Notes de Prod. : Braquage A l'Anglaise

    en DVD le 18 Mars 2009

Londres en 1971

La chef costumière Odile Dicks-mireaux raconte : « Nous avons fait beaucoup de recherches pour les costumes, les maquillages, les coiffures et les décors du film. Quand nous avons visionné les journaux télévisées de la BBC qui ont parlé du cambriolage, nous nous sommes rendu compte en observant leurs costumes que les gens n’étaient pas encore vraiment sortis des années 60. C’est une chose que j’ai gardée à l’esprit pour créer les costumes des personnages. Si vous faites attention, vous verrez qu’ils ont tous le look d’une personne célèbre de cette époque.»

Odile Dicks-mireaux poursuit :« Je me suis documentée sur les petits truands de cette époque. Après avoir discuté avec Jason Statham, nous avons choisi de lui donner un look très Sixties avec des costumes nets et bien taillés pour coller à la vision qu’il avait de son personnage.
« Pour Kevin, nous nous sommes inspirés de l’acteur David Hemmings et du photographe David Bailey. Nous avons pioché un tas d’idées dans des photos d’eux qui dataient de 1971. Sa coupe de cheveux rappelle aussi beaucoup celles des Rolling Stones.
« Le look de Danny est inspiré de celui de George Best, un célèbre footballeur irlandais. Il porte des cravates et des cols de vestes larges qui contrastent avec la sobriété des costumes de Jason. « Nous nous sommes inspirés de l’actrice et mannequin anglais Jean Shrimpton pour Martine, et de Cynthia Lennon pour Wendy Leather. Wendy reste beaucoup plus Sixties que Martine qui elle, porte les derniers vêtements à la mode. Le fait qu’elle soit mannequin était très intéressant parce qu’elle passe son temps à se déguiser, on ne sait jamais très bien qui elle est. C’était un élément important à prendre en compte pour sa garde-robe. Je me suis aussi inspirée de Jane Birkin parce que je trouvais que son image collait très bien au personnage.
« Ingrid, la jeune femme qui travaille avec Terry, est un mélange de deux chanteuses anglaises,Cilla Black et Lulu Kennedy-Cairns.
»

Odile Dicks-mireaux ajoute : « La consigne de Roger Donaldson était de ne pas trop en faire avec les costumes, ils devaient refléter cette période sans pour autant distraire le spectateur. Nous nous sommes donc aussi inspirés de la mode contemporaine qui est actuellement très influencée par les années 60 et 70. Cela nous a permis de choisir des vêtements qui ressemblent à ceux que nous portons aujourd’hui et qui plairont certainement au public.»

Le chef décorateur Gavin Bocquet explique : « Roger Donaldson voulait un style visuel réaliste et cru pour
le film, il ne voulait pas d’une ambiance et d’une lumière légères et estivales. Nous avons donc utilisé des tons sourds et des couleurs tertiaires caractéristiques des années 60. Parfois, il y a aussi quelques teintes plus colorées comme au Chicken Inn, mais en général toutes les couleurs du film sont très adoucies.
»

Pour Odile Dicks-mireaux, les costumes devaient aussi servir à recréer l’univers de chaque personnage. Elle précise : « C’était très varié,il y avait l’univers du club avec toutes les robes de cocktail, les tenues aguicheuses des entraîneuses et les smokings,mais aussi celui de la fête chez Andre Deutsch, celui de Michael X, de Vanessa Redgrave qui était très coloré. Pour que la narration de l’histoire reste claire,nous avons fait attention à bien dissocier les personnages et les groupes. J’ai par exemple habillé les policiers avec des chemises couleur crème, et les agents du MI5 avec des chemises blanches. La différence est subtile, mais elle permet aux spectateurs de les distinguer plus facilement.»

Odile Dicks-mireaux observe : « Comme Martine est un ancien mannequin, elle change très souvent de look. Il y avait celui de l’aéroport d’Heathrow, celui pour aller au club, celui du mariage et celui pour aller chez Andre Deutsch. Nous avons été obligés de créer plusieurs costumes pour elle, notamment pour le club où elle porte une splendide robe haute couture qui pourrait très bien avoir été faite par Lanvin. Elle est très classe dans cette robe, très chic. Saffron Burrows s’est beaucoup investie dans la création de son personnage. Elle est par exemple allée voir d’elle-même David Bailey pour parler avec lui des mannequins de l’époque et lui demander comment garder un look cohérent pendant tout le film. Sa grande question était de savoir si elle devait se cantonner à un style ou en adopter plusieurs. David lui a répondu que son personnage ayant accès à toutes les fringues des magazines de mode de l’époque, elle pouvait changer de style à volonté selon les occasions. Pour le mariage, elle porte un tailleur-pantalon de velours vert inspiré de Bianca Jagger. En dessous, elle a un très beau chemisier en mousseline, copie d’un original d’Ossie Clark qui a été retaillé pour Saffron. Sa tenue à l’aéroport est inspirée d’une photo de Twiggy à l’aéroport d’Heathrow où elle porte un pantalon large en lin et un haut assez ample. Dans la scène où elle va récupérer les perles à la banque, elle était habillée dans un style très français avec une tenue bleue marine avec de la flanelle crème, très chic.
Comme Saffron a de très belles jambes, nous lui avons fait porter une jupe courte dans la scène où elle s’assoit dans sa voiture. Nous avons essayé un tas de choses avec elle ; dans le film elle est vraiment représentative du style de cette époque.C’est ce que recherchait Roger Donaldson : d’une certaine façon elle raconte à travers ses costumes cette période de transition entre les années 60 et 70.
»

Saffron Burrows se souvient : « Odile a eut l’idée de me faire porter à la fin du film un long et superbe manteau Biba que ma mère portait quand elle était enceinte de moi en 1972. Cela m’a beaucoup touchée, c’était vraiment adorable de sa part de penser à ce genre de chose et d’utiliser un maximum d’habits originaux de cette époque.»

Odile Dicks-mireaux commente : « Nous avons retrouvé des vêtements de cette époque et nous en avons fait des copies pour Saffron et les autres rôles féminins. Cela faisait beaucoup d’habits. Retrouver et fabriquer des tenues pour les hommes a été un peu plus facile. Kevin, Danny, Lew Vogel et Terry ont tous des styles différents les uns des autres. Pour fabriquer les costumes, nous avons utilisé de la laine mohair et des tissus d’époque cela leur donnait plus d’authenticité et les acteurs adoraient les porter.»

Kirstin Chalmers, la responsable du département maquillages et coiffures, raconte : « La plupart des acteurs avaient des coupes de cheveux modernes qui n’allaient pas du tout pour le film. Beaucoup d’entre eux ont donc été obligés de porter des perruques, de fausses pattes et même de fausses moustaches. Tout était dans la coupe. Quand ils étaient bien coiffés et en costumes, il suffisait de les regarder pour avoir l’impression d’être revenus au début des années 70.»

Kirstin Chalmers explique : « Pour les maquillages, bien que le film se déroule en 1971, nous nous sommes inspirés de ce qui se faisait à la fin des années 60. Les femmes ont de longs cils et le contour des yeux lourdement souligné à l’eye-liner, mais elles ont toutes un look bien différent. Martine reste la plus à la mode et son maquillage ressemble le plus à ce qui se faisait en 1971. C’est la plus élégante, la plus glamour, elle est vraiment très belle dans le film. A l’opposé, il y a la mère de Dave Shilling dont le maquillage est discret et ressemble plus à celui du début ou du milieu des années 60. Il lui donne un look plus naturel, comme si elle n’était pas maquillée.»

Braquage A L’anglaise a été tourné avec les dernières caméras numériques haute-définition. Kirstin Chalmers note : « Pour nous, cela représentait un vrai challenge parce que l’image est plus nette que celle d’une pellicule, on voit beaucoup mieux le maquillage et les perruques. Il faut redoubler d’efforts pour que tout ait l’air parfaitement naturel.»

Roger Donaldson ajoute : « C’est mon premier film en haute définition. C’est une technologie difficile à maîtriser, mais elle vous permet de voir immédiatement ce que vous avez filmé comme avec un appareil photo numérique, ce qui est un très grand avantage. Je suis très heureux d’avoir eu Mick Coulter comme directeur de la photographie,il a énormément de talent.Il a fait de très bons films anglais et je crois que comme moi, il a adoré relever le défi que représentait Braquage A L’anglaise

Le chef décorateur Gavin Bocquet observe : « La haute-définition étant utilisée depuis maintenant une dizaine d’années,j’avais déjà fait deux ou trois films avec ce procédé. Pour nous, cela ne change pas grand-chose, il faut juste faire plus attention aux finitions des décors en arrière-plan parce que la profondeur de champ est plus grande et l’image beaucoup plus nette. Cela nous oblige à veiller aux plans moyens et aux plans éloignés. Autrefois, la qualité d’image des moniteurs de contrôle était assez mauvaise, et ce n’est qu’en regardant les rushes qu’on pouvait voir les défauts, mais à ce moment-là il était déjà trop tard pour corriger quoi que ce soit. Avec la haute-définition, tous les départements peuvent voir sur le moniteur ce qui est filmé avec une image d’une netteté incroyable. Le moindre défaut est détecté et corrigé très rapidement. Pour moi, c’est un avantage qui l’emporte de loin sur les petits inconvénients de la haute définition.»

Saffron Burrows conclut : « J’aime beaucoup la haute-définition, mais en tant qu’actrice je trouve que c’est un procédé très intimidant. L’image est sans pitié, elle ne se concentre pas comme le fait l’œil humain sur un objet en laissant ce qui est autour dans le flou. La haute-définition ne restitue pas une image semblable à celle d’un peintre ou d’un photographe, elle donne une image d’une netteté presque clinique. D’un autre côté, cette technologie a de nombreux avantages : Roger pouvait par exemple rentrer chez lui le soir en étant certain que la mise au point de tous ses plans était parfaite. C’était mon deuxième film en haute-définition, et comme la première fois, j’ai adoré la vitesse à laquelle cela nous permet de travailler.»

Cambrioleurs, Mafieux et Têtes Couronnées

Ian La Frenais explique : « Nous avons dû inventer nos personnages en nous fondant sur le fait que les personnes ayant participé de près ou de loin au cambriolage étaient nombreuses et travaillaient dans des domaines très différents. Ces gars n’étaient pas de vrais criminels endurcis de la pègre londonienne. La plupart d’entre eux n’étaient que de petits truands sans envergure, et pourtant ils ont réussi le cambriolage de banque le plus extraordinaire de toute l’histoire de l’Angleterre.»

Notes de Production

En se basant sur l’audacieux cambriolage dont avait été victime la banque Lloyds de Londres en 1971, Braquage A L’anglaise nous raconte une histoire comme seule la réalité sait en inventer.

Dans ce thriller atypique, les voleurs ont dérobé de l’argent et des bijoux, mais ils ont aussi mis la main sur des éléments qui ne devaient surtout pas arriver au grand jour... Lorsque vous éclaboussez la Couronne et que vous déclenchez le plus grand scandale de la décennie, les services secrets, la police et même les hommes de l’ombre sont à vos trousses. Ça fait beaucoup pour des petits braqueurs qui se croyaient chanceux...

Un Australien à Londres

Le réalisateur australien Roger Donaldson raconte : « C’est Charles Roven qui m’a envoyé le scénario de Braquage A L’anglaise. Il avait déjà produit un de mes films en 1990, Cadillac Man, avec Robin Williams et Tim Robbins. J’ai tout de suite été attiré par le fait que c’était une histoire vraie pleine de détails intéressants sur le cambriolage de cette banque. Et puis cela me donnait la possibilité de tourner en Angleterre pour la première fois depuis Le Bounty en 1984. Mon père est né dans ce pays, j’ai un passeport anglais et mon fils vit à Londres, cela ne me posait donc aucun problème. Ce qui est fantastique quand vous tournez en Angleterre, c’est qu’il y a dans ce pays un nombre incroyable d’excellents acteurs, les castings sont toujours très intéressants. Pour moi,c’était aussi un avantage parce que le choix des acteurs était vital pour cette histoire. Les équipes techniques sont aussi très bonnes ; de toutes celles avec qui j’ai travaillé durant ma carrière, celle de Braquage A L’anglaise a été l’une des meilleures.»
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 847 entrées
  • 1ère semaine IDF : 83 053 entrées
  • Cumul IDF : 244 946 entrées

  • 1ère semaine France : 183 237 entrées
  • Cumul France : 563 012 entrées