Genre : Fantastique - Durée : 2H6 mn
Sortie en salles le 13 Juin 2012 - en VOD/DVD le 23 Octobre 2012
Presse ★★★
Spectateurs ★★★

Les décors : sombres châteaux et chênes de 800 ans

Le monde dans lequel évolue Blanche-Neige fut pensé et élaboré par le chef décorateur de La Mort Dans La Peau (Paul Greengrass, 2004) Dominic Watkins, aux studios de Pinewood dans le Buckinhamshire (Royaume-Uni). La possibilité de travailler en studio était très importante pour le réalisateur, et un luxe de plus en plus rare pour les équipes souvent dépendantes de l’utilisation des techniques d’incrustation.

ne tarit pas d’éloges à propos de Watkins : «Dom a fait un boulot incroyable, compte tenu de la quantité de décors requis. On en riait, tant la somme de travail était énorme. Chaque week-end, il y avait trois à quatre décors à construire. Pinewood ressemblait à un véritable dédale. On traversait le château du Duc Hammond pour arriver à celui de Ravenna, et déboucher sur le pont des trolls. Puis le pont était transformé en désert de glace et un village se montait simultanément. Tout était entassé l’un sur l’autre. C’était un boulot énorme autant au niveau créatif, que logistique et financier.»

Ainsi, vingt-trois décors différents furent construits, mais le plus important reste le château royal que Ravenna usurpe au Roi Magnus. Cet édifice menaçant fut assemblé sur un parking à l’entrée des studios, dominant ainsi l’horizon pendant les vingt-quatre semaines qu’il fallut pour le construire et les quatre semaines de tournage des scènes où il figurait.

Le directeur artistique Dave Warren explique : «Dominic et Rupert avaient imaginé un château en bord de mer, accessible uniquement par la plage, et nous avons trouvé de magnifiques étendues de sable le long d’un isthme rocailleux.»

Ce paysage unique n’est autre que Marloes Sands dans le Pembrokeshire, au pays de Galles, où l’équipe passa une semaine entière pour tourner l’offensive finale de Blanche-Neige et des siens contre la Reine maléfique.

Plus de 185 m2 de polystyrène et 700 plaques de textures de roche différentes furent utilisés pour créer les deux châteaux à Pinewood. Le château royal passe par plusieurs états au cours du film. Durant le règne de Magnus, ses remparts sont ornés de drapeaux chatoyants, les courtisans y sont vêtus de couleurs vives et les arbres y sont en fleurs. Après sa destitution prématurée, le château revêt des couleurs sombres et blafardes, les terres sont couvertes de lierre mort et les murs de drapeaux rouge sang déchirés. Pour décorer les lieux durant le règne de Ravenna, la production fit spécialement importer des lianes de Malaisie, dans des containers de 12 m de long.

Compte tenu de la nature imprévisible de tout tournage, le département artistique dut modifier l’aspect du château à plusieurs reprises, le faisant passer répétitivement de Magnus à Ravenna, et de Ravenna à Magnus, et ce en deux jours et demi seulement. Quelques chiffres supplémentaires donneront une petite idée de la somme de travail requise pour l’élaboration et la construction des décors : 15 000 fleurs de pommier furent utilisées pour habiller un seul arbre dans la cour du château ; 60 000 agrafes furent nécessaires pour fixer ces fleurs sur l’arbre ; plus de 1500 arbres, de 3 à 10 m de haut, figurent dans le film ; 3000 plaques de faux plancher ont été fabriquées et l’arbre de la forêt enchantée est constitué de 2317 pièces d’acier.

Le producteur commente la vision du réalisateur : «Pour lui, tout devait être légèrement exagéré pour nous permettre de pénétrer dans l’univers du conte de fée. Il fallait que rien ne soit trop commun ou familier. Les proportions jouent un rôle important. Blanche-Neige et le chasseur ne passent pas devant n’importe quel arbre, mais devant un arbre de 60 m de haut, ses branches ne sont pas de simples branches, mais des appendices monstrueux qui rendent effroyable le séjour de l’héroïne dans l’obscure forêt. Rupert nous fait sortir de notre zone de confort habituelle, il nous entraîne au cœur de territoires inconnus.»

Le département artistique dut également construire le village royal dans son intégralité, et comme le château, celui-ci revêt différents aspects en fonction du souverain en place. Celui sous Magnus est coloré et prospère, et son double sous Ravenna est dévasté, avec des maisons en ruine et une ambiance crépusculaire.

Dans un registre un peu plus léger, la paille utilisée dans le film est d’une variété ancienne, spécialement cultivée dans le Somerset pour la fabrication de toits en chaume. Les pigeons des alentours de Pinewood n’ont pas été dupes et sont descendus un beau jour en masse sur le studio pour festoyer sur les graines qui se logeaient encore dans les tiges de céréales.

Plusieurs décors naturels furent également utilisés pour figurer la forêt enchantée et l’obscure forêt, dont Bears Rails dans le Grand Parc de Windsor, qui n’est autre que le jardin de la reine d’Angleterre.

Le producteur se souvient : «C’est un endroit magnifique derrière le château de Windsor, où les cerfs et les élans qui s’y promènent descendent tout droit de la cour d’Henry V. Nous avons tourné parmi des arbres vieux de plusieurs siècles.»

En effet, Bears Rails a été choisi en partie pour la présence de chênes vieux de 800 ans, utilisés à l’époque pour la construction de navires. Burnham Beeches, Langley Park et Black Park (à côté de Pinewood) figurent également dans certaines scènes du Sanctuaire et de l’obscure forêt. Et Bourne Woods sert de décors à l’épique bataille du début, quand le Roi Magnus vient au secours de Ravenna... pour se faire trahir le jour suivant par celle qui n’a d’yeux que pour sa propre beauté éternelle.

Notes de Tournage...

4 Juillet 2011 - Une trilogie pour Blanche-Neige et le chasseur ?

Le producteur , qui a également produit Alice au pays des merveilles de Tim Burton, a d'ores et déjà annoncé que Blanche-neige Et Le Chasseur serait une trilogie.

Kristen  Stewart


Ce Blanche Neige réunira (Twilight), (Hancock), (Thor) et (Pirates Des Caraïbes : La Fontaine De Jouvence).

D’Alice à Blanche-Neige : comment un conte classique devient une épopée

Ancien président de 20th Century Fox et de Walt Disney Studios et producteur d’Alice Aux Pays Des Merveilles de Tim Burton (2010), a tout de suite su que son équipe avait déniché un joyau quand Palak Patel, directeur du développement chez Roth Films et producteur délégué du film, lui présenta le scénario de ce qui allait devenir Blanche Neige Et Le Chasseur.

L’adaptation novatrice, signée , du conte légendaire des frères Grimm datant de 1812 recelait un immense potentiel narratif et visuel. C’est aussi à Patel et Roth qu’on doit d’avoir pressenti qui saurait mener de mains de maître ce projet de film d’aventure à grand spectacle. Réalisateur de publicités de renom, a développé un style visuel unique, responsable du succès de campagnes aussi remarquées que celle du jeu vidéo Halo 3. Patel et sa consœur, la productrice déléguée Gloria Borders, nourrissaient une véritable fascination pour le ton sans complaisance, l’impressionnante variété et la profondeur humaine du travail de Sanders, et il fut le premier et le seul auquel l’équipe de Roth proposa le projet. Pour ce vétéran de la publicité, il était primordial de repenser l’histoire pour en faire une expérience visuelle destinée autant au public féminin que masculin.

Le casting principal : «Seul le plus beau sang»

Producteurs et réalisateur envisageaient un film atemporel, qui ferait écho à l’esprit, au style et au ton des frères Grimm, un peu comme si ceux-ci avaient conçu une version de leur histoire 200 ans plus tard. Le premier tour de manivelle étant prévu en Angleterre à l’automne 2011, la directrice de casting Lucy Bevan se lança à la recherche de comédiens pour peupler l’univers de Blanche Neige Et Le Chasseur et lui donner vie.

Le casting des nains : une poignée de virtuoses anglais

Une impressionnante sélection de comédiens britanniques a été réunie pour donner vie à la bande de nains du film, et un mélange d’effets visuels et de trucages a permis de créer l’illusion de leur taille. Le réalisateur contacta chaque comédien séparément et leur présenta des croquis de leur personnage et une description détaillée de leurs origines et de leur histoire.

Pour , le processus s’apparentait au casting d’un film de gangster anglais : «Je voulais faire quelque chose de différent. Il me fallait des durs au grand cœur. Je voulais les faire chanter et pleurer, rire et se battre, comme une vraie bande de frangins. J’ai élaboré toute une bible avec des images décrivant le monde de Blanche-Neige en détail : sa géographie, son histoire. Pour le reste, j’ai dû les convaincre de me faire confiance. Les nains enrichissent énormément le film. Ils apportent un ressort comique mais aussi beaucoup d’émotions.»

Les costumes : pèlerines et tenues de combat

Triple-lauréate de l’Oscar des Meilleurs Costumes, pour  alice Au Pays Des Merveilles (Tim Burton, 2010), Chicago (Rob Marshall, 2002) et Mémoires D'Une Geisha (Rob Marshall, 2005), la chef costumière visionnaire Colleen Atwood fut mise au défi de présenter aux spectateurs contemporains les personnages de ce conte revisité grâce à des créations riches et hétéroclites.

Collaboratrice de longue date de dans la publicité, il déclare à son propos : «Colleen a plus d’expérience que nous tous réunis. C’est formidable qu’elle ait accepté de travailler sur ce film car les costumes y jouent un rôle primordial. Le défi était d’arriver à un parfait équilibre entre réalisme et fantastique.»

Effets visuels et effets spéciaux : des stars qui rapetissent

se considère comme un réalisateur pratique et n’a aucun intérêt pour les effets visuels en eux-mêmes. Il préfère s’en servir pour mettre en valeur ce qui a déjà été effectivement filmé. 90% du film a été tourné de manière traditionnelle (en plateau ou en décors naturels) avec un recours très limité à l’incrustation.

Un des plus gros défi pour le réalisateur et son directeur de la photographie Greig Fraser fut de filmer et d’intégrer les nains (joués par des comédiens de taille normale) dans les décors, et de les faire interagir avec le reste de la distribution. Plusieurs techniques furent utilisées et l’une d’elles fut élaborée par un des superviseurs des effets visuels (et réalisateur additionnel de 2e équipe), Cedric Nicolas-troyan, collaborateur de longue date de Sanders.

Effets visuels additionnels : homme-miroir et créatures enchantées

Le cas des nains n’est pas le seul à avoir nécessité la collaboration de plusieurs départements. Si le réalisateur préfère les méthodes de tournage traditionnelles, l’exécution finale de nombreux personnages et scènes demandait l’assistance de génies des effets visuels. Compte tenu des délais très serrés, et la productrice déléguée Gloria Borders engagèrent les services de huit compagnies différentes qui se divisèrent le
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