Notes de Prod. : Capitaine Alatriste

    en DVD le 04 Février 2009

Interview de Agustin Diaz Yanes

Votre film est tiré de cinq romans dont le héros est le capitaine Alatriste. Il s’agit davantage de raconter une vie au cinéma que d’adapter une œuvre littéraire... Comment avez-vous abordé l’écriture du scénario ?
C’est effectivement là que résidait le vrai défi du film. Arturo Pérez-reverte, l’auteur des livres, m’avait même parlé de certains éléments de ses romans suivants, dont la mort du capitaine. Le cœur du problème réside dans la narration, même s’il ne s’agit pas de transférer tous les détails des livres sous forme d’images. Quand j’ai montré le scénario à Arturo, il l’a aimé. C’était bon signe. Il m’a dit qu’il aimait beaucoup l’esprit.

Enormément de gens ont lu les romans, Alastriste est un personnage très connu et très aimé... Est-ce un problème de porter au cinéma un héros de la littérature si populaire ?
Il y a une certaine partie du public qui est prêt à aller le voir au cinéma et à l’aimer sous cette forme. Chacun a une vision personnelle, et en tant que cinéaste, je savais dès le départ que je ne pourrais pas plaire à tout le monde. C’est le danger quand on choisit un sujet aussi connu.

Viggo Mortensen peut se montrer troublant, dérangeant. Est-il un bon capitaine Alatriste ?
C’est un immense capitaine Alatriste ! Quels que soient ses films, ses rôles, il m’enchante. Pour celui d’Alatriste, il avait l’âge, le professionnalisme, le regard, le physique... et il est l’un des rares acteurs capables de jouer les héros d’action avec une réelle profondeur.

Vingt millions de dollars de budget, est-ce un autre challenge ?
Pour l’Espagne, c’est colossal, mais pour d’autres films, dans d’autres pays, ce n’est pas si énorme. Pour moi, c’est une responsabilité. C’est un cas particulier, parce que la force d’Alatriste vous entraîne avec elle, elle vous donne confiance. L’une des difficultés était de dépeindre l’Espagne de cette époque, le XVIIesiècle. C’était alors un empire assez semblable à ce que sont les Etats-Unis de nos jours. Mais le film parle aussi du délabrement de cette nation arrogante, et du présent. L’Histoire est cyclique.

Comment définiriez-vous Alatriste ?
C’est un aventurier contemporain, un solitaire qui affronte le monde et a cependant son propre code d’honneur. C’est un exemple, à sa manière. Entre le bien et le mal, l’héroïsme et la misère...
Tous les grands films reposent sur des personnages qui vivent dans des extrêmes, du bien ou du mal. Peut-être pour éviter que les spectateurs ne s’ennuient !

Est-ce diffile de faire un film en costumes en Espagne ?
C’est compliqué, mais c’est avant tout une question de budget. Il y a des films historiques français ou anglais, sans oublier les américains, qui sont excellents aussi.

Capitaine Alatriste se rapproche-t-il de Cyrano De Bergerac ou de La Reine Margot, ou davantage de Les Trois Mousquetaires ?
Cyrano De Bergerac avait une mise en scène fantastique. Capitaine Alatriste est très loin de Les Trois Mousquetaires parce qu’Alatriste n’a pas ce style du bretteur talentueux et flamboyant.
Je ne voulais pas faire un film à grand spectacle. Je voulais faire plus que ça ! Pas un film philosophique, ce serait prétentieux, mais un film de personnages. L’Espagne du XVIIe siècle avait une dimension de confusion et de fausseté qui n’est pas sans rappeler notre époque...

Interview d'Arturo Pérez-reverte

Dans ses dernières aventures, notamment dans Le Gentilhomme au pourpoint jaune, le célèbre capitaine Alatriste ne brandit pas une épée mais une faux. Il frappe à gauche, à droite, au milieu, il blesse, il tue - même quelques-uns de ses amis. Que lui arrive-t-il ?
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 114 entrées
  • 1er jour IDF : 5 754 entrées
  • 1ère semaine IDF : 459 entrées

  • 1ère semaine France : 11 263 entrées