Qu’est-ce qui vous a tentée dans ce projet ?
Je ne suis pas forcément fan des thrillers horrifiques ou des films de genre, mais le scénario m’a vraiment séduite. On y sentait déjà une réelle tension, sans les excès parfois grotesques que l’on peut voir souvent. Il y avait aussi un vrai personnage à défendre. La rencontre avec Yann m’a définitivement convaincue. Lorsque nous nous sommes rencontrés, quelque chose dans son regard m’a tout de suite rassurée. J’ai aussi été touchée par sa vision du rôle et la façon dont il m’envisageait dedans. Il avait une perception de moi, à la fois féminine et athlétique, que jamais personne n’avait décelée. Par un joli hasard, je connaissais déjà Yann pour avoir fait partie d’un jury à Gérardmer qui avait récompensé son brillant court métrage, « Echo ». Malgré son jeune âge, Yann est très cinéphile, précis et déterminé. Il portait ce projet de façon viscérale. C’est aussi son premier long métrage et on sentait chez lui l’enthousiasme et la ferveur d’une première œuvre. Nous avons tout de suite fonctionné sur la même longueur d’onde. Yann n’est pas là pour paraître, il est là pour faire. Je l’ai tout de suite beaucoup aimé et j’ai eu envie, comme toute l’équipe, de le suivre jusqu’au bout de l’horreur !