Le cas des nains n’est pas le seul à avoir nécessité la collaboration de plusieurs départements. Si le réalisateur préfère les méthodes de tournage traditionnelles, l’exécution finale de nombreux personnages et scènes demandait l’assistance de génies des effets visuels. Compte tenu des délais très serrés,
Rupert Sanders et la productrice déléguée
Gloria Borders engagèrent les services de huit compagnies différentes qui se divisèrent le
travail selon leur domaine d’expertise respectif.
Sous la supervision de
Cedric Nicolas-troyan et
Philip Brennan, Rhythm & Hues travailla sur les nains et les autres créatures de la forêt enchantée, Double Negative prit en charge les effets visuels liés à la fragmentation en éclats des soldats de l’armée noire de Ravenna, Pixomondo participa à l’élaboration de l’armée noire, à la multiplication de la foule et aux extensions des décors, The Mill réalisa l’homme-miroir, BlueBolt, le château du Roi Magnus (qui devient celui de Ravenna) et coordonna les extensions de décors, la création des mattes et des boules de feu numériques à la fin du film, BaseBlack réalisa des mattes numériques et des extensions de décors, Lola/VFX participa à la conception des nains, à la surimpression des visages, au vieillissement des traits de Ravenna et aux effets visuels sur Blanche-Neige figée
par le froid, et Hydraulx créa les sabres en images de synthèse et supervisa les transformations de Ravenna.
Au mur de la chambre de Ravenna, se tient l’emblématique miroir magique. Cette relique, aussi chérie que maudite, est devenue avec le temps une entité physique. Ravenna est tellement obsédée par son image que le miroir est une manifestation de son âme et de son subconscient sinistres.
Le réalisateur s’est inspiré d’une sculpture de l’artiste irlandais Kevin Francis Gray, nommée «Face-Off», pour créer l’homme-miroir. Le superviseur des effets visuels
Cedric Nicolas-troyan explique : «
On devait faire en sorte de pouvoir filmer le reflet de Ravenna dans le miroir. On a donc créé un faux homme-miroir dans lequel Ravenna pouvait se mirer, et The Mill a réalisé une entité en images de synthèse qui n’est jamais entièrement solide ni liquide et qui traduit le caractère toujours changeant de Ravenna.»
L’actrice joua ses scènes face à une structure équipée d’une caméra RED et
Chris Obi (la voix de l’homme-miroir) se tenait à l’extérieur du cadre pour lui donner la réplique. L’existence de l’homme-miroir reste
incertaine. Ravenna est-elle la seule à le voir ? Le réalisateur et les producteurs laissent les spectateurs libres de décider par eux-mêmes.
Mais les huit maisons spécialisées dans les effets visuels ne furent pas les seules à se donner à fond pour arriver aux meilleurs résultats possibles. Le réalisateur, jugeant que l’effet du faux sang qui se répandait sur la neige (quand la mère de Blanche-Neige se pique à une épine) n’était pas
assez réaliste, il demanda tout simplement aux techniciens d’utiliser le sien !