Notes de Prod. : Chaque jour est une fête...

Note d’intention de la réalisatrice de Chaque jour est une fête

Trois femmes figées dans un contexte social et politique très tendu, où rien ne bouge, de peur d’une catastrophe imminente. Les différents événements ne révèlent que la rigidité de la situation, les empêchant de réagir, d’évoluer, de se développer. À l’instar des héroïnes de ce film, les libanais n'ont pas les moyens de changer, mais nous savons nous amuser dans un monde où notre vie ne pèse pas lourd. Nous vivons aujourd’hui dans une région dévastée par des guerres perpétuellement renouvelées, incapables de jouer un rôle efficace dans une vie politique défaillante.

Nous ne pouvons que faire appel à notre imaginaire comme alternative à un paysage en noir et blanc. Pour nous le cinéma est une petite lucarne à travers laquelle nous exposons certaines de nos pensées, de nos obsessions et de nos craintes. Ces femmes ne sont ni optimistes ni pessimistes, elles attendent simplement un “miracle”, comme nous...
Mais les miracles existent-ils vraiment ?

Dima El-horr, réalisatrice de Chaque jour est une fête

Dima El-Horr nous parle de Chaque jour est une fête

Après avoir vu votre film, on ressent très fort comme une malédiction libanaise. Le Liban est un pays démocratique, multiconfessionnel, qui s'est, en quelque sorte, fait voler son histoire, son droit à la paix. Vos personnages féminins portent ça très fort en eux. Avez-vous fait un film engagé ?
L’histoire de la guerre civile au Liban n’est pas réglée. Car il n’y a jamais eu de réel dialogue entre les différentes factions.Il n’y a jamais eu d’explication claire sur ce qui s’est vraiment passé pendant cette guerre, pourquoi elle a commencé, pourquoi elle s’est terminée...