Notes de Prod. : Che - 1ère partie : L'Argentin

    en DVD le 08 Juillet 2009

Le tournage

Laura Bickford : «Sans Steven, je doute que nous aurions pu faire ces deux films avec un tel budget. L’ensemble de l’équipe a dû travailler à un rythme intensif et s’accommoder d’une pression permanente.»
Soderbergh avait décidé dès le départ de tourner en lumière naturelle avec un minimum de projecteurs. Il put bénéficier, in extremis, d’un tout nouveau prototype de caméra numérique à haute performance : la RED, qui donne une image digne du 35 mm et se distingue par sa flexibilité, sa fonctionnalité et sa légèreté (4,5 kg).
«Découvrir la RED, c’est comme entendre les Beatles pour la première fois !», dit le réalisateur. «La RED voit comme moi. J’espère savoir un jour comment on a réussi à faire un outil aussi avancé, aussi organique, aussi remarquablement adapté au plus naturel des phénomènes – la lumière. Pour l’heure, je suis ravi de l’avoir eu sous la main, car elle a vraiment amélioré le film.»

Notes de tournage...

Le 26 Mai 2008 - Steven Soderbergh veut un Che en deux parties

Le réalisateur Steven Soderbergh a fait savoir qu’il souhaiterait que son film Che, un docufiction fleuve de 4h28, soit séparé en deux parties pour en faire deux films distincts.

« Ce que je voudrais faire, a ajouté le cinéaste, c’est diffuser le film en entier pendant une semaine dans les salles, puis le segmenter. Pour moi, ce serait un événement. » Mais les distributeurs ont déclaré qu’il serait mieux de le segmenter dès le départ, comme ils l’avaient fait pour le Grindhouse de Quentin Tarantino et Robert Rodriguez qui avait donné Grindhouse - Boulevard De La Mort et Grindhouse - Planète Terreur. À noter que Soderbergh était d’abord favorable à la diffusion des deux parties ensemble, comme il fut le cas à Cannes lors de l’avant-première, avec un entracte.

Steven Soderbergh à propos du film

J’ai eu envie de consacrer un film (ou deux) au Che, non seulement parce que sa vie a des allures de roman d’aventures, mais parce que je suis fasciné par les défis techniques qu’entraîne la mise en application d’une vision politique de grande envergure. J’avais envie d’illustrer en détail les efforts psychiques et physiques que nécessitèrent ces deux campagnes ; de montrer le processus par lequel un homme doté d’une volonté indomptable va découvrir sa capacité à inspirer et mener d’autres hommes. Le Che ne l’aurait sans doute jamais admis, mais le style compte. Il compte assurément dans un film, et il est un élément crucial dans la compréhension de ces deux films. Le Che : 1ère Partie est encadré par des images de la visite du Che à New York en 1964. C’est au cours de ce voyage que celui-ci exprima, sur la plus grande scène du monde, son mépris pour l’impérialisme et pour tous les pays d’Amérique Latine qui se plieraient aux demandes des États-Unis. Le corps du film évoque la Révolution Cubaine à travers le regard du Che. Les cadrages en Cinémascope et le formalisme des compositions préfigurent l’issue de cet affrontement classique entre oppresseur et opprimé. Mais combien sommes-nous à connaître le pourquoi, le comment et les acteurs de la Révolution Cubaine ? Le Che : 2ème Partie est une fuite en avant au fond d’un cul-de-sac idéologique. Son style visuel nous indique que tout peut y arriver à tout moment. La fin reste imprévisible, et lorsqu’elle survient, on doit encore se demander si l’épilogue de cette histoire n’est pas le prologue d’une autre.

Steven Soderbergh

A propos du film...

« Quarante ans après sa mort, le Che reste un symbole très fort», explique Laura Bickford, une des productrice de Che de Steven Soderbergh.
«Les raisons en sont multiples. Guevara incarne la rébellion juvénile et l’idéalisme, deux choses qui m’apparaissent éternelles et intemporelles.

7 années de recherches

«Jouer le Che a représenté un processus bien particulier et très différent de mes autres rôles», reconnaît Benicio Del Toro, principal interprète ainsi que producteur du film. «S’agissant d’un personnage historique, il fallait partir de l’homme et de ses écrits. Cela nous a conduits à étudier pendant sept ans ce que d’autres ont dit à son sujet. Parallèlement à ces lectures, je suis périodiquement revenu aux propres textes de Guevara.»
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 1 220 entrées
  • 1er jour IDF : 10 025 entrées
  • 1ère semaine IDF : 82 133 entrées
  • Cumul IDF : 171 884 entrées

  • 1ère semaine France : 234 589 entrées
  • Cumul France : 547 416 entrées