Notes de Prod. : Bons baisers de Bruges

    en DVD le 14 Janvier 2009

Le Tournage

Comme il le fait au théâtre, Martin Mcdonagh a organisé trois semaines de répétitions avec ses comédiens avant le début du tournage. Il raconte : « Colin Farrell et Brendan Gleeson se connaissaient déjà, mais ils n’avaient jamais travaillé ensemble – bien qu’ils en aient eu envie depuis longtemps. Pendant les répétitions, l’entente était parfaite entre eux, ils ont une très grande estime l’un pour l’autre. »

Brendan Gleeson note : « Les répétitions ont été un moment merveilleux. Colin était incroyable, il y avait des jours où je me disais que j’aurais dû payer pour avoir le droit d’assister à un spectacle aussi exceptionnel ! Je suis fier qu’il soit irlandais ! Il s’est aussi très bien entendu avec Martin. Nous avons tellement travaillé pendant ces trois semaines que nous étions tous fin prêts avant même de commencer le tournage. »

Martin Mcdonagh explique : « Pendant les répétitions, nous avons analysé les personnages et les relations qu’ils entretiennent dans les moindres détails. Nous avons aussi réfléchi aux raisons qui les poussent à dire et faire tout ce qui est écrit dans le script. Tout cela nous a beaucoup aidés, à la fois pour la mise en scène et pour l’interprétation des personnages. »

Clémence Poésy déclare : « Passer trois semaines à répéter était un véritable luxe, mais pour Martin c’était une étape indispensable. Cela nous a permis de faire connaissance et j’ai pu voir comment travaille Colin Farrell avant d’arriver sur le plateau. Il cherche toujours à saisir ce qu’il y a de plus profond et authentique chez son personnage, cela lui permet de jouer à l’instinct dès que la caméra tourne. »

Jérémie Rénier interprète Eirik, le dangereux ex-petit-ami de Chloë. Il commente : « Colin est très instinctif, comme un animal ! De son côté, Martin est méticuleux et pragmatique, ses répétitions m’ont beaucoup aidé parce que c’était mon premier rôle avec autant de texte en anglais. Pour moi, c’était une véritable chance, et puis comme j’habite à Bruxelles je n’étais pas très loin de chez moi. En plus d’être excellent, ce film va faire découvrir Bruges au monde entier. »

Le tournage a débuté début février 2007 et s’est terminé à la fin mars. Plusieurs grosses productions ont déjà été tournées à Bruges, dont Au Risque De Se Perdre de Fred Zinnemann, avec Audrey Hepburn, en 1959, mais jusqu’ici, jamais un film n’avait bénéficié d’un accès aussi large à tous les lieux de la ville.

Graham Broadbent déclare : « Du premier au dernier jour de tournage, toute la ville a fait preuve avec nous d’une gentillesse et d’une bonne volonté formidables. Leur aide a été capitale, alors contrairement aux personnages du film, nous étions tous très reconnaissants et amicaux avec les gens de Bruges. »

Ralph Fiennes se souvient : « Comme toute la ville est piétonne et seulement parcourue par des carrioles tirées par des chevaux, nous pouvions nous déplacer très facilement. Nos véhicules avaient toutes les rues pour eux tout seuls ! »

Martin Mcdonagh explique : « Tous les décors du film sont des lieux réels de Bruges, cela donne un peu l’impression d’y faire un circuit touristique de deux heures. En regardant le film, je crois que beaucoup de spectateurs seront aussi perplexes que les personnages devant la beauté et l’étrangeté de cette ville. »

Colin Farrell commente : « Cette ville semble être en dehors du monde, elle ne ressemble à aucune autre que je connaisse. » Martin Mcdonagh raconte : « A part pour une chapelle, nous avons eu l’autorisation de filmer partout où nous le voulions, en extérieur comme en intérieur. Cela en dit long sur l’aide que nous avons reçue de la part des gens. « On voit de très nombreux endroits de la ville dans le film. Parmi ceux que je préfère, il y a l’hôtel de Ken et Ray, qui est en fait celui où je suis descendu la première fois que je suis venu à Bruges. Il y a aussi la place du marché, où beaucoup de choses se passent dans le film, et les canaux où nous avons tourné par une froide matinée où le ciel était d’un bleu magnifique. Par chance, nous avons réussi à filmer nos scènes avant que la brume ne se lève, nous avons fait de très belles images ce jour-là. »

Grâce à leur accès quasi total à toutes les parties de la ville, le cinéaste a tourné dans des lieux que même les habitants de Bruges ne connaissent pas forcément. L’un d’eux est le beffroi de Bruges. Haut de 83 mètres, il faut gravir 366 marches pour atteindre son sommet, d’où on peut admirer toute la ville et la campagne environnante.

Le décor du film dans lequel tournent Chloë et Jimmy a été créé à l’extérieur du musée Gruuthuse, qui abrite de nombreux objets datant du XVe au XIXe siècle. Le musée Groeninge a quant à lui accueilli dans ses murs toute l’équipe pour le tournage d’une conversation entre Ray et Ken à propos du purgatoire.

Le musée Groeninge expose les œuvres de plusieurs célébrissimes artistes comme Jérôme Bosch, René Magritte, Jan Van Eyck, et bien d’autres. Colin Farrell et Brendan Gleeson ont eu le plaisir d’admirer ces chefs-d’œuvre entre les prises.

Plusieurs autres endroits de la ville ont aussi servi de décors : le « Lac d’Amour », un chenal entre Bruges et Gand plus connu sous le nom de Minnewater et qui sert maintenant de rendez-vous amoureux, la place Jan Van Eyckplein près du canal Spielgelrei, la gare de Bruges, le restaurant Cafedraal où Ray emmène Chloë dîner, le Diligente Bar où Ken va boire, et la Basilique du Saint-Sang. Dans la Basilique se trouve une chapelle dans laquelle est entreposée la célèbre relique du Saint-Sang. Etant donné l’importance de la relique, le cinéaste n’a pas eu accès à la chapelle et ont tourné dans une autre église qui se trouvait à proximité.
La plupart des intérieurs comme l’appartement de Chloë et celui de Yuri, le contact de Harry, ont été eux aussi tournés à Bruges.

Martin Mcdonagh conclut : « Qu’ils soient de Bruges ou d’ailleurs, j’espère que les spectateurs aimeront l’histoire à la fois drôle, excitante, pleine de danger, triste, étrange et complexe de Bons Baisers De Bruges... »

Notes de production

L’histoire de Bons Baisers De Bruges est née dans l’imagination du réalisateur et scénariste oscarisé Martin Mcdonagh à l’occasion d’un week-end à Bruges. Située en Belgique, à une heure environ de Bruxelles, Bruges était au Moyen Âge une des plus riches cités marchandes d’Europe. Aujourd’hui, si la ville n’est plus aussi puissante sur le plan économique, son architecture médiévale, ses musées d’art et ses canaux du XIXe siècle en font un site très apprécié des touristes.

Ray et Ken

Colin Farrell, qui joue Ray, se souvient : « J’ai beaucoup ri en lisant le scénario, mais j’ai aussi été très touché par les personnages. Je n’avais jamais rien lu d’aussi bon. C’était tout simplement brillant ; les personnages, l’histoire, les dialogues, tout était excellent et très original. »

Harry

>A propos des relations entre Ken et Harry, Martin Mcdonagh explique : « Ces deux hommes se connaissent depuis longtemps. Harry est un homme très dangereux, mais il se comporte avec Ken comme avec un ami intime. Les deux hommes ont toujours été loyaux l’un envers l’autre et cela a créé entre eux une réelle confiance. »

Chloé

Clémence Poésy interprète Chloë. Elle déclare : « Chloë est peut-être la seule chose positive dans la vie de Ray. Entre eux, c’est le coup de foudre. Grâce à elle, il réalise qu’il lui reste encore quelque chose, une personne pour qui continuer à vivre. « J’ai été conquise par le scénario dès ma première lecture. Je suis tout de suite entrée dans l’univers de Martin, j’ai découvert plein de choses nouvelles. Les dialogues étaient fascinants, ils m’ont donné très envie de jouer dans le film, même un petit rôle. Et puis sur le plateau, Martin plaisante sans cesse et cherche toujours à vous faire participer avec lui au processus créatif. C’est très agréable. »

Jimmy

Jordan Prentice interprète Jimmy, un acteur nain américain qui tourne dans un film européen. Il raconte : « Pour Ken et surtout pour Ray, Jimmy ne fait que renforcer la dimension surréaliste de cette ville et de toute cette histoire. Jimmy est un personnage renfrogné et plein de colère, j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer les scènes où il explique ses théories bizarres. C’était un rôle très riche et intéressant à explorer. Martin est un scénariste et un réalisateur très créatif, plein d’entrain, avec juste ce qu’il faut de folie pour que j’adore travailler avec lui. Je retrouve un peu de lui dans la plupart des personnages. »
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 672 entrées
  • 1ère semaine IDF : 59 560 entrées
  • Cumul IDF : 198 611 entrées

  • 1ère semaine France : 127 565 entrées
  • Cumul France : 370 059 entrées