Notes de Prod. : Captifs

    en DVD le 15 Février 2012

Notes de tournage

Le 6 juillet 2009 - Zoé Félix et Arié Elmaleh retenus Captifs…

Les comédiens français Zoé Félix (Bienvenue Chez Les Ch'Tis) et Arié Elmaleh (L'Ecole Pour Tous) entameront le tournage du thriller Captifs à partir du 27 juillet prochain, annonce la société de production Sombrero Films.

Le long métrage suivra l'enlèvement de trois humanitaires au Kosovo par des ravisseurs aux motivations effrayantes.

Eric Savin (L'Ennemi Intime) complète la distribution du thriller réalisé par Yann Gozlan. Ce dernier signera son premier long métrage après plusieurs courts-métrages.

Le tournage aura lieu en Alsace. L'équipe du film y sera mobilisée jusqu'au 5 septembre 2009. BAC Films sortira le long métrage courant 2010.

Entretien avec Yann Gozlan

Comment avez-vous conçu ce film ?

Dans les films « de genre », mon intérêt se porte avant tout sur la tension et l’atmosphère. La surenchère d’hémoglobine ou la violence gratuite ne m’attirent pas du tout. Pour Captifs, mon premier long métrage, je souhaitais une histoire simple et classique. Je revendique ce classicisme, loin du trash ou d’une narration déstructurée. Je voulais proposer le film le plus haletant et le plus efficace possible avec des personnages auxquels on puisse s’identifier dans un environnement réaliste. L’autre paramètre que j’ai choisi dès le départ consistait à rester dans une subjectivité proche de celle de l’héroïne, sans pratiquement jamais quitter son point de vue. On ne découvrirait les choses qu’avec elle. Par exemple, ce que l’on apercevrait de l’extérieur le serait à travers le vasistas de sa cellule, et on ne sortirait pas du bâtiment avant qu’elle-même ne le fasse physiquement. C’est à travers elle que l’on appréhende l’environnement angoissant qui l’entoure. Comme l’héroïne, nous n’avons qu’une vision parcellaire de son lieu de captivité. Ce parti pris offrait des possibilités intéressantes en termes de mise en scène, notamment au niveau du son. Le moindre bruit que l’héroïne percevait pouvait alors devenir source de menace. Cette subjectivité favorisait une approche intimiste qui – me semble-t-il – allait accentuer la tension et l’angoisse. Globalement, je préférais privilégier l’épure formelle à la surenchère d’effets.

Entretien avec Zoe Felix

Qu’est-ce qui vous a tentée dans ce projet ?

Je ne suis pas forcément fan des thrillers horrifiques ou des films de genre, mais le scénario m’a vraiment séduite. On y sentait déjà une réelle tension, sans les excès parfois grotesques que l’on peut voir souvent. Il y avait aussi un vrai personnage à défendre. La rencontre avec Yann m’a définitivement convaincue. Lorsque nous nous sommes rencontrés, quelque chose dans son regard m’a tout de suite rassurée. J’ai aussi été touchée par sa vision du rôle et la façon dont il m’envisageait dedans. Il avait une perception de moi, à la fois féminine et athlétique, que jamais personne n’avait décelée. Par un joli hasard, je connaissais déjà Yann pour avoir fait partie d’un jury à Gérardmer qui avait récompensé son brillant court métrage, « Echo ». Malgré son jeune âge, Yann est très cinéphile, précis et déterminé. Il portait ce projet de façon viscérale. C’est aussi son premier long métrage et on sentait chez lui l’enthousiasme et la ferveur d’une première œuvre. Nous avons tout de suite fonctionné sur la même longueur d’onde. Yann n’est pas là pour paraître, il est là pour faire. Je l’ai tout de suite beaucoup aimé et j’ai eu envie, comme toute l’équipe, de le suivre jusqu’au bout de l’horreur !