Notes de Prod. : Burlesque

    en DVD le 22 Avril 2011

Notes de production

C’est l’histoire d’un destin comme nous en rêvons tous, dans un univers fait de lumière, de paillettes, mais aussi de sentiments puissants qui font les vies ou les détruisent. Le parcours d’Ali, la jeune femme qui débarque dans ce monde inconnu, est aussi poignant que bouleversant, et servi par des artistes d’exception.

Bienvenue au Burlesque

Le scénariste et réalisateur Steven Antin possède un lien profond avec l’univers intemporel et flamboyant du burlesque, revenu récemment au cœur de la culture populaire. Sa sœur et lui-même ont en effet perçu la richesse de cette forme artistique et de ses artistes, et la fascination qu’ils exercent. Encouragé par Clint Culpepper, président de Screen Gems, Steven Antin a mis à profit ses connaissances de ce monde pour raconter l’incroyable parcours d’Ali Rose, d’un bar de l’Iowa à un cabaret du Sunset Strip. Steven Antin souhaitait avant tout rester fidèle à l’esprit premier de cette forme artistique, constatant que l’on associe souvent à tort le burlesque avec le strip-tease. Il explique : « Le burlesque n’a été associé au strip-tease aux États-Unis qu’au début du XXe siècle, et cela a été inspiré par le Moulin Rouge du Paris des années 1890. Auparavant, le terme était utilisé pour désigner des spectacles comiques avec des chansons, de la danse mais aussi des récits et des parodies. C’était vu comme quelque chose d’osé et d’amusant et cela faisait partie de la culture populaire. » Les éléments osés de Burlesque, cependant, ne vont jamais au-delà d’une suggestion coquine ou d’une délicieuse ambiguïté. Steven Antin poursuit : « Burlesque est parfois osé, toujours sexy, mais jamais sexuel. Tout ce que nous faisons dans ce film, comme c’était le cas du burlesque original, a pour objectif de divertir. C’est une farce amicale, spectaculaire et aguichante. Le burlesque était à l’origine un spectacle pour les foules, et c’est toujours le cas aujourd’hui avec le film. » Le scénario de Steven Antin fait du Burlesque Lounge un lieu possédant sa propre personnalité et son histoire. Il souhaitait créer un endroit magique qui pourrait transporter ceux qui y vivent dans une autre réalité. « Quand Ali Rose entre au Burlesque Lounge, explique-t-il, elle tombe dans le terrier du lapin, on n’est pas très loin d’« Alice au Pays des merveilles ». Elle descend cet escalier et la première personne qu’elle rencontre est Alexis, qui ressemble étrangement au Chapelier Fou. » Une fois le scénario achevé, Steven Antin et Clint Culpepper se sont mis à la recherche de ceux qui peupleraient l’univers du Burlesque Lounge.

Sous les feux des projecteurs

Les producteurs savaient que seule une mégastar pourrait donner son panache au film. Ils ont donc poursuivi Cher sans relâche jusqu’à ce que l’actrice oscarisée accepte de mettre fin à une période de sept ans loin des plateaux de tournage et de faire son retour au cinéma. Ils lui ont même fait une demande surprise alors qu’elle se trouvait dans les locaux de Sony pour une session de doublage du film de la MGM réalisé par Frank Coraci, Zookeeper. Les producteurs étaient convaincus que Cher serait intéressée par le rôle de Tess car le personnage est à la fois familier et contemporain, et qu’il s’agit de quelqu’un qui a beaucoup à donner et risque de se voir arracher son rêve. Steven Antin explique : « Tess fait partie de ces millions de personnes qui perdent tout. C’est quelque chose de bien réel et de très actuel, et j’ai pensé qu’il serait intéressant que ce personnage soit confronté à cette situation. » Il poursuit : « Cher a dit : « J’ai été riche et j’ai été pauvre. C’est mieux d’être riche ». Elle a eu des hauts et des bas dans sa carrière, elle a connu de bons et de mauvais moments. Je savais qu’elle se sentirait proche de ce personnage et de cet univers. Elle incarne l’émancipation des femmes, et c’est de cela dont il est question dans Burlesque. »

Pour le rôle d’Ali, les producteurs avaient évoqué Christina Aguilera, dont Steven Antin est un ami de longue date. Mais c’est sa prestation dans le « Saturday Night Live » qui a produit le déclic et a convaincu le réalisateur qu’elle était capable d’interpréter le personnage d’Ali. Il raconte : « C’était comme une intuition. Je l’avais vue faire quelque chose de très difficile dans le « Saturday Night Live ». Je ne crois pas que les gens se rendent compte à quel point c’est dur d’être drôle dans une émission en direct comme celle-ci. Je savais qu’elle pouvait le faire en me basant sur sa prestation dans ces sketchs comiques en apparence simples mais qui sont en réalité incroyablement difficiles. Je sentais qu’elle pourrait tout aussi bien jouer les scènes comiques que dramatiques du film. »

Christina Aguilera s’est montrée enthousiaste car elle comprenait ce que le personnage d’Ali traverse. « Je pouvais m’identifier à Ali : je sais ce que c’est d’avoir ce rêve, d’être rejetée, de saisir sa chance et de voir les gens vous prendre enfin au sérieux, parce que j’ai connu quelques revers avant que quelqu’un ne me remarque et que je puisse réellement percer. » Cam Gigandet – qui a notamment joué dans deux longs métrages de Screen Gems, Priest et The Roomate – interprète Jack, le confident et collègue musicien d’Ali. Steven Antin dit du jeune acteur : « Chaque jour, il arrivait sur le plateau en ayant énormément travaillé son rôle. Ce très beau jeune homme avec un corps incroyable entre dans la pièce en roulant des mécaniques et vous vous attendez à quelqu’un de très différent de la personne qu’il est en réalité. C’est un garçon calme, introverti et réfléchi. Il a une approche très intéressante. Il se préoccupe réellement de son métier et de ce qu’il fait, et il arrive préparé. » Cam Gigandet s’absentait quelques instants du plateau de Priest – qui se tournait également dans les studios Sony – pour venir voir l’évolution de la construction des décors et observer les répétitions des nombreux numéros musicaux du film. Il se souvient : « Je portais tout mon attirail façon cow-boy et j’allais faire un tour là-bas. Ils étaient en train de danser et de répéter, c’était complètement fou ! Je ne sais pas ce que j’imaginais, mais quelque chose de beaucoup plus petit en tout cas. La splendeur du décor et le souci du détail étaient tout simplement extraordinaires. Je suis époustouflé par la beauté des décors et des éclairages. »

Stanley Tucci – qui joue également dans un autre long métrage Screen Gems, Easy A – interprète Sean, le régisseur du Burlesque Lounge. Il explique : « Sean est le bras droit de Tess, son confident, son ancien amant et son meilleur ami. Il ferait n’importe quoi pour elle et pour cet art qu’ils aiment tant tous les deux. ». Les cinéastes étaient enthousiastes que Stanley Tucci rejoigne l’équipe : « Il rend le personnage authentique, drôle et naturel. Il n’y a pas un moment, pas une seule seconde du film où il ne soit pas honnête et juste. C’est un talent intrinsèque, fondamental et inné. On ne peut pas l’enseigner et cela ne s’apprend pas. Il est vraiment fascinant à regarder parce qu’il est très juste. »

Christina Aguilera n’était pas la seule novice en matière de cinéma à rejoindre le casting. Julianne Hough, chanteuse et ancienne danseuse de l’émission « Dancing With The Stars » fait également ses débuts sur le grand écran dans le rôle de la danseuse Georgia. Steven Antin raconte : « J’avais vu Julianne dans « Dancing With The Stars » et j’étais tombé sous le charme. Je trouvais qu’elle était vraiment à part, que c’était une incroyable danseuse et qu’elle était belle à tomber. Elle avait ce petit quelque chose magique en plus. »
Alan Cumming avait frappé Steven Antin avec son spectacle dans le style cabaret donné au Geffen Playhouse de Los Angeles. Le réalisateur l’a donc choisi pour interpréter le portier du Burlesque Lounge, Alexis, qui lance à tous les spectateurs qui entrent : « Nous n’avons peut-être pas de fenêtres, mais nous avons à coup sûr la meilleure vue de Sunset Strip ! » L’acteur devait jongler entre le tournage du film à Los Angeles et celui de la série de CBS « The Good Wife » basé à New York. Il explique : « À New York, je joue un analyste politique. J’interprétais tour à tour cet homme très conservateur et cet autre un peu fou. »

Plusieurs personnages font obstacle au succès d’Ali et Tess. Pour Kristen Bell, Peter Gallagher et Eric Dane, leurs personnages ne sont pas des méchants, juste des individus faisant face à des circonstances difficiles. Kristen Bell interprète Nikki, dont l’attitude et le caractère autodestructeur font des coulisses du Burlesque Lounge le théâtre de nombreuses scènes. Elle explique : « Je ne crois pas que l’on puisse, en tant qu’acteur, jouer le rôle d’un antagoniste en pensant que ce personnage est foncièrement mauvais. Il faut chercher les raisons pour lesquelles Nikki pense que ce qu’elle fait est juste. Elle a tout simplement plus de légitimité ici que n’importe qui. Elle a réussi, elle a travaillé très dur pour arriver là où elle est, et elle veut défendre son territoire. Nikki ne se considère pas comme malveillante. À son sens, elle essaie seulement de faire face aux gens qui l’entourent. » Une grande part de son repli sur elle-même et de son insécurité ressort dans sa relation avec Tess. Kristen Bell explique : « Nikki admire énormément Tess, cette femme splendide et talentueuse qui possède ce cabaret et lui a donné sa chance. Elle lui a permis de danser et elles sont amies depuis très longtemps. Quand Ali s’immisce dans cette relation et que Nikki n’est plus la favorite, cela la met réellement en colère. »

De la même manière, Peter Gallagher estime que son personnage, Vince, l’ex-mari de Tess, essaie de gérer les graves problèmes financiers du cabaret de son mieux. « Ce n’est pas vraiment un sale type. Il ne veut simplement pas se retrouver dans l’impossibilité de payer les échéances de son emprunt, et mourir fauché comme absolument tous les autres musiciens qu’il connaît. Cette situation était censée bénéficier à tout le monde et aujourd’hui, il s’enfonce petit à petit. »

Peter Gallagher connaissait déjà assez bien l’univers du burlesque avant de rejoindre le tournage. Il explique : « C’est l’univers de ma belle-mère. Elle dansait au Diamond Horseshoe de Billy Rose, au Latin Quarter et dans le corps de ballet du Radio City. La moitié des endroits où j’ai travaillé à Broadway étaient des cabarets. ». « Peter a tellement apporté au film… dit Steven Antin. Il a abordé le personnage en lui imaginant une histoire complète, et Vince a tout simplement pris vie ». Vince s’allie avec le riche promoteur Marcus, interprété par Eric Dane, qui devait concilier le tournage du film et celui de la série « Grey’s Anatomy ». Ce dernier explique : « À la fin, Marcus est décrit non comme le sale type, mais comme celui qui a tort. Il n’y a qu’un pas entre les deux. Vous pouvez facilement le franchir et vous retrouver à jouer cette sorte d’antagoniste ignoble. Ce personnage en particulier, dans ce film, aurait très bien pu être ainsi, mais je n’en avais pas envie. » Jouer les méchants a son charme, surtout pour quelqu’un qui est habitué aux rôles de gentils. Kristen Bell confirme : « C’est amusant de jouer la méchante. Il y a moins de règles. Vous pouvez faire tout ce que vous voulez parce que les gens mauvais n’ont pas beaucoup de conscience morale ! »

Toutes le étoffes d'un destin

Créer l’opulence fanée du Burlesque Lounge a nécessité de l’imagination, de l’ingéniosité et une équipe d’artistes talentueux. Le chef décorateur Jon Gary Steele, le directeur artistique Chris Cornwell et leur équipe se sont installés sur le plateau 23 des studios Sony et ont entamé la difficile construction du Burlesque Lounge, qui a pris 6 semaines. Pour rendre le décor aussi fonctionnel et réaliste que possible, les bureaux, les vestibules et les vestiaires ont tous été reliés au club et à la scène. Il n’y avait aucun mur mobile ou décor à part pour ne pas briser l’illusion que le Burlesque Lounge était autre chose qu’un monde en soi, un cabaret en activité. Afin de développer l’idée que le Burlesque Lounge appartient à un autre univers et de faire un parallèle avec le terrier d’Alice évoqué précédemment, Steven Antin et Jon Gary Steele ont décidé de décorer l’intérieur du cabaret de manière plutôt anachronique. Ce dernier explique : « Nous voulions presque donner l’impression de remonter un peu dans le temps. Ça fait très film d’époque. Quand le personnage de Christina regarde pour la première fois à travers les différentes vitres de la cage d’escalier, vous voyez de petits bouts et vous ne savez pas vraiment ce que c’est, jusqu’à ce que vous découvriez ce magnifique, ancien et luxueux théâtre rouge et or. Nous voulions qu’il ait l’air décadent tout en étant beau et élégant. »

L’inspiration du Paris des années 20 n’était pas uniquement de nature esthétique. Steven Antin et Jon Gary Steele voulaient créer un environnement créatif d’antan qui soit non seulement beau à regarder mais qui corresponde également aux occupants plus vrais que nature du Burlesque Lounge. Le chef décorateur explique : « Les lumières, les chandeliers, les costumes – tout avait du panache. »

Jon Gary Steele n’a toutefois pas pris trop de libertés. Le Burlesque Lounge a trouvé son modèle dans les grands cinémas et les cabarets inspirés de l’architecture européenne. Il explique : « Les vieux cinémas et les salles de spectacle de tout le pays ont des moulures et des dorures. Tout est dans les rideaux, l’or et les lustres. » La société Swarovski Elements a contribué à donner une grande partie de leur clinquant aux décors, fournissant plus de 80 000 éléments pesant près d’1,3 tonne au total pour créer les rideaux en cristal chatoyants et scintillants du cabaret.

Steven Antin a été sensible à la méticulosité et au souci du détail dont a fait preuve son chef décorateur : « Gary rassemblait des photos et des images de brasseries françaises du début du siècle mais également de bistros, de restaurants et d’opéras. Nous avons regardé tout ce que l’on peut imaginer et tout mis en commun. Tout est tellement minutieux, jusqu’au cuivre à l’arrière des box, les têtes des clous qui servent à fixer le cuir sur les parois, et on s’est même demandé à quel point on devait vieillir le cuir. ». Eric Dane, comme les autres d’ailleurs, a adoré travailler dans cet environnement : « Ce décor est d’une beauté extraordinaire. On peut y lire les marques du temps comme les rides sur le visage d’un grand comédien qui aurait beaucoup vécu. On y retrouve cette magnifique scène très ancienne, cette impression d’une autre époque et cette formidable atmosphère burlesque et sexy. »

Pour ce qui est de la construction de la scène, la fonction a dicté la forme. Jon Gary Steele a travaillé étroitement avec les chorégraphes Joey Pizzi et Denise Faye pour s’assurer que la scène et le bar seraient conformes à leurs besoins. Il a même apporté sa petite contribution à la chorégraphie en suggérant que les miroirs situés derrière le bar se séparent et s’ouvrent. Pour donner aux femmes du cabaret leur style osé et sexy, la production s’est tournée vers Cindy Williams, responsable du département maquillages, et Martin Samuel, responsable du département coiffures. Ce sont le maquilleur Leonard Engelman et la coiffeuse Maria Serenella Radaelli qui se sont occupés du style caractéristique de Cher, tandis que le maquilleur Kristofer Buckle et la coiffeuse Frida Aradottir ont travaillé avec Christina Aguilera. Cindy Williams et une équipe composée de 15 à 18 maquilleurs ont occupé quatre caravanes et une tente équipées de postes de maquillage pour donner aux danseurs et aux autres acteurs leur look unique pour le film. Elle explique : « Nous avions une caravane entièrement dédiée au maquillage pour le corps. Des aérographes fonctionnaient en permanence pour retoucher la peau de toutes les filles parce qu’elles prenaient des coups lors de leurs numéros de danse et avaient des bleus. »

Trois des actrices principales étant blondes – Christina Aguilera, Kristen Bell et Julianne Hough – Steven Antin et Martin Samuel ont décidé de leur donner des apparences radicalement différentes afin qu’elles puissent se démarquer les unes des autres durant leurs scènes communes. Julianne Hough est ainsi devenue rousse tandis que Kristen Bell devenait brune, Martin Samuel s’étant en partie inspiré de ses recherches sur les artistes de spectacles burlesques d’autrefois. Cindy Williams a également accentué l’apparence coriace de Kristen Bell à l’aide de quelques tatouages temporaires. Cindy Williams, Martin Samuel et leurs équipes ont rendu Julianne Hough pratiquement méconnaissable en dehors des plateaux. Elle raconte : « Stanley Tucci ne m’a jamais vue autrement que rousse. Je l’ai croisé aux Golden Globes et à trois soirées différentes et il n’avait aucune idée de la personne à qui il était en train de parler tant j’étais différente ! ». Les perruques étaient ajustées et solidement fixées sur la tête des actrices afin d’éviter qu’elles ne bougent pendant les danses. Martin Samuel explique : « Les numéros de danse de Julianne sont extrêmement physiques et dynamiques. Elle secoue ses cheveux dans tous les sens et elle met la tête à l’envers, en particulier dans « Diamonds Are A Girl’s Best Friend ». La perruque devait être fixée de manière à ce qu’elle ne s’enlève pas. Je me précipitais après chaque prise pour vérifier que tout était toujours en place. »

Martin Samuel a adoré que Burlesque lui permette de réaliser des coiffures faisant parfois référence à différentes époques historiques et musicales. « Wagon Wheel Watusi », par exemple, est fortement influencé par les années 60 tandis que « A Guy What Takes His Time » fait allusion aux années 20. Il explique : « Ce qu’il y a de merveilleux dans le fait de créer des coiffures de différentes époques, c’est la nostalgie. Les gens voient des choses qui font naître des émotions en eux et évoquent des souvenirs de leur passé. »

Habiller les acteurs de Burlesque a représenté une somme de travail considérable pour le chef costumier Michael Kaplan, qui a notamment collaboré à Blade Runner, Flashdance, Fight Club et Star Trek, et travailler sur une comédie musicale l’a conduit à relever de nouveaux défis. Dans le final déchaîné du film, par exemple, il a imaginé des danseurs habillés de costumes confectionnés avec des chaînes en or et du cristal Swarovski. Il a procédé par tâtonnements et a dû faire preuve d’ingéniosité pour parvenir à concevoir des costumes qui puissent bouger et être malmenés tout en restant en place. Il explique : « Le final devait surpasser le reste. Une fois que j’ai eu l’idée et que j’ai décidé de ne pas utiliser de tissu, je n’ai rien trouvé de meilleur. C’était de plus en plus beau à mesure que l’on créait les échantillons. On s’est ensuite rendu compte des centaines d’heures qu’allait nécessiter la création de chaque costume... ». En tout, environ 250 000 cristaux Swarovski de quinze couleurs différentes ont été minutieusement assemblés pour créer ces pièces. Afin de donner l’illusion de voir plus de peau que l’on n’en montrait réellement, Michael Kaplan a habillé chacun des danseurs d’un vêtement très ajusté qui était teint pour s’accorder précisément à leur couleur de peau. Les chaînes en or y ont précautionneusement été fixées. « Cela donne l’illusion de la nudité, explique le chef costumier. Cela nous a permis de ne pas voir le film interdit aux plus jeunes et avait l’avantage de pouvoir y attacher les chaînes. »

Malheureusement pour Michael Kaplan et son équipe, l’or n’était pas assez élastique pour convenir aux muscles des danseurs. Des rondelles en caoutchouc trouvées dans une quincaillerie ont été peintes en doré et ajoutées aux chaînes pour permettre une plus grande liberté de mouvement. Le final n’est que l’un des nombreux succès artistiques du chef costumier. Pour « E.x.p.r.e.s.s. », il a conçu une panoplie fantaisie inspirée du carnaval pour Christina Aguilera, utilisant même le contour de ses mains pour ajouter une touche personnelle au costume. Pour « Diamonds Are A Girl’s Best Friend », il a puisé son inspiration dans les baleines utilisées pour la lingerie féminine. Il a laissé peu de place à l’imagination, donnant une fois encore l’apparence de la nudité, ici pour le haut de Kristen Bell.

Le souci du détail de Michael Kaplan se retrouve également dans les costumes qu’il a créés pour les hommes : « J’ai tout de suite adoré l’idée de leur faire porter des chapeaux melon et de donner une petite impression de nostalgie et une tonalité européenne. Tout fait référence à ce type de cabarets : les vestes, les bretelles, les pantalons à fines rayures. Nous avons ajouté une touche un peu machiste en leur mettant des bottines à lacets et des chaînes pour accrocher leur portefeuille et leur montre, ce qui avait un beau rendu au niveau de leurs mouvements quand ils dansaient. ».

Pour le personnage d’Alexis, le portier interprété par Alan Cumming, Michael Kaplan a créé un style vestimentaire dans le prolongement du costume du barman et du cabaret lui-même, simplement un peu plus flamboyant et coloré. Alan Cumming explique : « Nous cherchions à le rendre un peu plus contemporain, mais cela n’a pas vraiment marché. Je conviens peut-être davantage à des choses d’époque ! Le burlesque en tant que style de spectacle n’est pas contemporain. C’est ce qui me plaît. Il est enraciné dans une époque qui appartient au passé. Je crois que c’est logique que les gens qui travaillent dans cet endroit ne soient pas totalement contemporains. »

Michael Kaplan a adoré travaillé avec Christina Aguilera, artiste audacieuse et fana de mode, qui a accueilli ses idées avec enthousiasme. « Elle a vraiment très bon goût et elle n’a pas peur de prendre des risques. Elle n’aime pas faire des choses sages. J’ai tout de suite trouvé ça très excitant. Je ne pouvais pas vraiment l’effrayer avec mes idées. Elle était toujours partante, c’était formidable de travailler avec elle. ». Kristen Bell s’est également révélée pleine de bonne volonté, et elle a accepté d’endosser l’un des costumes les plus osés du film, une combinaison de dentelle noire apparemment très fine, pour le numéro de « Dr. Long John ». Le chef costumier raconte : « Je voulais que Kristen Bell soit totalement sexy, exposée aux regards et qu’elle incarne pleinement la reine du burlesque qu’elle interprète. J’ai fait quelques croquis et j’ai pensé qu’elle allait me dire : « Je ne pourrai jamais porter ça ! Mets-moi des vêtements ! » mais elle a répondu : « D’accord ». J’étais sous le choc ! Nous avons eu du mal à trouver un tissu qui épouserait parfaitement la forme du corps parce que ce devait être très fin, pour qu’elle ait l’air complètement nue. »

Les départements coiffures, maquillages et costumes ont obtenu l’une de leurs plus grandes réussites avec le style mis au point pour « I Am A Good Girl ». Michael Kaplan se souvient : « Je suis allé à la Western Costume Company et j’ai trouvé des costumes complètement déchirés. Il y a quelque chose qui m’a vraiment attiré chez eux, leur histoire, les couleurs ou les formes. J’ai parlé aux personnes de la société et je leur ai dit que je voulais prendre ces costumes abîmés pour les retaper. Je les ai décousus et j’ai recréé de nouveaux costumes avec. Nous avions toute cette belle dentelle ancienne, de la résille et des plumes. ». Le chef costumier poursuit : « Les mouvements des danseurs étaient presque ceux de marionnettes cassées ou de poupées de chiffons démantibulées. C’est comme cela que le morceau a été chorégraphié, et c’est le sentiment que je voulais donner avec les costumes. »

Il a cependant fait une distinction majeure entre les danseurs et Christina Aguilera pour ce numéro : « Christina avait une toute nouvelle coiffure. C’est la première fois qu’on la voit avec autant de maquillage. Je voulais qu’elle ait l’air très douce et jolie en rose. Sa jupe est confectionnée uniquement à partir de plumes de marabout et d’autruche et elle porte un bustier. Je savais qu’elle allait monter un escalier pendant le numéro, nous avons donc créé un bustier qui bougerait quand elle marchait. C’était adorable sur elle. On aurait dit un petit oiseau avec ce costume en plumes. » Cindy Williams a suivi l’initiative de Michael Kaplan et a donné un visage de poupée aux danseuses. Elle commente : « Nous avons essayé de faire ressembler leurs visages à ceux des poupées de porcelaine, avec du rose vif autour des yeux et sur les joues, et des lèvres pulpeuses. Les costumes, les coiffures et tout le reste s’alliaient parfaitement. Ce numéro est probablement l’un de mes préférés. »

La maquilleuse a complété le look avec des cils exagérément longs. Martin Samuel a ajouté la cerise sur le gâteau : « Elles portaient toutes des perruques inspirées des poupées avec des cheveux crépus et bouclés. C’était très réussi. ». Pour créer les éclairages dynamiques et spectaculaires venant égayer les numéros de danse, la production a fait appel aux concepteurs des éclairages scéniques Peggy Eisenhauer et Jules Fisher, récompensés aux Tony Awards. Burlesque a rappelé de vieux souvenirs à Peggy Eisenhauer : « J’ai travaillé sur un spectacle burlesque quand j’avais 16 ans. C’était l’une des dernières productions dans le style burlesque. ». Elle a toutefois réalisé qu’il ne s’agissait pas ici du burlesque de sa jeunesse. Comme tous les autres membres de l’équipe du film, Peggy Eisenhauer avait un pied dans le passé et l’autre dans le présent. Elle note : « Burlesque a une tonalité beaucoup plus contemporaine ». Peggy Eisenhauer a travaillé avec les chorégraphes Joey Pizzi et Denise Faye pour déterminer la manière dont les éclairages devaient bouger avec les danseurs. Elle raconte : « Je connais Joey et Denise depuis très longtemps et nous avons déjà travaillé ensemble au cinéma et au théâtre, ce qui est merveilleux. On se comprend très bien. J’allais comme d’habitude voir les répétitions et je m’asseyais avec eux. Il y a des fois où ils ont des idées ou des suggestions, et d’autres où ils veulent simplement que je regarde leurs chorégraphies. J’utilise la vidéo d’une répétition de danse comme outil de travail pour mes propres répétitions, avec juste les lumières et peut-être quelques doublures. On passe ensuite aux doublures des danseurs, des personnes qui connaissent réellement le numéro. « La lumière pourrait être vue comme un personnage dans ce film, et je trouve que ça fait partie du divertissement. Nous essayons de donner l’impression d’un spectacle en direct en se plaçant du point de vue d’un spectateur lors d’un concert ou du client d’un cabaret. Notre objectif est que tout cela ait l’air crédible et vivant. »

Que le spectacle commence

Bien que le Burlesque Lounge ait permis de nouvelles collaborations artistiques, de nombreux membres du casting et de l’équipe avaient déjà travaillé ensemble auparavant. Le film a réuni Peter Gallagher et sa partenaire de la comédie musicale « Blanches colombes et vilains messieurs », Denise Faye, qui est chorégraphe sur Burlesque. Il avait également rencontré brièvement Cher sur le tournage de The Player de Robert Altman, dans lequel cette dernière faisait une apparition dans le rôle du rendez-vous de Larry Levy. Le chef costumier Michael Kaplan a par ailleurs eu son premier travail comme assistant sur le « Sonny and Cher Show ». Les concepteurs des éclairages Peggy Eisenhauer et Jules Fisher ont déjà travaillé avec les chorégraphes Denise Faye et Joey Pizzi pour Chicago de Rob Marshall ainsi qu’avec Alan Cumming sur « Cabaret », pour lequel ce dernier a remporté un Tony Award. Christina Aguilera a quant à elle collaboré avec le danseur Paul Kirkland sur deux de ses tournées. Les premières semaines de tournage ont été divisées entre de gros numéros musicaux tels que « E.x.p.r.e.s.s. », « A Guy What Takes His Time » et « I Am A Good Girl » et des scènes plus calmes, souvent intimes, entre Cam Gigandet et Christina Aguilera. Le jeune acteur ne tarit pas d’éloges sur l’implication de sa partenaire à l’écran : « Elle est venue pour jouer et elle l’a vraiment fait. Elle s’est jetée à l’eau. C’était un entraînement intensif. Elle a gardé l’esprit ouvert et a fait preuve de bonne volonté tout au long du film. C’était assez excitant de voir sa progression entre son premier jour et aujourd’hui. C’était spécial d’être près d’elle parce que vous pouviez la voir évoluer. ». Cam Gigandet révèle également que Steven Antin a accordé autant d’attention aux moments plus intimes qu’aux numéros musicaux à couper le souffle : « Il était complètement concentré sur l’histoire, le jeu et la relation entre ces deux personnages. Je trouve que c’est rare, en particulier sur un aussi gros film. »

Bojan Bazelli, directeur de la photographie, a aidé Steven Antin à capter les moments les plus déchaînés, romantiques et exaltants du film. Il explique : « La couleur est un élément capital dans ce film. Elle a un dynamisme. Le burlesque, dans mon esprit, est rouge. Nous avons ajouté beaucoup de tons de rouges tout au long du film. Un rouge très riche et saturé accompagne tous les numéros. ». Bojan Bazelli souhaitait créer une distinction entre le Hollywood d’Ali et son univers à l’intérieur du cabaret : « À chaque fois qu’on entre dans le cabaret, tout est éclatant, les couleurs sont vibrantes. Le contraste est plus important. Alors que quand nous nous trouvons dans les rues – non pas qu’Hollywood ne soit pas un endroit éclatant – mais nous avons essayé de faire en sorte que ce soit un peu moins coloré. La tonalité dominante est davantage monochrome. Nous voulions représenter deux univers : celui de Cher, et celui de Christina, qui vient d’arriver en ville ». Bojan Bazelli a travaillé étroitement avec Peggy Eisenhauer et Jules Fisher pour créer une image audacieuse et énergique pour les séquences musicales du cabaret. Peter Gallagher observe : « Bojan crée un univers qui a l’air réel, dans lequel on vit, on joue et on raconte l’histoire, et Peggy éclaire cette réalité et aide à raconter l’histoire de ces numéros musicaux. Il y a une énorme collaboration et une vraie coordination entre leurs deux univers distincts ».

La production a occasionnellement quitté le plateau pour tourner en décors réels. Il y avait quelques difficultés logistiques évidentes à amener deux icônes de la musique au beau milieu d’Hollywood. Steven Antin rêvait cependant de tourner une scène sur Hollywood Boulevard. Il explique : « J’ai grandi ici. Le soleil se couche presque au centre d’Hollywood Boulevard et cela crée cette lumière incroyable qui illumine le boulevard et se reflète sur ces trottoirs lisses en terrazzo du Walk of Fame. J’ai vu cela de très nombreuses fois et j’ai toujours voulu le filmer. Je n’imaginais pas du tout que ça allait être aussi dingue ! Il y avait une véritable foule. J’avais l’impression d’être à Times Square. Je n’ai jamais vu autant de monde à cet endroit. » Une autre scène d’extérieur, une confrontation entre Nikki et Tess, nécessitait que Kristen Bell se lance dans l’une de ses scènes les plus dramatiques peu de temps après avoir rencontré Cher. La jeune actrice se souvient : « La scène du parking était assez bizarre à tourner parce que je ne connaissais pas Cher à ce moment-là. Nous savions toutes les deux que c’était un moment crucial dans notre relation, il devait donc être réussi et juste. Nous nous sommes d’abord assises pour parler et nous nous sommes dit : « Nous sommes les meilleures amies du monde. Nous avons passé des millions de soirées à regarder des films, j’ai préparé du popcorn et toi du gin and tonics et on s’est mutuellement verni les ongles, tu es mon idole et je suis ta protégée, cela fait des années que ça dure. Et ce soir, c’est notre rupture. ». Malgré la grande célébrité de Cher et de Christina Aguilera, Kristen Bell a trouvé que l’ambiance sur le plateau était incroyablement détendue. « Elles sont toutes les deux si simples et naturelles que c’en est surprenant. Au départ, vous ne savez pas quelle sera la personnalité de quelqu’un d’aussi connu, mais elles sont toutes les deux adorables et c’est très amusant de travailler avec elles et très facile de les côtoyer. C’est devenu une sorte de famille très sympa, un peu comme celle que forment ces filles au sein du cabaret. »

Christina Aguilera a non seulement joué, chanté et dansé dans BURLESQUE, mais elle a également coécrit trois des chansons du film : « E.X.P.R.E.S.S. », « Bound to You » et « Show Me How You Burlesque ». Elle a proposé de composer la musique et Steven Antin a accepté de bonne grâce. Avec une mise en garde cependant. Il raconte en souriant : « Christina a demandé : « Est-ce que ça veut dire que si j’écris une chanson et que tu ne l’aimes pas, elle ne sera pas dans le film ? » et j’ai répondu « Oui ». Voilà en gros comment ça s’est passé. Ce n’est pas le genre de fille à avoir peur des défis. Elle est partie et elle a écrit chanson sur chanson ; et c’était extraordinaire. Nous avons beaucoup parlé de ces chansons. J’ai écrit des traitements dessus, sur l’histoire qu’elles racontent dans le film, leur thème principal et le ton qu’elles pourraient avoir. » Steven Antin a même écrit l’un des titres principaux que Christina interprète dans le film, « But I’m A Good Girl ».

Les numéros de danse parfaitement chorégraphiés ont pris forme plusieurs mois avant le tournage. Steven Antin, qui a travaillé avec les chorégraphes Joey Pizzi et Denise Faye, décrit le processus : « Denise Faye a passé des mois ici avec moi à conceptualiser et regarder des films et des vidéoclips que nous aimions, dresser la liste de tout ce que vous pourriez imaginer sur la danse, les spectacles burlesques, le vaudeville et l’opéra de ces derniers siècles. Nous avions un mur entier couvert de toutes nos idées pour les différents numéros. Nous ne faisions que réduire, recentrer encore et encore. Denise Faye et Joey Pizzi ont fait appel à leur équipe de chorégraphes : Tara Hughes, Aisha Francis, Melanie Lewis et Jaquel Knight. Une fois que Joe, Denise et moi avions conceptualisé quelque chose, tous les six se mettaient dans une pièce puis me demandaient de venir et me disaient : « Voilà une première ébauche ». Chaque membre de l’équipe a apporté son expertise aux chorégraphies du film. Jaquel Knight explique : « Denise, Joey et Tara avaient déjà travaillé ensemble. Ils possédaient cette alchimie en plus de leur énorme talent et de leur technique. Aisha, Melanie et moi avons apporté une sorte de côté plus « vendeur » au projet. Mon style personnel est très branché, urbain, underground. Il s’inspire de tout ce que l’on voit en ce moment ».

Aisha Francis, l’une des membres de l’équipe des chorégraphes et également danseuse sur le film, décrit son numéro préféré : « Something’s Got A Hold On Me ». Elle précise : « Je l’adore, mais je n’y ai pas participé, Dieu merci ! J’ai cru qu’elles allaient mourir. C’était comme courir un marathon de dix jours à la vitesse maximale. Je me sentais tellement mal pour les filles ! Il y avait environ 30 secondes entre chaque prise mais elles sont extraordinaires. Elles sont tellement professionnelles, et si sexy ! » Steven Antin comptait également sur Denise Faye et Joey Pizzi pour apporter certaines des touches comiques du film. À propos de la visite chez le dentiste bourrée de sous-entendus de Kristen Bell dans le numéro « Dr. Long John », il déclare : « Je n’arrêtais pas de leur répéter : « Vous savez, ce numéro doit être drôle ». Je ne cessais de les pousser à exploiter le comique de la chanson. Denise et Joey sont très drôles et ils connaissent la comédie musicale et le théâtre musical. Ils ont parfaitement su exploiter le côté amusant, comique et sexy de ce numéro. »

Les danseurs de Burlesque auraient tout aussi bien pu être cascadeurs étant donné les nombreuses « blessures de guerre » qu’ils se sont faites sur le tournage. Julianne Hough se souvient du numéro de « Diamonds Are A Girl’s Best Friend » : « Je suis tombée sur ce rideau en perles métalliques et je me suis retrouvée prise dedans. Je n’avais rien pour me retenir. Le problème, c’est qu’on aurait dit que j’avais des brûlures à cause de toutes ces marques laissées par les perles métalliques partout sur mon corps. C’était très douloureux ! Mais c’est un numéro sensationnel et la douleur est plus facile à supporter quand vous savez que ça va être payant. ». Pour le danseur Sean van der Wilt, la douleur a eu une autre cause : les robes de la séquence finale conçues avec des chaînes en or. Il explique : « Je me suis coupé avec les chaînes des robes des filles au moment où elles glissent le long de mes bras. Mais le film vaudra totalement le coup. ». Paul Kirkland, également danseur, a pu découvrir une tout autre facette de Christina Aguilera, avec qui il avait déjà travaillé sur les tournées « Stripped » et « Back to Basics » : « Habituellement, elle est inquiète au sujet de sa voix parce que c’est son spectacle et que tout repose sur sa voix. C’est très sympa de la voir danser et avoir en quelque sorte un aperçu de notre travail. J’ai toujours connu son côté musical, et maintenant je la vois évoluer, devenir une star de cinéma et se transformer en cette personne incroyable. ». La chorégraphe et danseuse Tara Hughes raconte : « Les danseuses principales étaient là tous les jours et on leur en demandait vraiment beaucoup, et certaines devaient faire des choses auxquelles elles n’étaient pas habituées. C’était rigoureux et ces filles ont consacré beaucoup de temps au film. Vous travaillez dur en sachant que dans sept mois, vous pourrez vous reposer. Nous avons eu deux mois de préparation et deux mois de répétitions avec les acteurs et les danseurs, suivis de trois mois de tournage. ». Kristen Bell a tenu le coup au milieu de Christina Aguilera, Julianne Hough et l’équipe de danseuses professionnelles. Elle raconte : « Elles ont dansé avec Michael Jackson et elles dansent avec Beyoncé. Ces filles sont la crème de la crème. On pourrait penser que c’est un vrai panier de crabes avec toutes ces femmes, mais ce n’est pas le cas. C’est un environnement dans lequel on se sent réellement soutenue. J’essaie véritablement de tenir la distance au niveau de la danse. Je pouvais toujours prendre quelqu’un à part et lui demander s’il pouvait me montrer à nouveau un pas. Tous les danseurs étaient prêts et volontaires pour faire en sorte que le film soit le meilleur possible ».

Le premier jour de tournage d’Alan Cumming était celui de la scène du mariage de Georgia, tournée dans le centre de Los Angeles. Steven Antin se souvient : « À un moment, je l’ai fait danser avec Julianne et ils s’étaient rencontrés dix minutes auparavant. Il a dit à Julianne : « Chérie, est-ce que tu crois que tu saurais tournoyer ? » Et elle l’a regardé, et parce qu’elle est tellement adorable, elle lui a juste répondu : « Oui, je crois que je peux y arriver »… »

Les acteurs ont plus que tout apprécié l’enthousiasme du réalisateur. Julianne Hough affirme : « Steven Antin est phénoménal. Il possède une telle énergie ! Vous vous sentez toujours tellement belle quand vous êtes auprès de lui, parce qu’il vous en donne l’impression. Il comprend les femmes, et à l’évidence il comprend également l’aspect musical des choses, nous lui avons donc fait entièrement confiance, et c’est amplement mérité ! ». Christina Aguilera affirme qu’elle et Steven Antin se sont liés dès le premier jour de tournage : « Il y a quelque chose chez lui qui me donnait l’impression de l’avoir connu toute ma vie. Il était impliqué dans le moindre aspect du film, et il s’en préoccupait comme s’il s’agissait de son propre enfant. Cela donnait envie de ne surtout pas le décevoir. Il a été formidable. ». L’artiste conclut : « Les spectateurs de Burlesque peuvent s’attendre à une aventure remplie de chansons et de danse qui les divertira de la première à la dernière minute. C’était un très beau projet auquel participer, et je pense que cela se voit à l’écran. Les gens verront combien nous avons mis de cœur à l’ouvrage pour faire ce film. »

Notes de tournage...

Le 23 Juin 2009 - Cher rejoint Christina Aguilera dans le film Burlesque

Cher et Christina Aguilera se donneront la réplique dans le film Burlesque, une comédie musicale des temps modernes. C’est Steve Antin qui se charge de la réalisation et Susannah Grant (Erin Brockovich) du scénario. La production devrait débuter en novembre.