Genre : Drame - Durée : 1H43 mn
Sortie en salles le 27 Juin 2012 - en VOD/DVD le 06 Novembre 2012
Presse ★★★★
Spectateurs ★★★

Notes de production - Un classique de la littérature

déclare : «Nick Ormerod et moi avons toujours aimé le personnage de Bel Ami tel qu’il apparaît dans le roman, et nous songions à adapter le livre au théâtre lorsque est venu nous proposer son projet de film. J’avais lu une traduction de «Bel Ami» au lycée, quand j’avais 18 ans. J’avais trouvé cette histoire très choquante, et je la trouve toujours aussi choquante aujourd’hui. C’est une histoire incroyablement subversive. Jamais Guy de Maupassant n’a été plus mordant et plus ironique que dans ce roman. Les thèmes sont toujours autant d’actualité qu’ils l’étaient à l’époque. Il porte un regard très ironique sur les médias. Les parallèles sont nombreux avec notre monde contemporain. Le livre aborde la manipulation des médias, comment un gouvernement envahit illégitimement un pays arabe pour ses ressources naturelles et ment à la population, comment les médias sont, ou non, de connivence ; il parle de sexe, de célébrité, et c’est aussi l’histoire d’un homme qui se hisse au sommet sans avoir réellement de talent.»

Nick Ormerod ajoute : «L’écho que trouve le film avec notre époque poussera les gens à se sentir concernés bien qu’il s’agisse d’un film
en costumes. Ce qui se passe dans cette histoire, ils l’ont sous les yeux tous les jours. Cela aurait aussi bien pu se passer hier, ou en ce moment même.
»

reprend : «La notion de célébrité est particulièrement intéressante. Les gens pensent que c’est quelque chose de très moderne, cette idée que l’on peut, sans avoir réellement de talent particulier, se retrouver connu dans le monde entier. Mais c’est exactement de cela qu’il s’agit. Si Georges a un talent, c’est ce désir énorme de réussite, cette soif de grimper dans l’échelle sociale. C’est un thème incroyablement moderne, et c’est l’une des choses qui nous ont fait vibrer dans cette histoire. Elle se déroule dans le Paris des années 1890, mais elle serait presque trop contemporaine si on l’avait située dans le monde d’aujourd’hui !»

explique comment elle a abordé l’adaptation d’un conte aussi noir : «Je pense que Maupassant est un formidable écrivain réaliste, et qu’il ne s’intéresse ni aux contes de fées ni à la fable morale. Il voulait juste tendre un miroir à cette société dans laquelle il vivait et qu’il considérait comme très corrompue. Mais en même temps, il y a dans ce livre une grande honnêteté dans la peinture qui est faite de la nature humaine et du comportement des gens. Et quelque part, même si c’est très noir, et même dérangeant par moments, on sent aussi qu’il n’y a aucune hypocrisie dans l’écriture, et aucun désir d’atténuer ou de minimiser les difficultés de la vie.»

La scénariste poursuit : «Maupassant a écrit ce livre alors qu’il était atteint de syphilis, il regardait donc la mort en face quand il a écrit «Bel Ami». Il n’est décédé que huit ans plus tard, mais il savait ce qui l’attendait. Et je pense que ce sentiment extrême imprègne tout le livre, cette peur de la mort et cette vision de la vie brutale et intense. Mais parallèlement, on y trouve aussi une grande passion pour la vie – l’une ne va pas sans l’autre. La noirceur est intimement liée à la force vitale dans ce livre, elle en est un élément essentiel.»

Pour la scénariste, la difficulté dans l’adaptation du livre de Maupassant était double : «Il y a d’une part le volume de l’histoire, et de l’autre le fait que la principale motivation du personnage de Georges est l’ambition – la soif de pouvoir, d’argent et de statut social – et que ce n’est pas a priori une valeur capable d’engendrer l’empathie. On ne s’investit pas émotionnellement dans un personnage qui cherche à devenir riche et puissant, du moins pas comme on le fait par exemple avec un personnage qui tombe amoureux et avec qui on éprouve en tant que spectateur une connexion émotionnelle instinctive et immédiate. Donc, la première difficulté a été de faire comprendre que, chez Georges, cette ambition n’est pas simplement un désir nihiliste d’accumuler et de consommer, mais qu’elle naît d’un sentiment plus vaste, de son appétit de vivre, de ce désir de s’emplir à ras bord de vie avant que la mort ne vienne le prendre. Il fallait donc garder à l’esprit cette idée, et aussi situer tous les éléments de l’histoire, comme l’ambition, la carrière, l’accès au pouvoir, dans un contexte émotionnel afin que l’on comprenne quel lien intime il entretient avec ces éléments.»

ajoute : «Avec leur profil et leur expérience de metteurs en scène de théâtre, Nick Ormerod et ont été d’une aide précieuse quand nous avons travaillé sur les aspects plus généraux de l’histoire. Les détails participent à ce qui rend le livre si vivant, et nous nous posions constamment la question de savoir s’il y en avait trop ou pas assez. Comment trouver l’équilibre entre les moments où l’on entre dans les détails et ceux où on prend les choses dans leur ensemble, à bras-le-corps. Le livre est à la fois truffé de détails très spécifiques tout en étant vigoureux et tranché, il cumule donc les deux aspects.»

Notes de tournage de Bel Ami

20 novembre 2009 - fera une très 'Belle Amie'

Mesdames les actrices, lâchez les cheveux de vos adversaires, les jeux sont faits ! Alors que le doute planait encore sur le casting féminin de Bel Ami, nombre de concurrentes ont dû se bousculer au portillon, dans le but de décrocher ce rôle tant convoité. Mais au final, ce sera qui donnera la réplique à dans cette prochaine adaptation du roman de Guy de Maupassant.

Notes de productions - Georges Duroy, le Bel Ami


Le personnage central de l’histoire, Georges Duroy, est un homme complexe et fascinant.
Rachel Bennett explique : «C’est un personnage atypique, assez énigmatique par certains aspects. Il est plus réactif qu’actif, et l’on est plutôt habitué à voir des protagonistes actifs au cinéma. Il s’agissait de bien peser le personnage.»

précise : «Sans se donner de mal, Georges obtient ce qu’il veut. C’est ce qui est exaspérant chez lui ! Il a ce qu’il veut sans faire d’effort et il faut qu’on accepte cela. Georges a ce talent de gravir les échelons, c’est un homme d’affaires qui n’a qu’une seule marchandise à vendre. Une autre chose intéressante chez lui, c’est sa vacuité : les gens peuvent projeter tout ce qu’ils veulent sur lui, et c’est une des raisons de sa réussite.»

Notes de production - Le Casting

explique : «Nous avons cherché à nous entourer d’acteurs et d’actrices avec qui nous avions vraiment envie de travailler, des personnes que nous admirions depuis longtemps. Nous connaissions bien . Nous admirions beaucoup , et . est un merveilleux acteur irlandais, et est tout aussi excellent. Ce sont tous des acteurs que nous aimions beaucoup.»

Notes de productions - Décors et Costumes : Paris en 1890

Nick Ormerod explique : «Par comparaison avec le théâtre, Declan et moi avons trouvé intéressant le contrôle accru sur les détails que permet le cinéma. C’est formidable de travailler avec des artisans comme ces professionnels du cinéma avec qui nous avons fait équipe, et de voir la quantité et la précision des détails qui entrent dans la reconstitution, des images, des petits accessoires qui fourmillent dans les décors... C’est un travail phénoménal, les gens de notre équipe étaient époustouflants, et puis bien sûr, au cinéma on peut voir les choses de très près, ce qui est formidable ! Vous pénétrez dans un espace que vous voyez d’abord vide ; vous le retenez pour y tourner, et puis quand vous arrivez le jour J, c’est tout bonnement magique !»
Remonter