Notes de Prod. : Che - 1ère partie : L'Argentin

    en DVD le 08 Juillet 2009

Notes de tournage...

Le 26 Mai 2008 - Steven Soderbergh veut un Che en deux parties

Le réalisateur Steven Soderbergh a fait savoir qu’il souhaiterait que son film Che, un docufiction fleuve de 4h28, soit séparé en deux parties pour en faire deux films distincts.

« Ce que je voudrais faire, a ajouté le cinéaste, c’est diffuser le film en entier pendant une semaine dans les salles, puis le segmenter. Pour moi, ce serait un événement. » Mais les distributeurs ont déclaré qu’il serait mieux de le segmenter dès le départ, comme ils l’avaient fait pour le Grindhouse de Quentin Tarantino et Robert Rodriguez qui avait donné Grindhouse - Boulevard De La Mort et Grindhouse - Planète Terreur. À noter que Soderbergh était d’abord favorable à la diffusion des deux parties ensemble, comme il fut le cas à Cannes lors de l’avant-première, avec un entracte.

Rappelons que Che retrace le destin du très populaire Ernesto « Che » Guevara. La première partie du film évoquant l’insurrection réussie qu’il a menée à Cuba, la seconde faisant référence à la révolte ratée qui a suivi en Bolivie.

En ce qui concerne la longueur peu ordinaire de son film, Steven Soderbergh a déclaré que « si l’on veut mettre les choses dans leur contexte, il faut du temps » Il a également répondu à ses détracteurs qui auraient aimé voir un biopic avec « une structure plus conventionnelle » : « Je trouve ça hilarant d’entendre des gens dire de certains films qu’ils sont trop conventionnels. Parce que lorsque des films justement peu conventionnels sortent, ils semblent s’ennuyer. »

Il aura fait couler de l’encre ce diptyque ! N’empêche que Benicio Del Toro, l’acteur qui s’est passionnément mis dans la peau du Che, a obtenu le prix d’interprétation masculine dimanche à Cannes.
Une belle récompense pour l’acteur principal d’un film jugé trop long et pas assez conventionnel…

Le 12 Février 2008 - Edgar Ramirez dévoile The Argentine...

Edgar Ramirez en dit un peu plus sur le diptyque très attendu de Steven Soderbergh autour du mythique Che Guevara…

L’acteur fait partie du casting de Argentina, première partie des deux films sur le Che, qui se concentre sur la révolution cubaine. Il y incarne Ciro Redondo, compagnon du leader, mort au combat avant l’arrivée à Cuba. Il décrit un tournage chronologique du côté de Porto Rico où beaucoup de place était laissée à l’improvisation. Le film sera selon lui très contemplatif et son personnage est un idéaliste motivé par la possibilité d’offrir une nouvelle éducation aux Cubains. Certains disent que c’est son chapeau que le Che portera ensuite constamment.

Le deuxième film, Guérilla, suivra Ernesto Guevara dans son combat en Bolivie. En tout cas, on peut dire que ça marche fort pour Edgar Ramirez qui après La Vengeance Dans La Peau, sera prochainement à l’affiche d’Angles D'Attaque et incarnera probablement Pablo Escobar dans Escobar d’Antoine Fuqua.

Le réalisateur américain Steven Soderbergh démarre le 25 juillet prochain le tournage de son diptyque sur la vie de Che Guevara. Plus d’infos !

Steven Soderbergh (Bubble, Ocean'S Thirteen) avait annoncé il y a quelques temps son envie de replonger dans la vie d’Ernesto Rafael Guevara de la Serna, plus connu sous le nom de Che Guevara. Le projet qui comprend deux films a enfin pris de l’ampleur, et va se concrétiser le 25 juillet 2007 avec le coup d’envoi du tournage, d’abord en Castillle, puis en Andalousie et enfin à Madrid.. A la production, on trouve une société française : la Wild Bunch.

Au menu de The Argentine et Guerilla : un premier épisode qui se penchera sur les rapports entre le Che et Fidel Castro, préparant la révolte contre le régime proaméricain du dictateur cubain Fulgencio Batista, en 1956. Quant au deuxième volet, il mettra en avant les discours anti-impérialistes du Che au siège des Nations Unies de New York en 1964.
A noter : le projet aurait été initié par Terrence Malick (La Ligne Rouge, Le Nouveau Monde) en 2004.

Pour la tête d’affiche, on retrouvera avec le plus grand plaisir Benicio Del Toro sous les traits d’Ernesto Guevara, et, pour l’accompagner, un casting de choix : Javier Bardem (Les Fantômes De Goya), Ryan Gosling (Half Nelson), Franka Potente (La Mort Dans La Peau) et Catalina Sandino Moreno (Fast Food Nation).
Les deux films seront tournés en espagnol, avec un budget de 70 millions de dollars. Aucun problème pour la majorité de l’équipe d’origine espagnole, sauf peut-être pour l’américain Ryan Gosling qui va devoir bûcher ! Bien qu’étant allemande, Franka Potente - qui va jouer le rôle de l’interprète allemande Tamara Bunke - devrait s’en sortir si comme son personnage elle maîtrise les deux langues.

Si tel n’est pas encore le cas… Ryan lui proposera sans doute de réviser ensemble le soir à la pause, et tous deux reviendront trilingues de cette aventure : pas mal, non ?

Steven Soderbergh à propos du film

J’ai eu envie de consacrer un film (ou deux) au Che, non seulement parce que sa vie a des allures de roman d’aventures, mais parce que je suis fasciné par les défis techniques qu’entraîne la mise en application d’une vision politique de grande envergure. J’avais envie d’illustrer en détail les efforts psychiques et physiques que nécessitèrent ces deux campagnes ; de montrer le processus par lequel un homme doté d’une volonté indomptable va découvrir sa capacité à inspirer et mener d’autres hommes. Le Che ne l’aurait sans doute jamais admis, mais le style compte. Il compte assurément dans un film, et il est un élément crucial dans la compréhension de ces deux films. Le Che : 1ère Partie est encadré par des images de la visite du Che à New York en 1964. C’est au cours de ce voyage que celui-ci exprima, sur la plus grande scène du monde, son mépris pour l’impérialisme et pour tous les pays d’Amérique Latine qui se plieraient aux demandes des États-Unis. Le corps du film évoque la Révolution Cubaine à travers le regard du Che. Les cadrages en Cinémascope et le formalisme des compositions préfigurent l’issue de cet affrontement classique entre oppresseur et opprimé. Mais combien sommes-nous à connaître le pourquoi, le comment et les acteurs de la Révolution Cubaine ? Le Che : 2ème Partie est une fuite en avant au fond d’un cul-de-sac idéologique. Son style visuel nous indique que tout peut y arriver à tout moment. La fin reste imprévisible, et lorsqu’elle survient, on doit encore se demander si l’épilogue de cette histoire n’est pas le prologue d’une autre.

Steven Soderbergh

A propos du film...

« Quarante ans après sa mort, le Che reste un symbole très fort», explique Laura Bickford, une des productrice de Che de Steven Soderbergh.
«Les raisons en sont multiples. Guevara incarne la rébellion juvénile et l’idéalisme, deux choses qui m’apparaissent éternelles et intemporelles.

7 années de recherches

«Jouer le Che a représenté un processus bien particulier et très différent de mes autres rôles», reconnaît Benicio Del Toro, principal interprète ainsi que producteur du film. «S’agissant d’un personnage historique, il fallait partir de l’homme et de ses écrits. Cela nous a conduits à étudier pendant sept ans ce que d’autres ont dit à son sujet. Parallèlement à ces lectures, je suis périodiquement revenu aux propres textes de Guevara.»

Le tournage

Laura Bickford : «Sans Steven, je doute que nous aurions pu faire ces deux films avec un tel budget. L’ensemble de l’équipe a dû travailler à un rythme intensif et s’accommoder d’une pression permanente.»
Soderbergh avait décidé dès le départ de tourner en lumière naturelle avec un minimum de projecteurs. Il put bénéficier, in extremis, d’un tout nouveau prototype de caméra numérique à haute performance : la RED, qui donne une image digne du 35 mm et se distingue par sa flexibilité, sa fonctionnalité et sa légèreté (4,5 kg).
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 1 220 entrées
  • 1er jour IDF : 10 025 entrées
  • 1ère semaine IDF : 82 133 entrées
  • Cumul IDF : 171 884 entrées

  • 1ère semaine France : 234 589 entrées
  • Cumul France : 547 416 entrées