S’il y a une chose que
Richard D. Zanuck a apprise de son père, le légendaire producteur et pionnier de Hollywood Darryl F. Zanuck, c’est à se fier à son instinct. Richard Zanuck confie : " Le scénario de BIG FISH m’a ému aux larmes chaque fois que je l’ai lu. C’est non seulement une histoire entre un père et son fils, ce qui m’a bien évidemment touché, mais il y a aussi dedans des trésors d’imagination et de drôlerie, des personnages fantastiques, géants, sorcières, artistes de cirque… C’est très divertissant tout en étant une métaphore qui pousse à vivre sa vie à fond. "
John August a commencé par contacter les producteurs oscarisés
Dan Jinks et
Bruce Cohen. Jinks se souvient : " Ce qui était fascinant dans cette histoire, c’est qu’il nous arrive à tous de vivre des aventures, mais qu’Edward Bloom se lance dans les siennes avec bien plus d’enthousiasme, de plaisir et de verve que la plupart d’entre nous. "
Bruce Cohen ajoute : " Dan et moi croyons, tout comme Edward, que ce qui fait la puissance des histoires, c’est qu’elles peuvent nous enseigner comment vivre une belle vie, et peut-être nous apprendre à penser et à rêver plus grand… "
Les deux producteurs ont envoyé le scénario à
Tim Burton. " Ce qui m’a frappé, explique celui-ci, c’est l’équilibre entre l’ampleur épique des contes et l’histoire plus simple et plus intimiste de cette famille. J’ai aimé ce mélange, ces moments purement imaginaires qui s’unissent à une situation tristement banale, la perte d'un être cher. La difficulté pour moi était de maintenir cet équilibre lors de la visualisation de l’histoire. "
Richard Zanuck souligne : " Comme il l’a démontré dans des films comme EDWARD AUX MAINS D’ARGENT, Tim a le don d’unir dans ses histoires le fantastique, la fantaisie et les qualités de cœur. Et quand on songe à ce film étrange, loufoque, presque surréel qu’est ED WOOD, on se souvient aussi de l’émouvante interprétation de
Martin Landau dans le rôle de Bela Lugosi, pour laquelle il a d’ailleurs remporté l’Oscar du meilleur second rôle. BIG FISH offrait à Tim l’opportunité d’aller plus loin dans sa vision de l’exotique et du bizarre comme dans sa direction d’acteurs, et de plonger dans les questions universelles complexes des relations père-fils. "
L’enthousiasme de Burton était palpable.
Bruce Cohen se souvient : " Il nous montrait des scènes dans le scénario et disait qu’il mourait d’envie de les tourner. Il a apporté des idées imaginatives et tangibles que John a ensuite intégrées au scénario. "
Dan Jinks ajoute : " Une des choses qui ont attiré Tim était qu’il est connu pour être un merveilleux conteur d’histoires, et qu’il s’agissait justement d’un film sur le fait de raconter des histoires. Après tout, SLEEPY HOLLOW, EDWARD AUX MAINS D’ARGENT, L’ETRANGE NOEL DE MONSIEUR JACK sont exactement le genre d’histoires qu’Edward Bloom aurait pu raconter… "
Le réalisateur explique : " Edward Bloom est quelqu’un qui s’est inventé un personnage extraordinaire, un homme qui ne voyait pas l’utilité d’une vie ordinaire et qui avait besoin de l’embellir, de la rendre excitante. Ses histoires rendent sa vie passionnante. Elles lui donnent une touche de magie. "