Notes de Prod. : Charlie et la chocolaterie

    en DVD le 08 Février 2006

Notes de production

Adaptation du classique de Roald Dahl sur grand écran.

En adaptant Charlie et la Chocolaterie pour le grand écran, les producteurs Brad Grey et Richard D. Zanuck savaient peu à peu près ce dans quoi ils s'embarquaient. « Il s'agissait d'un livre qui avait le potentiel, ne serait-ce que visuel, de donner lieu à un film spectaculaire et nous étions enthousiastes à l'idée de pouvoir le produire en restant parfaitement fidèle à l'esprit de Roald Dahl sans trahir da générosité, » explique Grey, actuellement PDG de Paramount Pictures Motion Pictures Group.
Quand vint le moment de choisir un réalisateur, le nom de Tim Burton parut idéal. « Quand on regarde l'ensemble de ses films, on constate qu'ils ont tous en commun intelligence et fantaisie, ce qui convient parfaitement pour une histoire comme celle-ci. De même que Dahl, il ne sous-estime jamais l'intelligence de son public. Dès nos premières discussions, il s'est avéré évident que Tim était fan et qu'il souhaitait rester aussi fidèle que possible au livre, ce qui rejoignait complètement notre approche » explique Brad Grey. « Certains adultes ont oublié leur enfance. Pas Roald, » poursuit Tim Burton. « On trouve donc des personnages qui vous font penser à des gens que vous avez connus et à des enfants avec qui vous étiez à l'école, mais en même temps, le livre convoque des archétypes ancestraux de la mythologie et des contes de fée. C'est un mélange d'émotion ; d'humour et d'aventure complètement atemporel et c'est pourquoi, à mon sens, c'est un récit inoubliable. L'écrivain se souvient parfaitement de son enfance tout en adoptant un point de vue adulte. Voilà pourquoi on peut relire ce livre à tout âge de la vie et y trouver des éléments différents à chaque fois. »

La création du monde de Wonka

« Plutôt que de se reposer systématiquement sur la technique du fond bleu ou vert, nous avons essayé de construire la plupart des décors. Nous avons bâti la majeure partie des décors à 360° pour que les comédiens aient vraiment le sentiment de faire partie de cet environnement » explique le réalisateur. Etant donné que Burton souhaitait se servir, autant que possible, d'effets réels, ce qu'on voit à l'écran résulte souvent d'authentiques fabrications employant divers effets spéciaux et prosthétiques coordonnées par le superviseur Effets Spéciaux Joss Williams. « Lorsque ces effets montraient leurs limites naturelles, nous prenions le relais au département numérique », explique le superviseur Effets Visuels Nick Davis, qui dirigea l'intégration de la technique « motion pictures » à l'infographie concernant « tout ce qu'on pouvait obtenir physiquement sur un plateau. Il s'est agi d'une collaboration entre divers départements, mais tout à commencé avec les dessins de Tim Burton.
L'ascenseur de verre représenta d'autres défis stylistiques. Il fallait que cette structure soit autonome et comporte des portes qui puissent s'ouvrir et se fermer, et il fallait qu'il soit suffisamment solide pour supporter d'être suspendu à une plate-forme ou se s'écraser dans un décor. Il fallait qu'il puisse voler. Pour certaines scènes, les comédiens jouaient sur fond bleu et l'ascenseur était ajouté en post-production.