Le roller derby évoque des patineuses en tenue excentrique et sexy – voire même en bas résille, coiffées de casques fixés sous le menton ; toutes roulant sur une piste ovale à une cadence infernale et se percutant les unes les autres. En réalité, c’est bien plus que cela ! Les règles du roller derby peuvent varier d’une ligue à l’autre, mais voici celles des Scoutes Gerbantes :
• Un match de roller derby est une course au cours de laquelle une patineuse appelée « Jammer » (attaquante) doit s’insérer dans le pack et franchir le mur adverse en dépassant ses adversaires pour marquer des points. Chaque fois qu’une Jammer dépasse une adversaire, elle marque un point. Si elle n’y parvient pas, l’équipe ne marque rien. La Jammer remporte des points supplémentaires en dépassant la Jammer de l’autre équipe.
• Chaque équipe est composée de 5 joueuses : la Jammer, une joueuse pivot et 3 bloqueuses. Le rôle de la joueuse pivot est de suivre la Jammer à la trace, d’annoncer le jeu et d’ordonner aux bloqueuses d’accélérer ou de ralentir en défense. Les bloqueuses ont une tâche excitante : celle d’empêcher la Jammer adverse de passer et de marquer. Les bloqueuses qui patinent ensemble forment le pack. La Jammer a 60 secondes pour marquer. Ce laps de temps est appelé « jam ». Chaque partie, appelée « bout », est constituée de deux périodes de 12 minutes chacune. La Jammer a la possibilité d’arrêter le jam à tout moment en posant les mains sur les hanches. En phase de blocage, les contacts physiques tels que le « Hip Checking » sont permis mais les joueuses n’ont pas le droit de s’agripper à leurs adversaires, de les projeter au sol ni de leur faire obstruction. Elles doivent garder les bras fléchis et ne peuvent pas se servir de leurs avant-bras. Les joueuses fautives subissent une pénalité (exclusion) d’une minute et les fautes les plus graves peuvent être sanctionnées par une exclusion définitive de la partie.
• Les bloqueuses peuvent assister la Jammer avec des mouvements tels que le « Whip », qui consiste à attraper la Jammer par le bras et à la lancer vers l’avant. Elles peuvent également employer la technique du « Truck-And- Trailer » en tractant la Jammer.
• La clé du roller derby réside autant dans la stratégie que dans les qualités individuelles et comme au football ou au basketball, les combinaisons intelligentes peuvent surprendre l’adversaire.
Quelques informations supplémentaires à propos du roller derby : Malgré les règles et les équipements de protection tels que les protège-dents, les casques, les genouillères et les coudières, les fautes existent et les blessures sont courantes. Elles vont des brûlures dues aux bas résilles (ou « Fishnet Burns ») aux ecchymoses, jusqu’aux fractures et autres commotions. La plupart des ligues d’amateurs accueillent toutes sortes d’adhérentes, même celles qui n’ont jamais patiné. Avocates, infirmières, femmes au foyer... Les participantes viennent d’horizons divers et variés. Toutes apprennent à patiner à grande vitesse, à éviter les obstacles, à tomber sans se blesser et à sauter en pleine course. Il existe désormais plus de 400 ligues amateurs de roller derby à travers le monde, et leur nombre ne cesse d’augmenter...