Notes de Prod. : Big fish

    en DVD le 07 Septembre 2004

UNE VIE AUSSI GRANDE QU'UN RêVE...

S’il y a une chose que Richard D. Zanuck a apprise de son père, le légendaire producteur et pionnier de Hollywood Darryl F. Zanuck, c’est à se fier à son instinct. Richard Zanuck confie : " Le scénario de BIG FISH m’a ému aux larmes chaque fois que je l’ai lu. C’est non seulement une histoire entre un père et son fils, ce qui m’a bien évidemment touché, mais il y a aussi dedans des trésors d’imagination et de drôlerie, des personnages fantastiques, géants, sorcières, artistes de cirque… C’est très divertissant tout en étant une métaphore qui pousse à vivre sa vie à fond. "
John August a commencé par contacter les producteurs oscarisés Dan Jinks et Bruce Cohen. Jinks se souvient : " Ce qui était fascinant dans cette histoire, c’est qu’il nous arrive à tous de vivre des aventures, mais qu’Edward Bloom se lance dans les siennes avec bien plus d’enthousiasme, de plaisir et de verve que la plupart d’entre nous. "
Bruce Cohen ajoute : " Dan et moi croyons, tout comme Edward, que ce qui fait la puissance des histoires, c’est qu’elles peuvent nous enseigner comment vivre une belle vie, et peut-être nous apprendre à penser et à rêver plus grand… "

Les deux producteurs ont envoyé le scénario à Tim Burton. " Ce qui m’a frappé, explique celui-ci, c’est l’équilibre entre l’ampleur épique des contes et l’histoire plus simple et plus intimiste de cette famille. J’ai aimé ce mélange, ces moments purement imaginaires qui s’unissent à une situation tristement banale, la perte d'un être cher. La difficulté pour moi était de maintenir cet équilibre lors de la visualisation de l’histoire. "
Richard Zanuck souligne : " Comme il l’a démontré dans des films comme EDWARD AUX MAINS D’ARGENT, Tim a le don d’unir dans ses histoires le fantastique, la fantaisie et les qualités de cœur. Et quand on songe à ce film étrange, loufoque, presque surréel qu’est ED WOOD, on se souvient aussi de l’émouvante interprétation de Martin Landau dans le rôle de Bela Lugosi, pour laquelle il a d’ailleurs remporté l’Oscar du meilleur second rôle. BIG FISH offrait à Tim l’opportunité d’aller plus loin dans sa vision de l’exotique et du bizarre comme dans sa direction d’acteurs, et de plonger dans les questions universelles complexes des relations père-fils. "
L’enthousiasme de Burton était palpable. Bruce Cohen se souvient : " Il nous montrait des scènes dans le scénario et disait qu’il mourait d’envie de les tourner. Il a apporté des idées imaginatives et tangibles que John a ensuite intégrées au scénario. "

Dan Jinks ajoute : " Une des choses qui ont attiré Tim était qu’il est connu pour être un merveilleux conteur d’histoires, et qu’il s’agissait justement d’un film sur le fait de raconter des histoires. Après tout, SLEEPY HOLLOW, EDWARD AUX MAINS D’ARGENT, L’ETRANGE NOEL DE MONSIEUR JACK sont exactement le genre d’histoires qu’Edward Bloom aurait pu raconter… "
Le réalisateur explique : " Edward Bloom est quelqu’un qui s’est inventé un personnage extraordinaire, un homme qui ne voyait pas l’utilité d’une vie ordinaire et qui avait besoin de l’embellir, de la rendre excitante. Ses histoires rendent sa vie passionnante. Elles lui donnent une touche de magie. "

IL ETAIT UNE FOIS…

Ewan Mcgregor, l’interprète d’Edward Bloom jeune dans BIG FISH, explique : " Les histoires que l’on raconte sont faites de nos rêves, elles leur donnent vie. C’est pour cela que nous aimons tant les raconter. Cet imaginaire partagé nous relie les uns aux autres, de génération en génération. Sans elles, notre monde ne serait que matérialiste, sans âme. Il se restreindrait à la politique et aux supermarchés… Une horreur ! "

ENTRER DANS LA FABLE...

Pour le rôle central d’Edward Bloom, les cinéastes ont cherché deux acteurs pouvant jouer de façon plausible le même homme à deux âges différents.
Acteur éclectique, Ewan Mcgregor travaillait avec les producteurs Jinks et Cohen sur la comédie romantique BYE BYE LOVE quand ils lui donnèrent à lire le scénario de BIG FISH. L’acteur confie : " J’ai tout de suite senti un lien personnel avec le scénario. Quand je l’ai lu pour la première fois, j'ai été ému par cette relation entre un père et son fils… Cela m’a rappelé quand j’ai quitté l’Ecosse – c’est toujours quelque chose pour un Ecossais ! Je suis allé à Londres apprendre le métier de comédien, mais ce que je voulais en réalité, c’était voir le monde. Cela ressemble à ce qu’a fait Edward. Souvent, il faut quitter l’univers familier pour avoir une chance de découvrir qui l’on est vraiment.

MILLE ET UN COSTUMES

Oscarisée pour les costumes de CHICAGO, Colleen Atwood est réputée pour sa capacité à rendre l’essence des personnages à travers ses costumes.
Helena Bonham Carter explique : " Colleen pense toujours du point de vue du personnage. Jouer un personnage est comme entrer dans une autre peau. Le costume s’y ajoute, c’est encore une nouvelle peau, une autre épaisseur du personnage. Tous les habitants de Spectre ont quelque chose de fantomatique, et mon costume est une sorte de robe crème diaphane. Mais mon costume préféré est celui de la sorcière – pas à cause des cinq heures de maquillage, mais de la robe, des chaussures, de la canne. "