Beaucoup d’hommes trouveraient sans doute enviable le sort de Charlie, voué à collectionner les femmes et les aventures sans lendemain. Toute femme qui couche avec lui est en effet assurée de trouver le bonheur avec l’homme qu’elle rencontrera ensuite. Résultat : d’innombrables femmes font tout pour qu’il accepte de coucher avec elles, afin de trouver le grand amour… avec un autre !
Dane Cook, star américaine de one-man show et interprète de Charlie, explique : « Au début, Charlie trouve ça absolument génial. Il peut coucher avec toutes les femmes célibataires qu’il veut, sans avoir peur qu’elles ne s’attachent à lui. Il est sûr qu’elles n’essaieront même pas ! »
Pourtant, tout change lorsqu’il fait la connaissance de Cam. Il tombe amoureux fou de cette charmante spécialiste des pingouins, mais il sait que s’il couche avec elle, il la perdra.
Dane Cook précise : « La tension est extrême : elle lui fait des avances, il ne rêve que de ça, mais il doit absolument la repousser parce qu’autrement, il la perdra. Et elle ne comprend pas du tout pourquoi il ne veut pas d’elle. C’est comme une scène de préliminaire amoureux qui durerait tout un film, c’est très douloureux… surtout pour les personnages ! »
S’il veut garder Cam, Charlie doit non seulement trouver comment briser la malédiction, mais aussi se méfier des mauvais conseils de son meilleur ami, Stu, un chirurgien esthétique obsédé par ses patientes, faire attention aux pingouins facétieux, et survivre au rendez-vous le plus écœurant de sa vie, entre autres péripéties.
Dane Cook commente : «
Good Luck Chuck est un film très drôle. Je suis sûr que le public parlera encore de certaines scènes longtemps après avoir quitté la salle ! »
Dan Fogler, qui joue Stu, le meilleur ami de Charlie, commente : « Ce film est complètement dingue. Il pousse l’humour très très loin ! »
L’intrigue pourrait sembler tout droit sortie de l’imagination délirante d’un scénariste hollywoodien, mais la vérité est bien plus surprenante encore : elle est tirée d’une histoire vraie ! Le film a en effet été inspiré par la vie d’un certain
Steve Glenn. Il y a sept ans, le producteur
Mike Karz se trouvait à une fête à Los Angeles avec sa femme, la coproductrice Cece Karz. Ils y ont rencontré Glenn et une amie, la productrice associée
Karen Russell. Ils en sont venus à discuter des mésaventures romantiques de Glenn, qui leur a révélé que plusieurs des femmes avec qui il avait eu une relation suivie avaient rencontré l’homme idéal juste après avoir rompu avec lui…
Mike Karz se souvient : « Cette idée nous a tout de suite semblé idéale pour une grande comédie romantique. Nous avons demandé à Steve d’écrire un traitement, puis nous avons fait appel au scénariste
Josh Stolberg pour développer le scénario. »
Mike Karz s’est associé sur le projet avec
Mark Helfrich, un chef monteur réputé qui cherchait à réaliser son premier film. Helfrich avait déjà prouvé à de nombreuses reprises son talent pour la comédie en montant notamment les trois
Rush Hour. Pour lui,
Good Luck Chuck, qui avait été conçu comme un film déconseillé aux moins de 13 ans, serait bien meilleur s’il était traité comme un film réservé aux plus de 17 ans accompagnés d’un adulte. Il a donc demandé à
Josh Stolberg de retravailler le scénario en le poussant plus loin.
Mark Helfrich note : « Il y avait un énorme potentiel, et restreindre le film à un public plus jeune lui aurait ôté de sa saveur. Il ne fallait pas avoir froid aux yeux ! »
Mike Karz précise : « Les premières version du scénario n’étaient pas aussi irrévérencieuses ni aussi originales que la version que nous avons tournée, et nous en devons tout le crédit à Mark. Il nous a aidés à faire un film bien plus drôle encore que ce qu’il était au départ. »
Condamné à séduire
Mike Karz et
Mark Helfrich étaient convaincus que
Dane Cook, dont la réputation d’humoriste sur scène n’est plus à faire mais qu’on a encore peu vu au cinéma, était leur Charlie idéal. Comédien de stand-up le plus populaire de sa génération, il touche un énorme public à travers ses spectacles, ses tournées et ses émissions spéciales sur HBO.
Mark Helfrich commente : «
Dane Cook était un choix naturel pour incarner Charlie parce qu’il est séduisant et drôle. Tout en étant une star, il a su garder un côté proche du public, qui se reconnaît en lui. Et il a un humour décapant ! »
Mark Helfrich s’est alors rendu au Nouveau-Mexique pour rencontrer
Dane Cook, qui terminait à l’époque le tournage de
Employee Of The Month avec Jessica Simpson et Dax Shepard. Après une première rencontre,
Dane Cook et son agent, le producteur
Brian Volk-weiss, ont lu le scénario.
Brian Volk-weiss se souvient : « Le scénario était tordant ! Nous étions en plein tournage de nuit, j’étais épuisé mais quand j’ai commencé à le lire, je n’ai pas pu m’arrêter. Je l’ai lu d’une traite, dans mon lit, et je n’ai pas pu m’endormir avant d’avoir fini. Et cela a été pareil pour Dane. »
Barry Katz, qui gère lui aussi la carrière de
Dane Cook, commente : « Avec ce film, le public qui connaît
Dane Cook va le retrouver tel qu’il l’aime, et celui qui ne le connaît pas va découvrir toute l’étendue de son talent. Il peut être un type ordinaire avec authenticité et naturel, et il peut aussi être complètement excentrique et déjanté. Sachant combien il peut être incontrôlable, faire ce film était vraiment risqué ! Mais nous avons pris des risques avec le film comme Dane le fait sur scène. Si vous ne vous mettez pas en danger, le public le sent et n’est pas intéressé. »
Dane Cook a tout de suite vu dans
Good Luck Chuck l’opportunité d’apporter au cinéma l’esprit de liberté et d’audace qui a fait sa marque sur scène. Il se souvient : « Je l’ai su après avoir lu à peine trente pages du scénario. Le script franchissait allègrement les bornes, et je sentais que c’était quelque chose que le public aimerait. Et puis il y avait des scènes déshabillées avec la très belle
Jessica Alba… J’étais prêt avant même d’être sûr d’avoir le rôle ! »