Notes de Prod. : Cendrillon

    en DVD le 26 Octobre 2005

Note de production

L'histoire de CENDRILLON avait séduit Walt Disney. Il y retrouvait les qualités de BLANCHE-NEIGE ET LES SEPT NAINS : une héroïne attachante, de véritables personnages antipathiques avec la marâtre et les demi-sœurs, auxquels il adjoignit des souris domestiques qui apportaient l'élément comique, un soupçon de magie avec la bonne fée, une intrigue solide et un dénouement heureux. Pour créer son premier long-métrage d'animation depuis près de dix ans, Wald Disney fit appel à une magie plus grande encore que celle de la marraine de Cendrillon. Il réunit les meilleurs scénaristes, réalisateurs et animateurs. Lui-même assista à toutes les réunions préparatoires. Dessinateurs, concepteurs rédacteurs, assistants, en tout une équipe de 750 personnes fut chargée de donner vie à CENDRILLON. Un million de dessins furent réalisés par les 300 dessinateurs.
Après avoir finalisé le dessin de chaque personnage, il fallut déterminer leurs couleurs. Des mois de recherches furent nécessaires aux chimistes du laboratoire Disney pour inventer de nouveaux coloris et les perfectionner afin de rendre compte au mieux des personnalités ou de l'ambiance de chaque scène. Les pigments utilisés ont été moulus et mélangés selon les procédés secrets des Studios Disney. Au final ; 1 500 coloris et nuances créent une chaleur et une profondeur immédiatement reconnaissables.

Une histoire intemporelle
Tous les contes de fées s'organisent autour d'un motif, souvent biblique. Dans le cas de Cendrillon, il s'agit d'une jeune fille de haute naissance qui a été réduite à l'état de servante. C'est clairement le mythe de l'Homme chassé du jardin d'Eden. Arrive ensuite le rédempteur, le prince, et il y a toujours une clé, un talisman…Dans le cas de Cendrillon, il s'agit de la pantoufle de verre. Et la personne revient à son état premier. Quelles que soient les formes prises par l'histoire à travers les siècles, les thèmes de bases demeurent : la vertu est plus importante que la richesse, et le bien sera toujours récompensé.

Les personnages
Cendrillon
Cendrillon a été sans aucun doute plus difficile à animer qu'une méchante. Elle devait posséder suffisamment de caractère pour soutenir toute l'histoire, en étant à la fois crédible et réelle, et susciter une vraie empathie. Il était important de créer une héroïne convaincante. Si elle n'avait pas été crédible, alors le film n'aurait pas fonctionné, quelle que soit la qualité des autres personnages d'ailleurs. Chez Cendrillon, on devine la souffrance, on perçoit les sentiments, les émotions. Même si elle a des moments de tristesse, elle reste forte. Le public devait être convaincu, se sentir touché par elle.

Portrait d'une méchante marâtre
La belle-mère est l'une des méchantes les plus effrayantes des films Disney. Elle ne pratique pas la magie comme Maléfique, elle n'a pas la flamboyance de Cruella d'Enfer - sa méchanceté se joue à un niveau différent, subtil mais autrement efficace. Walt Disney la décrivait comme « ayant une certaine dignité dans la cruauté ». Il fallait que la belle-mère soit aussi réaliste que Cendrillon. Elle ne pouvait pas avoir un côté cartoonesque, outré ou ridicule comme le roi, le grand duc ou les demi-sœurs.

Les demi-sœurs
Tous les personnages humains devaient être crédibles. Le dessin caricatural des demi-sœurs se marie à la perfection avec le style plus réaliste de Cendrillon et de la belle-mère. Walt Disney les résumait ainsi « Ce sont deux morveuses trop gâtées, un couple de méchants laiderons que leur mère essaie de transformer en beautés ».

La marraine
La bonne fée marraine de Cendrillon a un rôle bref mais vital, c'est grâce à elle que la jeune fille va pouvoir se rendre au bal. Dans le conte de Perrault, cette marraine était une vieille femme, mais Walt Disney l'a vue comme un personnage sympathique et très drôle.