Le coordinateur des cascades Mickey Giacomazzi et le responsable de la sécurité pour la plongée Dan Malone se sont assurés que les acteurs ne se blessent pas durant le tournage. Requins, explosifs, bateaux et armes à feu ont été employés à un moment ou un autre dans ce film et l’instabilité de l’environnement marin a, chaque jour, été un facteur inconnu. Les acteurs principaux ont exécuté la majorité des cascades mais ont laissé les plus dangereuses à trois équipes de cascadeurs. Des plongeurs professionnels étaient également présents en permanence pour la sécurité des comédiens, même quand le tournage n’impliquait pas de requins. Un combat en particulier, à bord du Sea Robin, a nécessité une grande préparation. Pendant cette scène,
Jessica Alba frappe
Chris Taloa à plusieurs reprises avec un grappin. “Jessica était bien entraînée grâce à ses autres films. Elle s’est acharnée sur moi avec son grappin dont le crochet était heureusement rétractable. Si quelqu’un avait besoin d’une doublure ce jour-là, c’était moi. Elle est coriace » sourit
Chris Taloa.
Jessica Alba a impressionné toute l’équipe du film en se montrant aussi zélée qu’une cascadeuse professionnelle. “Jessica est loin d’être une faible femme”, rit
John Stockwell. “Elle veut tout le temps en découdre. Elle retient sa respiration le plus longtemps, elle se bat comme une cascadeuse et elle ne se plaint jamais”, renchérit
Paul Walker. “Elle sait balancer des coups de poings et des coups de pieds. J’adore la regarder. Elle a un sacré esprit de compétition. Elle est très féminine, mais au fond, c’est un vrai garçon manqué.”
Jessica Alba préfère se souvenir du lien qui a uni toute l’équipe que de ses exploits physiques. “On a passé tant de temps ensemble sur les bateaux et au soleil qu’on a vraiment appris à se connaître. Il n’y avait pas de diva sur ce film. Quand on travaille sous l’eau, on confie sa vie aux autres. Aujourd’hui, il y a un lien invisible qui nous unit ”, explique-t-elle.
John Stockwell a vite découvert que ce lien était inestimable pour les difficiles séquences sous-marines quand il était dans l’incapacité de diriger les acteurs comme il aurait pu le faire sur la terre ferme. “Diriger des acteurs sous l’eau, c’est comme les diriger sur la Lune. Il leur est impossible de m’entendre, je devais utiliser le langage des signes ou une ardoise. Les acteurs s’expriment surtout avec leurs yeux vu qu’ils ont un tuba ou un détendeur dans la bouche.
C’est pourquoi j’ai opté au maximum pour la plongée en apnée. Au moins, on peut voir leurs
expressions.”
John Stockwell voulait également pouvoir suivre l’action sur et dans l’eau mais aussi à chaque fois
que les acteurs entraient ou sortaient de l’eau. Des objectifs ont ainsi été spécialement conçus pour que les gouttes d’eau glissent dessus et que l’indice de réfraction soit corrigé. “A l’écran, l’effet de transition entre l’eau et l’air est saisissant”, commente Peter Zuccarini. “Soit on a l’impression de flotter, sans gravité, dans une lumière bleutée chatoyante, soit on est terrifié de voir un des personnages prisonnier alors que l’eau monte doucement jusqu’à le submerger