J’avais tellement envie que l’on croie à ces histoires vraies dès la première seconde, qu’il était indispensable que les acteurs principaux soient neufs, pas trop «usés». Dans ce film,
Audrey Dana confirme son immense talent de «femme caméléon» prête à aimer tous ceux qui la méritent.
Laurent Couson est une révélation tant pour son talent de compositeur que d’acteur. L’amitié réelle qui lie
Gilles Lemaire et
Jacky Ido a servi leur complicité car cette relation est au cœur du film. Quant à
Samuel Labarthe, il a dépassé toutes mes espérances par la précision des cibles qu’il avait à atteindre.
Les acteurs Raphaël et Liane Foly, deux nouveaux venus
Il y a quelques années j’ai accompagné ma fille à un concert de
Raphaël. Je m’attendais à voir un spectacle de môme mais
Raphaël m’a cueilli et je me suis dit : «ce mec là est universel.» Il a une sensibilité, des textes, une voix, un physique. On est allé le voir après le concert. On a sympathisé. J’ai fait un nœud à mon mouchoir. et quand j’ai écrit le personnage de Louis, je lui ai proposé le rôle. Quant à Liane, je cherchais une chanteuse qui puisse prendre les tonalités des voix de l’époque.
Liane Foly sait chanter à la façon de Piaf, d’arletty, des chanteuses de rue de l’époque. Quand j’ai entendu tout ce qu’elle pouvait faire avec sa voix, elle s’est imposée à moi.
Une coproduction Les films 13 et les films du Kiosque
Ce n’est pas la première fois que j’ai des co-producteurs, mais c’est la première fois que j’ai délégué le travail de la production. Pendant toute la fabrication du film, j’ai ainsi pu me concentrer sur mon travail d’auteur et de metteur en scène. Je pense que j’ai gagné 30 % de temps et que ça se voit à l’écran. J’ai pu être plus perfectionniste et je vais continuer à déléguer la production de mes prochains films. Un grand merci aux Films du Kiosque de m’avoir proposé cette aventure.
Un film à fins multiples
Il y a plusieurs histoires dans ce film, j’avais donc plusieurs fins sous la main. Et puis, je ne crois pas à la fin des films. Je n’aime pas les histoires qui se terminent bien, ni mal, mais j’adore les histoires chargées d’espoir.
Ici, je rebondis sur quatre espoirs, c’est mon tempérament. Si un jour on disait de moi que je suis le metteur en scène de l’espoir, ce serait le plus beau compliment qu’on pourrait me faire.