Responsable du développement chez Four Horsemen Films,
Ken Marshall a reçu fin 2002 un script de
Paul Andrew Williams. Un film de genre.
« J’en avais assez de recevoir les mêmes scripts, sans originalité, interchangeables. Ils provenaient soit de vrais fans connaissant par cœur les codes du genre mais sans véritable talent d’écriture, soit de scénaristes/auteurs cherchant à surfer sur la vague du film de genre. Bienvenue Au Cottage était différent. Le scénario assumait les références mais proposait quelque chose de neuf » se souvient le producteur.
Second long-métrage de
Paul Andrew Williams après
London To Brighton (sorti en 2007 en France),
Bienvenue Au Cottage est en réalité le premier projet du réalisateur et de son producteur
Ken Marshall. Mais suite aux différents retards et revers du projet, ils ont d’abord produit et réalisé
London To Brighton, film à faible budget qui remporta un vif succès dans de nombreux festivals auprès des critiques et les prix Meilleur jeune réalisateur au
Festival d’Edinburgh et Meilleure production au
British Independent Film Awards.
Fort de ce succès,
Steel Mill Pictures, société de production de
Paul Andrew Williams et
Ken Marshall pouvait lancer le tournage de
Bienvenue Au Cottage.
« Notre premier film était un thriller très sombre, à l’esthétique très particulière, déterminée en partie par le budget du film », explique Ken.
« Mais Paul n’avait aucune intention de refaire le même film. Non seulement nous tenions vraiment au film de genre qu’est Bienvenue Au Cottage, mais il y avait également le défi de réaliser un film complètement différent ».
Un personnage central : le Fermier
Paul Hyett a supervisé la création de son maquillage et des effets spéciaux.
« Paul et Ken avaient une idée assez précise de l’aspect du Fermier, le personnage central du film. Un personnage défiguré, plein de cicatrices. A partir de nos premiers échanges, j’ai fait des recherches sur tout un tas de blessures réelles, m’aidant notamment d’un livre de médecine légale. Une histoire m’a particulièrement frappée : une agricultrice maniait une foreuse pour installer une clôture, ses cheveux se sont pris dans la mèche et une grande partie de la peau du visage a été arrachée. Elle a survécu toutefois et a pu guérir, physiquement du moins. Je me suis inspiré de cette histoire pour le personnage du Fermier – un accident à la ferme lui aura arraché une partie du visage avant d’être recousu. Un traumatisme assez fort, allié au dégoût de sa nouvelle apparence, pour le rendre véritablement fou. Nous nous sommes aussi inspirés de Massacre à La Tronçonneuse et de Freddy Krueger. »