Ce Que Pensent Les Hommes est inspiré du best-seller de deux des auteurs de la cultissime série
Sex And The City, Greg Behrendt et Liz Tuccillo, paru en France sous le titre « Laisse tomber, il te mérite pas ! ». Ce film est l’intemporelle, tragique et réjouissante histoire de l’incompréhension entre les hommes et les femmes...
Plusieurs personnages entre vingt et trente ans se croisent et tentent de comprendre l’autre sexe, naviguant dans les eaux troubles des relations amoureuses au risque de se noyer. Du simple rendez-vous galant au mariage, chacun tente désespérément de décrypter les signaux émis par l’autre, et espère être l’exception qui confirme la règle...
Gigi
Peut-être qu’il m’a appelée et que je n’ai pas eu le message. Ou peut-être qu’il a perdu mon numéro. Ou alors il était en voyage, ou il a été renversé par un taxi, ou bien sa grand-mère est morte...
Alex
Ou peut-être qu’il n’a aucune envie de te revoir.
S’il vous est déjà arrivé d’attendre un coup de fil en vous demandant pourquoi il n’appelle pas alors qu’il avait dit qu’il le ferait, ou si vous vous êtes déjà demandé pourquoi elle ne veut plus coucher avec vous, ou si vous n’arrivez pas à faire évoluer votre relation... alors c’est peut-être tout simplement que vous ne l’intéressez pas.
Ken Kwapis, le réalisateur, déclare : «
Ce Que Pensent Les Hommes est sans doute le premier film inspiré par une réplique d’un épisode d’une série télé ! ». C’est effectivement une simple phrase qui a inspiré Greg Behrendt et Liz Tuccillo, deux des scénaristes de
Sex And The City » : « He’s just not that into you ». Ce n’est pourtant pas un film qu’elle leur a d’abord donné envie d’écrire, mais un livre, devenu un best-seller.
Greg Behrendt, qui a également animé un talk-show destiné à ceux éprouvant des difficultés à trouver l’âme sœur, confie : « Je ne suis pas venu au monde en espérant écrire un livre sur les relations amoureuses ! Tout est parti d’un commentaire que j’ai fait à une amie lors d’un déjeuner. Dire à une femme qu’un homme ne l’appelle pas parce qu’elle ne l’intéresse pas me semblait tomber sous le sens. »
Nancy Juvonen, productrice du film, commente : « J’ai adoré cet épisode de
Sex And The City. Après l’avoir vu, j’ai acheté le livre et j’ai beaucoup aimé son approche pragmatique et pleine d’humour des relations hommes/femmes, et sa façon de mettre noir sur blanc toutes les histoires qu’on se raconte pour expliquer pourquoi il ou elle n’appelle pas ou pourquoi on ne reçoit pas cette invitation qu’on attend si impatiemment. J’ai tout de suite eu envie d’en faire un film. Je voyais un film choral qui tourne autour de ce concept tout simple, « il n’est pas intéressé », sans forcément prononcer la phrase telle quelle. A l’époque, je n’imaginais pas un casting aussi prestigieux ! »
Nancy Juvonen poursuit : « La première chose à faire, c’était d’avoir un bon scénario. Le livre est un recueil d’anecdotes. On y croise des femmes qui s’adressent à Greg et lui disent : « Bon, d’accord, je comprends ce que tu dis, mais je suis vraiment convaincue que ce type a perdu mon numéro de téléphone, parce qu’il avait l’air de beaucoup m’apprécier quand on s’est rencontrés au bar. » Et la réponse de Greg est plus ou moins : « Mesdames, cet homme ne s’intéresse pas à vous, trouvez-en un qui le sera. » Mais il n’y avait pas de structure narrative proprement dite. »
La productrice a alors fait appel à l’équipe de scénaristes formée par Abby Kohn et
Marc Silverstein, avec qui elle avait travaillé quelques années auparavant sur la comédie à succès
College Attitude de Raja Gosnell.
« C’était un peu comme reformer un groupe de rock : on avait tous évolué en dix ans, on avait vécu des choses – on était d’autant plus dynamiques, et sans doute un peu plus malins ! Et surtout, on avait plus d’expérience dans les relations humaines et amoureuses, de quoi nourrir le scénario. Nous avons commencé par nous pencher sur nos propres histoires, sur celles de nos amis et connaissances, et par les mettre en forme et les améliorer. Marc et Abby sont d’excellents scénaristes, parmi les meilleurs, et on s’est amusés comme des fous. »
Abby Kohn explique : « Nous avons examiné les titres des chapitres : « S’il ne vous appelle pas », « S’il couche avec une autre », « S’il ne vous épouse pas »... Ce sont eux qui ont été notre principale inspiration, car le livre n’avait pas véritablement de personnages ni d’intrigue. Chacun des titres des chapitres et des sujets qu’ils abordent a inspiré une histoire particulière. C’est ainsi que nous avons développé notre idée de film choral. »
Abby Kohn et
Marc Silverstein ont laissé le titre du livre les guider dans le processus d’écriture. Silverstein déclare : « Si un homme se comporte comme si vous ne l’intéressiez pas, alors c’est effectivement que vous ne l’intéressez pas. C’est aussi simple que ça : le livre et le film sont la concrétisation de quelque chose d’évident. Le conseil que donne Greg dans le livre est le suivant : « Peu importe pourquoi il n’est pas attiré, c’est comme ça et c’est tout. Les raisons n’ont aucune importance, seuls les faits comptent. »
Abby Kohn ajoute : « Les femmes ont tendance à suranalyser tout ce qui se passe au sein d’une relation. Même si la conversation qu’on a eue avec ce type si charmant n’a duré que 45 secondes, la décortiquer et l’analyser peut nous prendre quatre ou cinq heures. C’est ce qui nous a donné cette idée dans notre portrait de Gigi, Janine et Beth : elles travaillent dans le même bureau, du moins elles sont supposées travailler, mais ce qu’elles font en fait, c’est disséquer un message téléphonique qu’on leur a laissé ou décider quel sera le prochain message qu’elles vont laisser, et ainsi de suite. Tout cela paraît tout à fait concret et réaliste ! »
Pour réaliser le film,
Nancy Juvonen s’est tournée vers
Ken Kwapis, spécialiste de la comédie chorale au cinéma et à la télévision. Celui-ci est en effet habitué à travailler avec des histoires qui s’entrecroisent et interagissent les unes avec les autres, et tournent autour des relations humaines et amoureuses, puisqu’il a été réalisateur de la série « The Office ». Il connaît bien aussi les histoires reposant sur des personnages féminins forts puisqu’on lui doit
Quatre Filles Et Un Jean.
En découvrant le scénario,
Ken Kwapis n’a pas hésité une seconde : « Si le livre a eu tant de succès, c’est parce qu’on s’y retrouve complètement, qui que l’on soit. Le scénario avait la même qualité. Je l’ai adoré. J’ai été frappé par le fait que je me suis senti proche de chacun des neuf personnages, cinq femmes et quatre hommes, de la même façon. Et puis le ton était très drôle, et cette drôlerie naissait de comportements absolument réels et identifiables, et très souvent embarrassants... Des choses que j’avais faites moi-même, et que nous avons tous faites ! Chacun, en voyant ce film, se dira : « C’est moi ! ». »
Le réalisateur confie sur le ton de la plaisanterie : « J’ai fait beaucoup de recherches pour me préparer à ce film... et ce bien longtemps avant de savoir que j’allais le réaliser ! J’avais 16 ans quand j’ai eu mon premier rendez-vous, et je me suis marié à 30 ans. Entre mon premier flirt et mon mariage – et même après – j’ai fait toutes les erreurs possibles et imaginables dans ma relation au beau sexe... »
Nancy Juvonen se souvient : « La première chose que m’a dite Ken a été : « Je ne suis pas l’un de ces personnages, je les suis tous ! Je me sens proche de chacun, hommes et femmes confondus ». Nous avons parlé pendant deux heures et demie, et ce fut une conversation stimulante et enrichissante. Nous avions l’impression d’être de vieux amis alors qu’on se rencontrait pour la première fois. »
Ken Kwapis commente : « On s’est tout de suite compris Nancy et moi. On voulait faire un film dans lequel il n’y aurait ni bons ni méchants, juste des gens qui font des choix. Nous avions le sentiment que ce film pourrait initier des discussions sur ces choix, et que le public pourrait être d’accord ou pas mais qu’il comprendrait pleinement pourquoi les personnages les font. Notre mission était de présenter les personnages d’une manière qui empêche les spectateurs de les condamner. »
Le réalisateur poursuit : « Ce film parle de gens qui interprètent mal les signaux que d’autres leur adressent. C’est toute l’histoire des relations humaines ! Il y a sans doute autant d’hommes qui sollicitent des femmes et se font rabrouer que de femmes qui sont repoussées par des hommes. Hommes et femmes sont chacun en pleine confusion dans cette histoire, les hommes commettent autant d’erreurs que les femmes, c’est un film merveilleusement divertissant et vrai ! »
Mary
Les choses ont changé. Les gens ne se rencontrent plus en vrai. Si je veux me rendre plus attirante aux yeux du sexe opposé, je ne vais pas chez le coiffeur me faire faire une nouvelle coupe, je mets mon profil à jour sur Internet.
L’une des plus grandes difficultés rencontrées par les scénaristes a été de créer des personnages illustrant chacun des chapitres du livre, et de faire se rencontrer ces histoires.
Ken Kwapis explique : « Le personnage A sort avec le personnage B, le personnage B est très attiré par le personnage A mais celui-ci l’est par le personnage C. Ce personnage C a une liaison avec le personnage D, qui est marié au personnage E. E travaille avec F. Et ainsi de suite. Voilà l’histoire – ou plutôt, les histoires. »
Marc Silverstein précise : « C’est assez complexe, et nous avons fait un schéma en commençant par Gigi et Conor. »
Abby Kohn ajoute : « Tout part de leur premier rendez-vous. »
La rencontre d’un couple se transforme en neuf histoires imbriquées les unes dans les autres. Garder le fil avec autant de relations et de personnages était un challenge, tout comme le casting des acteurs pour chacun des rôles.
Le réalisateur commente : « Dans toute comédie romantique ordinaire, le premier travail du réalisateur est de choisir deux acteurs qui semblent partager une certaine alchimie. Ici, il fallait choisir plusieurs acteurs qui devaient avoir plusieurs alchimies les uns avec les autres. C’était un vrai casse-tête ! C’est une sorte de variation sur un thème. Nous souhaitions beaucoup de variations et en même temps, il fallait qu’il y ait une certaine consistance, une cohérence entre tous les rôles et toutes les histoires. »
Nancy Juvonen était ravie de la distribution. « Nous avons des acteurs et des actrices fantastiques pour raconter cette histoire, et nous avons vite réalisé que chacun d’eux se sentait concerné d’une façon qui lui était personnelle. Ils ont approché et incarné leurs personnages de manière très naturelle parce qu’ils s’en sentaient proches instinctivement. »
S’il ne vous appelle pas...
Ginnifer Goodwin joue Gigi, le personnage qui agit comme le catalyseur de toute l’histoire.
« J’ai adoré le concept, confie-t-elle. Si vous réussissez à inclure cette notion, « il n’est pas intéressé », dans votre schéma de pensée, cela peut vous permettre de vivre des relations plus épanouissantes et vous apporter une plus grande confiance en vous, parce que vous pouvez mieux comprendre l’autre et agir en connaissance de cause. Les sentiments sont alors plus francs et honnêtes. »
Nancy Juvonen savait que ce rôle était particulièrement délicat à interpréter. « Gigi est le cœur émotionnel du film, et elle représente aussi la personne que nous avons tous été autrefois – et que nous sommes parfois encore. Certains d’entre nous ont mieux joué leur partie, d’autres l’ont fait plus calmement, et d’autres encore ont probablement plus mal joué qu’elle. Tout ce que veut Gigi, c’est un homme dans sa vie. Pour elle, c’est très important qu’il lui téléphone, et de l’appeler s’il ne l’a pas fait, et de faire un saut devant chez le type en espérant tomber sur lui « par hasard ». Elle peut mettre les gens un peu mal à l’aise, mais elle est si honnête et franche dans sa quête qu’on ne peut pas la juger.
Ginnifer Goodwin était idéale pour ce rôle. Elle est très intelligente mais elle a aussi ce côté fleur bleue attachant. Elle donne tout ce qu’elle a, et de la même manière qu’elle embrasse la vie, elle a embrassé le rôle. »
Ginnifer Goodwin confie : « J’ai été séduite par le caractère honnête et droit du personnage. Gigi est absolument adorable. Elle a très envie de trouver son âme sœur, de se marier et de vivre heureuse à jamais, mais elle a été mal préparée à la réalité des relations avec les hommes. On l’a très mal instruite, elle ne sait pas interpréter les signes, ce qui l’amène à trop analyser les choses au point d’en être obnubilée. Elle s’embarque dans l’aventure et reste à bord du train jusqu’au bout, qu’il aille ou non dans la bonne direction. Mais elle ne se laisse pas abattre. »
Ken Kwapis note : « Nombreux sont les moments d’embarras dans le film, et Gigi a la part du lion en ce qui concerne ces situations gênantes. Mais elle se montre toujours trop ouverte, trop vulnérable. Elle fonce tête baissée en se faisant des illusions et finalement, elle n’arrive à rien avec personne. »
Kevin Connolly joue Conor, avec qui Gigi a rendez-vous. L’acteur déclare : « Conor est un jeune agent immobilier aux dents longues. Il a une affaire qui marche, mais il cherche encore sa voie. »
Ce qu’ignore Gigi, c’est que Conor est attiré par une autre.
Kevin Connolly explique en souriant : « Conor est raide dingue d’Anna. Elle lui jette de temps en temps un os à ronger, elle se débrouille pour le tenir en haleine en permanence. Lui ne voit rien, il est complètement envoûté par elle ! »
Nancy Juvonen précise : « Nous ne voulions pas que Conor soit comme un petit chien qui fait le beau devant Anna, mais qu’il apparaisse comme un type qui a vraiment un objectif. »
S’il ne couche pas avec vous...
Malheureusement pour Conor, Anna a d’autres plans.
Scarlett Johansson, qui interprète la jeune femme, explique : « Anna est prof de yoga, et c’est aussi une artiste et une chanteuse. C’est un esprit libre qui avance dans la vie toutes antennes dehors, à l’affût des opportunités. Conor est pour elle quelque part entre l’ami et le petit ami : elle apprécie sa compagnie mais n’a pas envie d’une vraie relation amoureuse avec lui. Elle aime bien l’avoir à ses côtés, le voir baver la flatte, elle lui envoie des signaux brouillés et cela le frustre beaucoup.»
Anna se tourne fréquemment vers son amie Mary pour des conseils, même si celle-ci n’est pas toujours avisée.
Drew Barrymore, qui est aussi l’une des productrices exécutives du film, incarne cette jeune femme qui travaille au service publicité dans un journal local de Baltimore.
Elle explique : « J’ai été touchée par Mary et ses difficultés à trouver l’homme idéal. J’ai aimé aussi que tous ses amis essaient de l’accompagner dans cette approche moderne, technologique et déroutante, parfois peu romantique, de l’amour. Il n’y a pas si longtemps, on pouvait attendre pendant des mois qu’une malheureuse lettre arrive, et maintenant, tout est instantané. »
Ken Kwapis observe : « Mary a très envie de se trouver un petit ami, mais elle est en quelque sorte victime de la technologie. Elle est victime de ses e-mails, d’Internet, des messages téléphoniques. Elle le dit elle-même, elle est victime de tout. Elle s’est fait jeter au moyen de toutes les technologies possibles. »
Nancy Juvonen raconte : « Drew s’est instantanément sentie proche de Mary. Je crois qu’elle-même est un peu perdue face à la technologie. Et c’est de toute évidence une vraie romantique. Mary cherche à rencontrer quelqu’un – elle figure sur MySpace et sur Facebook, voilà pourquoi elle finit par avoir des relations potentielles qui ne mènent nulle part. Le personnage était un moyen de représenter la technologie et la manière dont on communique de nos jours, la façon dont hommes et femmes se rencontrent, avec toutes ces méthodes qui paraissent mathématiques et électroniques, au lieu de simplement rencontrer les gens pour de vrai. C’est déjà à mon avis suffisamment difficile de communiquer par téléphone, alors qu’on ne peut ni se toucher ni se voir... Mais maintenant, lire ce que quelqu’un est censé dire, se plonger dans deux lignes d’un message écrit électroniquement, demander à ses amies ce qu’elles croient qu’il a voulu dire, si on doit le rappeler ou non... Les choses ne sont plus comme il y a encore dix ans. La facilité avec laquelle on peut émettre un message sexy ou un message de rupture fait un peu froid dans le dos... Bon, ça peut aussi parfois être amusant. C’est une nouvelle ère. On avance en terrain inconnu. »

S’il ne vous épouse pas...
Si Mary et Anna cherchent toujours l’amour, Beth et Neil, eux, l’ont trouvé. Pourtant, ils ne sont pas sûrs que cela suffise. Neil, un photographe qui a une relation stable depuis plusieurs années avec Beth, est interprété par
Ben Affleck.
Nancy Juvonen explique : « Neil est un personnage particulièrement intéressant parce qu’on se fait une image de lui et qu’il se révèle complètement différent. Neil ne croit pas au mariage. Il est avec Beth depuis plus de sept ans et il l’aime réellement, mais il croit que le fait de se marier change les choses.
Ben Affleck est quelqu’un de charmant et de drôle, qui prend les choses tranquillement. C’est exactement ce que nous voulions pour Neil. C’est aussi un homme au tempérament d’artiste, un penseur plein d’intelligence. »
Jennifer Aniston observe : « Beth et Neil sont ensemble depuis sept ans, et lui est très heureux de ne pas être marié. Il ne croit pas au mariage et ne comprend pas les gens qui ont envie de se marier. Mais Beth veut se marier et elle commence à se dire qu’elle a été trompée quelque part... »
Nancy Juvonen précise : « Beth a affronté cette attitude pendant de longues années et elle a accepté parce qu’elle vit avec Neil une relation fabuleuse, mais elle veut davantage à présent. Il s’avère que sa petite sœur va se marier très prochainement, et cela pousse Beth à réagir. »
S’il couche avec une autre...
Beth et Gigi travaillent dans le service marketing d’une société qui commercialise des épices, où travaille aussi Janine. Epouse de Ben, cette dernière est en train de redécorer sa maison et projette de fonder une famille.
Ken Kwapis explique : « Janine refait sa maison, mais je crois que d’une certaine façon, ce dont elle a réellement envie, c’est de refaire son couple. »
Jennifer Connelly ajoute : « Janine a des valeurs traditionnelles. Pour commencer, elle déteste mentir. Pour elle, c’est très important d’être avec quelqu’un de franc et d’honnête, de pouvoir faire confiance à la personne avec qui elle vit. Elle aime l’idée du mariage. Elle et Ben se connaissent depuis longtemps, ils étaient meilleurs amis quand ils étaient jeunes et ils se sont mariés. Au bout d’un certain temps, beaucoup d’habitudes se sont installées. À présent, ils sont prisonniers de la routine. »
Ben est interprété par
Bradley Cooper.
Nancy Juvonen raconte : « Lorsque
Bradley Cooper est arrivé pour son audition, nous avons tous dit : « Voilà notre Ben ! ». Il était totalement sincère, il n’y avait rien de mièvre ni de mielleux dans son personnage. Il laisse voir ses sentiments, il est transparent. »
Bradley Cooper explique : « J’avais très envie de jouer Ben parce qu’il est en proie au conflit, il est complètement paralysé par ses peurs. C’est un avocat, marié à Janine, sa petite amie d’université. Il se promène un peu dans l’existence, il ne se mouille pas, il ne prend pas vraiment position dans son couple. Puis il rencontre cette fille et il ne peut plus s’en passer. J’ai aimé que ce film fasse un portrait sans fard des relations amoureuses, de ce que veulent les gens et de ce qu’ils font, sans adoucir quoi que ce soit. »
Alors Vous Ne L’intéressez Pas.
Ken Kwapis explique : « Alex, joué par
Justin Long, est dans les faits la voix du livre. »
Justin Long commente : « Mon personnage est un donneur de conseils. C’est le genre de type plutôt franc, sûr de lui, qui dit ce qu’il pense. Il pige les choses, il comprend les femmes parce qu’il en a eu son content. Mais il ne s’autorise plus à tomber amoureux. Lorsqu’il rencontre Gigi, elle a besoin de ses conseils – du moins c’est ce qu’il s’imagine. Ils s’engagent dans une sorte de relation à la MY FAIR LADY dans laquelle Alex joue les Henry Higgins pour Gigi-Eliza Doolittle. Il tente de lui faire comprendre que les hommes ne sont pas si compliqués, et que si un type n’appelle pas, cela ne veut pas dire qu’il ne l’aime pas ni qu’il ne la trouve pas séduisante, juste qu’elle ne l’intéresse pas tant que ça. Il est probablement en train d’en appeler une autre. »
Ken Kwapis note : « Alex est l’homme qui révèle la dure vérité aux femmes du film. Il est propriétaire d’un restaurant, et de par son métier, il observe en permanence des couples en train de jouer le jeu de la séduction, de se rencontrer, de se retrouver, d’essayer de se rapprocher... Il connaît bien tout cela, il sait comment ça marche. Quand il fait la connaissance de Gigi, il décide de la prendre sous son aile et de devenir son Pygmalion. Il tente d’implanter dans son esprit cette vérité toute simple : « Ne te trompe pas sur les signaux ». »
Nancy Juvonen ajoute : « Alex ne veut qu’observer. Il fait des mots d’esprit sur la question des relations hommes/femmes, mais ne se jette jamais à l’eau lui- même. Il s’approche du bord, il trempe les orteils et il juge les autres de loin, ceux qui sont dans le bain et nagent, et se conduisent comme des idiots... »
Le seul personnage du film qui a effectivement tout compris est Ken, le père de Beth. Il est incarné par l’acteur et musicien
Kris Kristofferson.
Celui-ci explique : « Ken est un personnage amusant parce qu’il dit ce qu’il ressent. Il est en retraite, il ne se gêne pas pour dire ce qu’il veut à qui il veut, et je me sens proche de lui là-dessus !
« J’ai beaucoup aimé tourner dans ce film auprès d’acteurs aussi formidables que ceux-là. Un très bon scénario avec de très bons comédiens ! Et aussi une excellente équipe technique. Tout cela a été une expérience très agréable. »
Ken Kwapis note : « Avec tous ces personnages différents, le public peut se retrouver avec plaisir chez au moins un des protagonistes ou dans les réactions des uns et des autres. L’ensemble des acteurs reflète la majeure partie des comportements humains, avec justesse et humour. On se retrouve tous en eux. »
Greg Behrendt, un des deux auteurs du livre, ajoute : « Tous ceux qui ont travaillé sur ce film ont fait un boulot formidable, ils n’ont pas exagéré les choses et ont su trouver le ton juste, tout en tirant le meilleur de ce que nous avons mis dans le livre.»
Beth
Tu n’as jamais eu l’impression que ne pas se marier était contre nature ?
Neil
Qu’une chatte allaite un petit singe, ça, c’est contre nature. On est seulement deux personnes qui ne sont pas mariées !
Avec toutes ces relations et ces interconnexions, les cinéastes se sont trouvés face une comédie romantique qui n’a rien de conventionnel.
Ken Kwapis remarque : « Une des choses qui distinguent
Ce Que Pensent Les Hommes de la plupart des comédies romantiques, c’est qu’en général, elles mettent en scène un homme et une femme et que la question n’est pas de savoir s’ils finiront par se mettre ensemble, mais comment ils le feront. Dans notre film, il y a neuf personnages, et la question est : est-ce qu’au moins un seul d’entre eux finira par être en couple ? ».
La réponse à cette question et la clé pour bien comprendre l’un des aspects du thème central du livre et du film est la règle du « il n’y a pas d’exception ».
Nancy Juvonen explique : « Si un homme ne vous appelle pas, ne vous appelle toujours pas et continue à ne pas vous appeler, la conclusion est : il ne veut pas vous appeler. L’exception à la règle, c’est quand il ne vous appelle pas parce qu’il a attrapé une grippe foudroyante et qu’il n’a même pas la force de soulever son téléphone. Évidemment, les exceptions comme celle-ci sont rarissimes. La règle de base est que si un type agit comme s’il n’en avait rien à faire de vous, c’est précisément parce qu’il n’en a rien à faire de vous. Gigi s’accroche désespérément à l’idée qu’elle pourrait être l’exception. »
La productrice poursuit : « L’un des points que nous voulions souligner est que toute femme, de bonne foi, est persuadée d’être l’exception à la règle. Elle pense qu’elle est différente. Bien sûr, dans la plupart des cas c’est faux. »
Nancy Juvonen sourit : « Vous pouvez en effet être l’exception, à condition de trouver la personne qui convient, celle aux yeux de laquelle vous serez cette exception et qui sera l’exception à vos yeux. Mais cela ne peut arriver que si vous vous considérez d’abord comme la règle... et c’est tout le problème de Gigi. »
Ken Kwapis souligne : « C’est très difficile, quand vous êtes intéressé par quelqu’un, de mesurer à quel point vous, vous l’intéressez, et à partir de là, de savoir si vous devez ou non faire le premier pas. Beaucoup des actes des personnages ont suscité de vives discussions entre les gens de l’équipe, même pendant le tournage. Je n’avais encore jamais entendu des gars de l’équipe technique discuter autant des relations amoureuses sur un tournage ! En général, les hommes sont plutôt discrets sur le chapitre, mais là, les débats faisaient rage. »
Le réalisateur confie : « J’ai beaucoup aimé les nuances du film. Ici, pas de personnages tranchés, ni gentils ni méchants, mais des êtres humains. Impossible de se ranger complètement du côté des blancs ou des noirs, il n’y a que des gris... »
Janine
D’accord. Il n’a pas appelé. Il est peut-être en voyage d’affaires.
Gigi
Il est agent immobilier.Ici, à Baltimore. Son job, c’est de rester en ville.
Pour le cadre de
Ce Que Pensent Les Hommes, les producteurs et le réalisateur ont envisagé New York et Los Angeles, mais ils cherchaient à donner le sentiment que l’histoire se déroulait dans une ville plus petite et intime. Ils ont opté pour Baltimore.
Ken Kwapis déclare : « Baltimore est une très jolie ville, fière de son identité et de sa culture. Elle dégage aussi un sentiment de familiarité, d’intimité. Et j’aime bien son côté industriel, son architecture de brique. »
Gae Buckley, la chef décoratrice, explique : « Ken avait déjà tourné à Baltimore et il aimait la texture et les couleurs de la ville. Nous voulions aussi situer l’histoire dans le contexte du début de l’automne, et utiliser une palette de couleurs automnales. Baltimore correspondait idéalement à ce critère. »
Tout ne pouvant pas être tourné sur place, la difficulté pour la chef décoratrice a été de transformer certains secteurs de Los Angeles en quartiers ouest de Baltimore, alors que cette ville compte des bâtiments qui remontent aux années 1700.
Elle explique : « Ce film compte de très nombreux personnages qui tous, habitent Baltimore, y travaillent et y vivent. Cela faisait beaucoup de lieux différents. Nous avons repéré des endroits à Los Angeles et avons réfléchi à la manière de faire en sorte qu’on les pense situés à Baltimore, une ville dont beaucoup de constructions sont en briques. Et il fallait bien sûr ne pas voir de palmiers. »
L’un des décors préférés de
Gae Buckley est celui des bureaux du journal, le Baltimore Blade. « C’est un endroit petit et agréable, avec beaucoup de vitres et de fenêtres et des murs de brique décapée au sable. Mary étant un personnage intéressant, une originale, j’ai trouvé intéressant de la placer dans ce cadre. »
Les autres décors ont eux aussi été pensés pour refléter la personnalité des personnages. « Beth et Neil habitent un loft, lui est un artiste reconnu, et nous avons utilisé un vrai studio de photographe professionnel. Mais il y avait un autre studio à l’arrière, nous avons donc fabriqué une fenêtre et avons tourné un panorama de Baltimore avec l’enseigne Domino Sugar, et l’avons placé derrière.
« L’enseigne a été un choix délibéré. Lorsque j’effectuais les repérages avec Debbie Dorsey de la Commission du film de Baltimore, elle m’a fait remarquer que l’on voyait l’enseigne Domino Sugar depuis toute la ville. Je me suis donc dit qu’il fallait absolument la mettre dans le film.