Notes de Prod. : Bons baisers de Bruges

    en DVD le 14 Janvier 2009

Notes de production

L’histoire de Bons Baisers De Bruges est née dans l’imagination du réalisateur et scénariste oscarisé Martin Mcdonagh à l’occasion d’un week-end à Bruges. Située en Belgique, à une heure environ de Bruxelles, Bruges était au Moyen Âge une des plus riches cités marchandes d’Europe. Aujourd’hui, si la ville n’est plus aussi puissante sur le plan économique, son architecture médiévale, ses musées d’art et ses canaux du XIXe siècle en font un site très apprécié des touristes.

Martin Mcdonagh se souvient : « La première fois que j’ai visité Bruges il y a quatre ans, j’ai éprouvé au sujet de cette ville des sentiments contradictoires. J’ai alors imaginé deux personnages ayant chacun une vision très différente de cette cité, et je me suis mis à écrire sur eux en les mettant en scène dans différents lieux de la ville. »

Le producteur Graham Broadbent raconte : « Le scénario était excellent de la première à la dernière page, tant au niveau de l’histoire et des dialogues que des personnages. Quand on connaît Bruges, on se rend compte que c’est une ville qui a un tel caractère qu’elle pouvait effectivement être un personnage à part entière dans cette histoire. C’est une ville magnifique et pittoresque qui possède une ambiance très particulière. Quel que soit l’endroit où vous filmiez, les images sont toujours extraordinaires. »

Ralph Fiennes, l’interprète de Harry, patron de Ray et Ken, commente : « L’impatience des personnages contraste à merveille avec le calme de cette ancienne et superbe ville européenne. Martin Mcdonagh a un regard, une écriture particulière, il possède aussi un humour délicat dans sa manière de traiter ses personnages. C’est un réalisateur très intelligent et généreux. » Moins d’un an après la rencontre de Martin Mcdonagh avec les producteurs, Focus Features avait donné son accord pour produire le film et le casting était sur le point de s’achever. De plus, la ville de Bruges - « La Venise du Nord » comme on la surnomme - acceptait avec plaisir d’accueillir toute l’équipe et les acteurs. Graham Broadbent note : « Nous avons eu accès à presque tous les endroits qui figuraient dans le scénario. Le maire, l’office du tourisme et la Commission du Film ont tout fait pour que nous puissions tourner dans les meilleures conditions possibles. »

Brendan Gleeson raconte en souriant : « Quand j’ai rencontré le maire de Bruges à notre arrivée, je l’ai remercié pour ses fabuleux décors, parce qu’on dirait vraiment que la ville a été construite pour servir de décor de rêve à un film! C’est un endroit magnifique et incroyablement romantique. »

Martin Mcdonagh observe : « Plus l’histoire avance, plus la ville dévoile son côté sombre et gothique. On commence à le percevoir dans les scènes de nuit, comme celle où Ray tombe par hasard sur le décor d’un film d’art et d’essai, inspiré d’un tableau de Jérôme Bosch. »

Le chef décorateur Michael Carlin ajoute : « En fait, ce décor rappelle le triptyque du Jugement dernier de Bosch, dont Ray aperçoit des détails partout en ville après l’avoir vu dans un musée avec Ken. Dans ce film, Bruges est un personnage à part entière qui évolue avec l’histoire. Au début, c’est une ville sympathique et accueillante, mais elle devient vite presque aussi sinistre que Harry, le personnage de Ralph Fiennes, et elle ne fait que renforcer les inquiétudes de Ray. »

Ray et Ken

Colin Farrell, qui joue Ray, se souvient : « J’ai beaucoup ri en lisant le scénario, mais j’ai aussi été très touché par les personnages. Je n’avais jamais rien lu d’aussi bon. C’était tout simplement brillant ; les personnages, l’histoire, les dialogues, tout était excellent et très original. »

Harry

>A propos des relations entre Ken et Harry, Martin Mcdonagh explique : « Ces deux hommes se connaissent depuis longtemps. Harry est un homme très dangereux, mais il se comporte avec Ken comme avec un ami intime. Les deux hommes ont toujours été loyaux l’un envers l’autre et cela a créé entre eux une réelle confiance. »

Chloé

Clémence Poésy interprète Chloë. Elle déclare : « Chloë est peut-être la seule chose positive dans la vie de Ray. Entre eux, c’est le coup de foudre. Grâce à elle, il réalise qu’il lui reste encore quelque chose, une personne pour qui continuer à vivre. « J’ai été conquise par le scénario dès ma première lecture. Je suis tout de suite entrée dans l’univers de Martin, j’ai découvert plein de choses nouvelles. Les dialogues étaient fascinants, ils m’ont donné très envie de jouer dans le film, même un petit rôle. Et puis sur le plateau, Martin plaisante sans cesse et cherche toujours à vous faire participer avec lui au processus créatif. C’est très agréable. »

Jimmy

Jordan Prentice interprète Jimmy, un acteur nain américain qui tourne dans un film européen. Il raconte : « Pour Ken et surtout pour Ray, Jimmy ne fait que renforcer la dimension surréaliste de cette ville et de toute cette histoire. Jimmy est un personnage renfrogné et plein de colère, j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer les scènes où il explique ses théories bizarres. C’était un rôle très riche et intéressant à explorer. Martin est un scénariste et un réalisateur très créatif, plein d’entrain, avec juste ce qu’il faut de folie pour que j’adore travailler avec lui. Je retrouve un peu de lui dans la plupart des personnages. »

Le Tournage

Comme il le fait au théâtre, Martin Mcdonagh a organisé trois semaines de répétitions avec ses comédiens avant le début du tournage. Il raconte : « Colin Farrell et Brendan Gleeson se connaissaient déjà, mais ils n’avaient jamais travaillé ensemble – bien qu’ils en aient eu envie depuis longtemps. Pendant les répétitions, l’entente était parfaite entre eux, ils ont une très grande estime l’un pour l’autre. »
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 672 entrées
  • 1ère semaine IDF : 59 560 entrées
  • Cumul IDF : 198 611 entrées

  • 1ère semaine France : 127 565 entrées
  • Cumul France : 370 059 entrées