Notes de Prod. : Bee Movie - Drôle d'abeille

Vous parlez ruche ?

Depuis plus de dix ans déjà, le directeur de DreamWorks Animation, Jeffrey Katzenberg, tentait de persuader Jerry Seinfeld de faire un dessin animé. Mais l’emploi du temps du comique, ses nombreuses tournées, sa série TV, ses obligations familiales constituaient autant d’obstacles à cette alléchante proposition.
Et puis, quel sujet choisir pour ses débuts dans ce genre ?
Seinfeld n’en avait pas la moindre idée. Jusqu’à cette soirée avec Steven Spielberg où Jerry Seinfeld, maî- tre ès improvisations, lance qu’il aimerait bien faire un fi lm sur les abeilles – littéralement un «Bee Movie» ! Spielberg, ravi de ce jeu de mots sur les films fauchés de l’âge d’or du cinéma américain, appelle aussitôt Katzenberg, son associé de DreamWorks. Le lendemain, celui-ci contacte Seinfeld pour lui donner... le feu vert. «Et c’est ainsi qu’ils m’ont embarqué sur ce film dont je n’avais encore que le titre», rapporte Seinfeld.

En réalité, Seinfeld est fasciné de- puis longtemps par l’univers des abeilles : «Leur société, leur hiérarchie, leurs méthodes de travail me passionnent. Créer un espace géométrique si parfait et produire du miel n’est pas à portée du premier insecte venu !»

Certes, mais que peut-on raconter d’original au sujet des abeilles qui puisse aussi nous concerner ?
Jerry Seinfeld : «Le plus intéressant, de mon point de vue, c’est que les abeilles se font voler leur miel par les hommes. Elles bossent comme des dingues pour produire ce nectar, mais n’en profitent pas car nous le leur prenons pour notre propre consommation. C’est cet- te histoire que j’ai eu envie de raconter.»

Vétéran de la scène, superstar du petit écran, mais novice en matière d’anima- tion, Seinfeld bénéfi cie des conseils éclairés et du soutien constant de Katzenberg tout au long du projet Bee Movie – DrÔle D’abeille.

Jerry Seinfeld :
«Je ne connaissais encore rien aux techniques de l’animation. Je sais écrire des trucs drôles, mais j’ignorais comment les exploiter dans ce contexte. Jeffrey m’a tout appris. Il a été mon mentor durant tout ce processus et m’a encouragé à m’investir pleinement dans le fi lm. Je n’y serais jamais arrivé sans lui.»

Bee Movie – DrÔle D’abeille administre une nouvelle preuve du perfecionnisme légendaire de Jerry Seinfeld. Durant les quatre années de production, Seinfeld ne porte pas moins de trois casquettes : scénariste, producteur et interprète principal. Le résultat ? Un nouveau genre de comédie animée dont chaque image porte la marque de son talent comique.

Une équipe de rêve

L’idée de réunir en un même film l’univers des abeilles et celui des humains a paru pour le moins... originale au réalisateur Simon J. Smith : «À la lecture du script, j’ai même pensé que c’était complètement fou. Au meilleur sens du terme, car plus j’avançais, et plus l’histoire et son protagoniste m’enchantaient. On ne retrouve pas seulement l’humour de Jerry dans le personnage de Barry l’abeille, mais son point de vue sur notre société, nos comportements et nos travers.»

Les mots pour le dire

Le mode de vie des abeilles, contrairement à celui des humains, n’a jamais évolué. À New Hive City, par exemple, une abeille a le choix entre 3000 postes au sein du conglomé- rat Mielex. Mais une fois qu’elle a fait son choix, c’est pour la vie. Pas question d’en changer, d’espérer une promotion, de prendre un congé, de dé- missionner. Rude... Mais Barry Benson n’est pas une abeille ordinaire.

De l'homme à la machine, et de l'écrit à l'image

Pour garantir la cohésion de l’équipe, répartie sur deux centres de production distants de plus de 600 kilomètres, DreamWorks Animation a fait appel à la magie Hewlett-Packard. Grâce au réseau Halo Collaborative Studio, les artistes de Glendale et Redwood fonctionnaient en parfaite symbiose sous la houlette de Seinfeld, comme s’ils étaient dans la même salle. Indéracinable New-yorkais, celui-ci communiquait avec eux en durée réelle depuis son QG de Manhattan, et pouvait consacrer à l’équipe DreamWorks huit à neuf heures de travail quotidien.

Dessine-moi une image

La réalisation de Bee Movie – DrÔle D’abeille se distingue aussi par l’usage de storyboards numériques, fournissant une image aisément modifiable et plus pré- cise que les «scénarimages» traditionnels.
«Dessiner directement dans l’ordinateur au moyen de la palette graphique sans passer par la phase papier et repro, nous a permis de créer des storyboards plus élaborés, plus colorés, plus animés», souligne Hickner. «Cela nous a aidés à mieux visualiser le film.»

Entre deux mondes

L’action de Bee Movie – DrÔle D’abeille se déroule dans deux mondes contras- tés : la ruche, métropole miniature bâtie autour de l’usine Mielex, et New York, avec ses rues, ses boutiques, Central Park, etc. C’est à Alex Mcdowell (Minority Report, Charlie Et La Chocolaterie, Les Noces FunÈbres) qu’a été confiée la réalisation de ces deux vastes complexes.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 72 511 entrées
  • Cumul IDF : 258 275 entrées

  • 1ère semaine France : 399 704 entrées
  • Cumul France : 1 328 476 entrées