Film maniaco-dépressif pour les uns (dont le réalisateur lui-même), œuvre anti “American Way Of Life” pour les autres, BRAZIL est en tout cas un film unique et visionnaire.
Un cauchemar hallucinatoire qui rappelle à plusieurs niveaux aussi bien le “1984 ”de George Orwell que “Le procès” de Kafka.
Entre délires architecturaux et décors foisonnants, la facture visuelle de BRAZIL est à elle seule un véritable tour de force lorsqu’on sait que le film a été tourné pour “à peine” 15 millions de dollars. Lorsqu’on l’interroge sur la genèse de BRAZIL, le réalisateur ex-Monty Python
Terry Gilliam (LES AVENTURES DU BARON DE MUNCHHAUSEN, L’ARMÉE DES 12 SINGES) raconte que le film est né d’une image.
Celle d’un homme allongé sur une plage recouverte d’une fine poussière de charbon. L’homme, immobile, écoutait à la radio une chanson populaire des années 30, “Brazil” (interprétée par le chanteur latino Arry Barroso), dont les sonorités exotiques suggéraient l’existence d’un univers verdoyant et merveilleux, à mille lieux du monde glacial des tours d ’acier et des usines enfumées. Cette “image” résume parfaitement le monde fou et délirant de BRAZIL.