Genre : Fantastique - Durée : 2H6 mn
Sortie en salles le 13 Juin 2012 - en VOD/DVD le 23 Octobre 2012
Presse ★★★
Spectateurs ★★★

Effets visuels additionnels : homme-miroir et créatures enchantées

Le cas des nains n’est pas le seul à avoir nécessité la collaboration de plusieurs départements. Si le réalisateur préfère les méthodes de tournage traditionnelles, l’exécution finale de nombreux personnages et scènes demandait l’assistance de génies des effets visuels. Compte tenu des délais très serrés, et la productrice déléguée Gloria Borders engagèrent les services de huit compagnies différentes qui se divisèrent le
travail selon leur domaine d’expertise respectif.

Sous la supervision de Cedric Nicolas-troyan et Philip Brennan, Rhythm & Hues travailla sur les nains et les autres créatures de la forêt enchantée, Double Negative prit en charge les effets visuels liés à la fragmentation en éclats des soldats de l’armée noire de Ravenna, Pixomondo participa à l’élaboration de l’armée noire, à la multiplication de la foule et aux extensions des décors, The Mill réalisa l’homme-miroir, BlueBolt, le château du Roi Magnus (qui devient celui de Ravenna) et coordonna les extensions de décors, la création des mattes et des boules de feu numériques à la fin du film, BaseBlack réalisa des mattes numériques et des extensions de décors, Lola/VFX participa à la conception des nains, à la surimpression des visages, au vieillissement des traits de Ravenna et aux effets visuels sur Blanche-Neige figée
par le froid, et Hydraulx créa les sabres en images de synthèse et supervisa les transformations de Ravenna.

Au mur de la chambre de Ravenna, se tient l’emblématique miroir magique. Cette relique, aussi chérie que maudite, est devenue avec le temps une entité physique. Ravenna est tellement obsédée par son image que le miroir est une manifestation de son âme et de son subconscient sinistres.
Le réalisateur s’est inspiré d’une sculpture de l’artiste irlandais Kevin Francis Gray, nommée «Face-Off», pour créer l’homme-miroir. Le superviseur des effets visuels Cedric Nicolas-troyan explique : «On devait faire en sorte de pouvoir filmer le reflet de Ravenna dans le miroir. On a donc créé un faux homme-miroir dans lequel Ravenna pouvait se mirer, et The Mill a réalisé une entité en images de synthèse qui n’est jamais entièrement solide ni liquide et qui traduit le caractère toujours changeant de Ravenna.»

L’actrice joua ses scènes face à une structure équipée d’une caméra RED et (la voix de l’homme-miroir) se tenait à l’extérieur du cadre pour lui donner la réplique. L’existence de l’homme-miroir reste
incertaine. Ravenna est-elle la seule à le voir ? Le réalisateur et les producteurs laissent les spectateurs libres de décider par eux-mêmes.

Mais les huit maisons spécialisées dans les effets visuels ne furent pas les seules à se donner à fond pour arriver aux meilleurs résultats possibles. Le réalisateur, jugeant que l’effet du faux sang qui se répandait sur la neige (quand la mère de Blanche-Neige se pique à une épine) n’était pas
assez réaliste, il demanda tout simplement aux techniciens d’utiliser le sien !

Notes de Tournage...

4 Juillet 2011 - Une trilogie pour Blanche-Neige et le chasseur ?

Le producteur , qui a également produit Alice au pays des merveilles de Tim Burton, a d'ores et déjà annoncé que Blanche-neige Et Le Chasseur serait une trilogie.

Kristen  Stewart


Ce Blanche Neige réunira (Twilight), (Hancock), (Thor) et (Pirates Des Caraïbes : La Fontaine De Jouvence).

D’Alice à Blanche-Neige : comment un conte classique devient une épopée

Ancien président de 20th Century Fox et de Walt Disney Studios et producteur d’Alice Aux Pays Des Merveilles de Tim Burton (2010), a tout de suite su que son équipe avait déniché un joyau quand Palak Patel, directeur du développement chez Roth Films et producteur délégué du film, lui présenta le scénario de ce qui allait devenir Blanche Neige Et Le Chasseur.

L’adaptation novatrice, signée , du conte légendaire des frères Grimm datant de 1812 recelait un immense potentiel narratif et visuel. C’est aussi à Patel et Roth qu’on doit d’avoir pressenti qui saurait mener de mains de maître ce projet de film d’aventure à grand spectacle. Réalisateur de publicités de renom, a développé un style visuel unique, responsable du succès de campagnes aussi remarquées que celle du jeu vidéo Halo 3. Patel et sa consœur, la productrice déléguée Gloria Borders, nourrissaient une véritable fascination pour le ton sans complaisance, l’impressionnante variété et la profondeur humaine du travail de Sanders, et il fut le premier et le seul auquel l’équipe de Roth proposa le projet. Pour ce vétéran de la publicité, il était primordial de repenser l’histoire pour en faire une expérience visuelle destinée autant au public féminin que masculin.

Le casting principal : «Seul le plus beau sang»

Producteurs et réalisateur envisageaient un film atemporel, qui ferait écho à l’esprit, au style et au ton des frères Grimm, un peu comme si ceux-ci avaient conçu une version de leur histoire 200 ans plus tard. Le premier tour de manivelle étant prévu en Angleterre à l’automne 2011, la directrice de casting Lucy Bevan se lança à la recherche de comédiens pour peupler l’univers de Blanche Neige Et Le Chasseur et lui donner vie.

Le casting des nains : une poignée de virtuoses anglais

Une impressionnante sélection de comédiens britanniques a été réunie pour donner vie à la bande de nains du film, et un mélange d’effets visuels et de trucages a permis de créer l’illusion de leur taille. Le réalisateur contacta chaque comédien séparément et leur présenta des croquis de leur personnage et une description détaillée de leurs origines et de leur histoire.

Pour , le processus s’apparentait au casting d’un film de gangster anglais : «Je voulais faire quelque chose de différent. Il me fallait des durs au grand cœur. Je voulais les faire chanter et pleurer, rire et se battre, comme une vraie bande de frangins. J’ai élaboré toute une bible avec des images décrivant le monde de Blanche-Neige en détail : sa géographie, son histoire. Pour le reste, j’ai dû les convaincre de me faire confiance. Les nains enrichissent énormément le film. Ils apportent un ressort comique mais aussi beaucoup d’émotions.»

Les costumes : pèlerines et tenues de combat

Triple-lauréate de l’Oscar des Meilleurs Costumes, pour  alice Au Pays Des Merveilles (Tim Burton, 2010), Chicago (Rob Marshall, 2002) et Mémoires D'Une Geisha (Rob Marshall, 2005), la chef costumière visionnaire Colleen Atwood fut mise au défi de présenter aux spectateurs contemporains les personnages de ce conte revisité grâce à des créations riches et hétéroclites.

Collaboratrice de longue date de dans la publicité, il déclare à son propos : «Colleen a plus d’expérience que nous tous réunis. C’est formidable qu’elle ait accepté de travailler sur ce film car les costumes y jouent un rôle primordial. Le défi était d’arriver à un parfait équilibre entre réalisme et fantastique.»

Effets visuels et effets spéciaux : des stars qui rapetissent

se considère comme un réalisateur pratique et n’a aucun intérêt pour les effets visuels en eux-mêmes. Il préfère s’en servir pour mettre en valeur ce qui a déjà été effectivement filmé. 90% du film a été tourné de manière traditionnelle (en plateau ou en décors naturels) avec un recours très limité à l’incrustation.

Un des plus gros défi pour le réalisateur et son directeur de la photographie Greig Fraser fut de filmer et d’intégrer les nains (joués par des comédiens de taille normale) dans les décors, et de les faire interagir avec le reste de la distribution. Plusieurs techniques furent utilisées et l’une d’elles fut élaborée par un des superviseurs des effets visuels (et réalisateur additionnel de 2e équipe), Cedric Nicolas-troyan, collaborateur de longue date de Sanders.

Les décors : sombres châteaux et chênes de 800 ans

Le monde dans lequel évolue Blanche-Neige fut pensé et élaboré par le chef décorateur de La Mort Dans La Peau (Paul Greengrass, 2004) Dominic Watkins, aux studios de Pinewood dans le Buckinhamshire (Royaume-Uni). La possibilité de travailler en studio était très importante pour le réalisateur, et un luxe de plus en plus rare pour les équipes souvent dépendantes de l’utilisation des techniques d’incrustation.
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