qui apparaît durant les scènes du RIMPAC dans le Pacifique. Il était à Pearl Harbor pour des tests de tirs de missiles en coordination avec la Navy.» Pour ceux qui seraient surpris de voir un navire japonais à Pearl Harbor, Kitchens précise: «Nous avons un traité de défense avec le Japon. Beaucoup d’eau à coulé sous les ponts depuis la Seconde Guerre mondiale, et nos deux pays ont une stratégie de défense commune tout autour du Pacifique. Nous avons des traités de défense mutuels et les Japonais viennent à Pearl Harbor depuis des années, et dans un respect total.»

Tournage au cimetière de «Punchbowl» et au ranch Kualoa
Tout cela était bien différents 70 ans en arrière, quand les deux nations étaient des ennemis forcenés qui ont essuyé des morts par milliers. Beaucoup de victimes américaines sont enterrées à Hawaï, au cimetière dit de «Punchbowl».
Construit en 1948, le cimetière est situé dans le cratère du volcan éteint Pu’owaina, d’où le nom de «Punchbowl» ou «bol à punch». Dans le passé, ce cratère était également connu sous le nom de «Colline du Sacrifice», et le cimetière est un lieu de commémoration pour les hommes et les femmes de l’armée américaine qui ont sacrifié leur vie et sont morts dans le Pacifique.
Pour le régisseur général Michael Meehan, «Punchbowl est un des cimetières les plus significatifs et émouvants auquel je me sois jamais rendu.» La séquence qui y fut tournée est celle ou l’Amiral Shane remet une médaille aux héros de l’histoire. Comme dans le cas du cuirassé Missouri, les lieux ajoutent une certaine gravité à la séquence.
«C’est presque une honte d’appeler cet endroit un cimetière», continue Meehan. «C’est un lieu de pèlerinage. Où d’autre dans le monde peut-on voir un si magnifique endroit sur un cône de cendres? C’est un espace ouvert où l’on baisse la voix, un lieu de recueillement et de révérence.»

Avant que l’équipe ne se rende à Bâton-Rouge pour deux mois de tournage en studio, elle passa un peu de temps au ranch Kuoloa, à Hawaï. C’est là que le réalisateur tourna les scènes explosives dans lesquelles , et découvrent une tour de communication érigée par les Regents.
Le ranch Kualoa s’étend sur 1600 hectares sur la côte «sous le vent» d’Oahu et est un paradis pour les régisseurs. On y trouve de verdoyantes forêts tropicales, des vallées luxuriantes, des pics montagneux en dents de scie et d’immenses plages de sable blanc. À seulement 40 km de Waikiki, le ranch a accueilli de nombreuses équipes de tournage, dont celles de «Lost» et «Hawaii 5-0», et de Jurassic Park(Steven Spielberg, 1993), Pearl Harbor (Michael Bay, 2001) et Godzilla (Roland Emmerich, 1998).
Ce lieu vénérable, qui a appartenu à la royauté de l’île, accueille Hollywood depuis 45 ans. Le premier film à avoir utilisé le ranch comme lieu de tournage est d’ailleurs le susnommé Première Victoire.

La régisseuse d’extérieurs Laura Sode-Matteson se rappelle les exigences du réalisateur: «une chaîne de montagne sans le moindre signe de civilisation.» La native d’Hawaï remarque: «Nous avons trouvé des endroits dans la montagne desquels on peut voir toute la baie de Kaneohe. C’est une vue spectaculaire. Mais Hakipuu est une partie du ranch qui a été peu utilisée pour des tournages et la logistique y était compliquée. Mais c’était parfait, car depuis les montagnes, la vue sur l’océan ressemble à Pearl Harbor, et quand les destroyers attaquent, c’est tout à fait crédible.»

En route pour la Louisiane
La troisième semaine d’octobre 2010 venue, les cinéastes dirent «aloha» à Hawaï et mirent le cap sur Bâton-Rouge, en Louisiane, pour deux mois de tournage en intérieur aux studios de Celtic-Raleigh, une nouvelle installation ouverte en 2007 comptant 8 plateaux, soit 14 000 m2 au total, située à moins de 16 km du centre de Bâton-Rouge, le long du Mississippi.
Ce choix offrait également à l’équipe un accès à un autre navire de guerre d’époque, le USS Kidd, un destroyer de type Fletcher, mis à flot en 1943, converti aujourd’hui en musée et flottant sur le Mississippi. Après son service durant la Guerre de Corée et, plus tard, son utilisation comme lieu d’entraînement, le USS Kidd n’a jamais été modernisé et est le seul destroyer ayant gardé son apparence d’origine. L’amarrage du navire le long du Mississippi a été spécialement conçu pour palier aux fluctuations du niveau de l’eau qui peut aller jusqu’à 12 m de différence. La moitié de l’année, le bâtiment flotte sur le fleuve, et l’autre moitié, il est sur cale sèche.

Notes de Tournage...

8 Septembre 2010 - embarque pour le Battleship de

L'acteur rejoint le casting du long-métrage Battleship, sous le direction de pour les studios Universal. Il campera le rôle de l'amiral Shane, beau-père de (X-men Origins : Wolverine), également aux côtés d' (True Blood), et la chanteuse .

Liam Neeson embarque pour le "Battleship" de Peter Berg


Cette coproduction Universal-Hasbro, adaptation du jeu de plateau Touché-Coulé, s'intéressera à la résistance navale et aérienne des Terriens contre une force venue d'ailleurs. Le Canadien Taylor Kitch sera le héros du film dans la peau d'un officier de la marine tandis que l'acteur suédois campera son frère.


La sortie de Battleship est fixée au 18 mai 2012.

De cuirassé à destroyer : la naissance du projet

Quand accepta de rejoindre le projet et de réaliser Battleship pour Universal Pictures et Hasbro, il avait entamé des recherches pour un autre film sur la Navy, pour laquelle il entretient une passion de longue date. Battleship représentait la réalisation d’un vieux rêve pour le réalisateur qui a assidûment visité les musées navals avec son père au cours de son enfance, et étudié en détail les grandes batailles de la Seconde Guerre mondiale. «Une histoire moderne mettant en scène une flotte de navires engagés dans des combats violents, regorgeant d’action, d’artillerie lourde et de rivalité, a tout de suite fait mouche», déclare-t-il.

Un équipage international : le casting

Alors que le scénario commençait à prendre forme, les cinéastes se mirent à composer le groupe de héros qui allait se retrouver confronté aux Regents après l’examen d’un morceau de débris flottant au large de l’île d’Oahu. Le producteur , qui compte à son actif les épopées navales Master & Commander : De L'Autre Côté Du Monde (Peter Weir, 2003) et Poseidon (Wolfgang Petersen, 2006), et a joué un rôle-clé dans la mise en œuvre d’En Pleine Tempête (Wolfgang Petersen, 2000) et Harry Potter À L'école Des Sorciers (Chris Columbus, 2001), rejoignit l’équipe.

Prêts pour le combat: l’entraînement des acteurs

Pour aider les comédiens, engagea de multiples consultants dont la mission était de les préparer physiquement et mentalement au combat.
se souvient: «Une grande partie de l’entraînement consistait à apprendre à tenir les armes correctement. Je ne voulais pas avoir l’air d’une actrice avec un flingue, tirant dans le vide. Jacquelyn Carrizosa, une seconde d’artillerie sur le USS Ronald Reagan, m’a beaucoup aidée à faire les bons gestes et à me sentir à l’aise.»

La vieille dame grise: filmer à bord d’un cuirassé

Le tournage de Battleship débuta à Oahu. Le réalisateur s’était déjà rendu dans l’archipel d’Hawaï pour filmer les scènes de jungle «brésilienne» de Bienvenue Dans La Jungle, en 2002. Les deux raisons principales de ce choix étant l’histoire qui fait écho à la Seconde Guerre mondiale où les cuirassés jouèrent un rôle majeur dans les efforts des Alliés dans le Pacifique, et l’agencement géographique de l’archipel hawaïen qui offre un grand intérêt filmique.

Tout le monde sur le pont: la construction des décors

Des mois avant que le tournage ne débute en Louisiane, le département artistique et les équipes de construction du chef décorateur Neil Spisak s’appliquaient à l’élaboration de plusieurs décors représentant les intérieurs du USS John Paul Jones, occupant quatre des huit plateaux que comptent les studios de Celtic-Raleigh.
«Évidemment, il est toujours bon d’en faire autant que possible à bord des navires eux-mêmes», explique le chef décorateur, dont Battleship marque la deuxième collaboration avec , après Hancock (2008). «Franchement, quelle que soit la qualité de ce que nous construisons, c’est toujours plus excitant d’être en décors naturels, et nous avons essayé de reproduire au mieux la personnalité de chaque navire.»

Regents, Stringers et déchiqueteur: les extra-terrestres et leur artillerie

Pour les producteurs, il était crucial que ce film soit un spectacle exceptionnel. déclare : «Les spectateurs verront des avions, des navires, des extra- terrestres, des déchiqueteurs, des brutes épaisses... Ils verront la Bataille navale avec laquelle ils ont grandi s’incarner devant leurs yeux. Et au centre de tout cela, ils verront l’histoire d’un groupe d’hommes et de femmes que rien ne donne gagnant au départ.»
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