Notes de Prod. : Ces amours-là

    en DVD le 13 Avril 2011

Les acteurs

J’avais tellement envie que l’on croie à ces histoires vraies dès la première seconde, qu’il était indispensable que les acteurs principaux soient neufs, pas trop «usés». Dans ce film, Audrey Dana confirme son immense talent de «femme caméléon» prête à aimer tous ceux qui la méritent. Laurent Couson est une révélation tant pour son talent de compositeur que d’acteur. L’amitié réelle qui lie Gilles Lemaire et Jacky Ido a servi leur complicité car cette relation est au cœur du film. Quant à Samuel Labarthe, il a dépassé toutes mes espérances par la précision des cibles qu’il avait à atteindre.

Les acteurs Raphaël et Liane Foly, deux nouveaux venus

Il y a quelques années j’ai accompagné ma fille à un concert de Raphaël. Je m’attendais à voir un spectacle de môme mais Raphaël m’a cueilli et je me suis dit : «ce mec là est universel.» Il a une sensibilité, des textes, une voix, un physique. On est allé le voir après le concert. On a sympathisé. J’ai fait un nœud à mon mouchoir. et quand j’ai écrit le personnage de Louis, je lui ai proposé le rôle. Quant à Liane, je cherchais une chanteuse qui puisse prendre les tonalités des voix de l’époque. Liane Foly sait chanter à la façon de Piaf, d’arletty, des chanteuses de rue de l’époque. Quand j’ai entendu tout ce qu’elle pouvait faire avec sa voix, elle s’est imposée à moi.

Une coproduction Les films 13 et les films du Kiosque

Ce n’est pas la première fois que j’ai des co-producteurs, mais c’est la première fois que j’ai délégué le travail de la production. Pendant toute la fabrication du film, j’ai ainsi pu me concentrer sur mon travail d’auteur et de metteur en scène. Je pense que j’ai gagné 30 % de temps et que ça se voit à l’écran. J’ai pu être plus perfectionniste et je vais continuer à déléguer la production de mes prochains films. Un grand merci aux Films du Kiosque de m’avoir proposé cette aventure.

Un film à fins multiples

Il y a plusieurs histoires dans ce film, j’avais donc plusieurs fins sous la main. Et puis, je ne crois pas à la fin des films. Je n’aime pas les histoires qui se terminent bien, ni mal, mais j’adore les histoires chargées d’espoir.
Ici, je rebondis sur quatre espoirs, c’est mon tempérament. Si un jour on disait de moi que je suis le metteur en scène de l’espoir, ce serait le plus beau compliment qu’on pourrait me faire.

Entretien avec Claude Lelouch

Ces amours là, Le fIlm du cinquentenaire

Tout au long de mon itinéraire dans le cinéma, j’ai eu l’idée qu’un jour je ferai un film de synthèse. En conservant mes passions récurrentes. J’ai essayé de trouver un sens à mon cinéma comme on cherche un sens à la vie. On va à l’essentiel au fur et à mesure que l’on vieillit. Comme un coureur qui se rapproche de la ligne d’arrivée. Dans les cinquante derniers mètres, on oublie toute tactique. Je suis également dans les derniers mètres de ma vie. Je suis en train de faire le dernier sprint de ma vie de cinéaste. Je ne me perds plus en fioritures. Si j’avais fait ce film il y a trente ans, il aurait probablement duré cinq heures.