Genres : Guerre, Drame, Historique - Durée : 2H27 mn
Sortie en salles le 22 Février 2012 - en VOD/DVD le 22 Juin 2012
Presse ★★★
Spectateurs ★★★

La charge de la cavalerie

La scène où Joey prend pour la première fois contact avec la guerre, en prenant part à l’une des dernières grandes charges de cavalerie contre les forces allemandes, a demandé énormément de travail avec les chevaux. Ces charges ont été la base de l’art de la guerre depuis l’époque des chevaliers mais ont pris fin lors de la Première Guerre Mondiale, lorsque la combinaison des barbelés et des mitrailleuses s’est révélée trop meurtrière pour les troupes à cheval. En 1914, près de 10 % des troupes britanniques faisaient partie de la cavalerie, ce chiffre est tombé à moins de 2 % en 1917.

Pour s’assurer que l’authentique charge de cavalerie qui propulse Joey dans la guerre se déroule sans encombre, a eu recours à un nombre inhabituel de prévisualisations. Il explique : “Il était très important que tout le monde, surtout les dresseurs et les cavaliers, puisse voir ce que l’on attendait d’eux. Je voulais que l’American Humane Association, les cascadeurs et les dresseurs puissent voir les prévisualisations et dire si cela leur paraissait trop dangereux ou si c’était réalisable. Il fallait être bien préparé et assurer la sécurité des chevaux.”

Spielberg a aussi fait appel au docteur David Kenyon, spécialiste de la cavalerie, comme consultant. Celui-ci a été stupéfait de voir l’histoire qu’il étudiait depuis des années prendre vie sous ses yeux. Il se souvient : “Avoir passé autant de temps à étudier la cavalerie dans les livres et la voir soudain devant moi a été un grand moment. La première fois que j’ai vu les cavaliers en uniforme, parfaitement équipés, avec les chevaux se comportant comme ils l’auraient fait à l’époque, cela m’a donné la chair de poule.”

Le nombre de chevaux impliqués dans la scène était impressionnant. précise : “Les charges de cavalerie dépassaient les cent chevaux, les plans prévus devaient être parfaits en deux ou trois prises pour éviter de trop fatiguer les chevaux. C’était un sacré défi.” Spielberg voulait que les chevaux passent à travers les tentes, afin d’accentuer le dynamisme visuel de la scène. Neil Corbould, superviseur des effets spéciaux, explique : “Nous avons utilisé des systèmes de déblocage rapide et des pièces élastiques pour que les tentes s’effondrent au passage des chevaux mais sans être entraînées dans leur sillage. Nous avons aussi utilisé des tables cassables et des chaises en mousse, ce qui, combiné aux effets sonores adéquats, donnait l’impression que les chevaux détruisaient tout sur leur passage mais cela ne les a pas du tout blessés.”

Afin de montrer ce à quoi la cavalerie était confrontée dans cette guerre moderne d’un nouveau genre, le chef armurier Simon Atherton s’est procuré de vieilles mitrailleuses Maxim – la première mitrailleuse autoalimentée, connue sous le nom de “Pinceau du Diable” à cause de sa puissance de feu. Simon Atherton raconte : “Nous avons trouvé des marchands et des collectionneurs auxquels nous avons emprunté des armes en état de marche mais que nous avons évidemment fait tirer à blanc. Par contraste, les soldats britanniques sont équipés de sabres qui sont la réplique du modèle Pattern 1908 et les officiers de sabres du modèle Pattern 1912. Pour obtenir la légèreté des sabres, nous les avons faits en bambou puis nous les avons chromés.”

La sécurité était prioritaire mais les acteurs étaient enthousiastes de participer à cette grande reconstitution. déclare : “Il y a quelque chose de plutôt héroïque chez ces hommes qui se lancent à cheval dans la bataille. Ce devait être impressionnant de les voir ainsi en 1914 avec tant de faste et de détermination.” Pour les jeunes acteurs, c’était aussi une expérience qui donne à réfléchir. se souvient : “Steven m’a donné la plus incroyable des indications pour la scène de charge de cavalerie. Il m’a dit : “Montre-moi ton visage guerrier au début du plan mais lorsque tu sens la caméra passer devant ton visage, je veux te voir rajeunir de vingt ans. Lorsque tu aperçois ces mitrailleuses, tu as 9 ans. Je veux voir l’enfant qui est en toi.” C’est la plus extraordinaire direction de jeu que l’on m’ait donnée. Spielberg a capté la perte d’innocence qui survient lorsque la cavalerie charge.”

Le plus beau voyage est celui qui vous ramène chez vous.

Avec Cheval de Guerre, nous offre une aventure à grand spectacle, une formidable odyssée où se mêlent loyauté, espoir et ténacité. Ce film qui palpite du souffle épique des plus grands classiques du 7e art raconte l’histoire d’un prodigieux cheval en temps de guerre et du garçon qui ne cessera jamais d’avoir foi et confiance en lui. C’est un voyage exaltant qui explore les thèmes de l’amitié, de la fidélité et du courage, émaillé d’amples batailles et de folles échappées ; une odyssée évocatrice dans un monde en plein chaos. Peu importe leur cheminement ou leur apprentissage, le garçon comme le cheval vont de l’avant, guidés par leur ardeur et l’espoir de rentrer chez eux.

l’Odyssée d’un cheval pour rentrer chez lui

l’Odyssée d’un cheval pour rentrer chez lui

Comment raconter une histoire d’amour, de guerre, d’espoir et de courage qui se déroule dans plusieurs pays, lorsque votre personnage principal est un simple poulain de ferme en quête de douceur, d’amitié qui n’aspire qu’à rentrer chez lui ?

a immédiatement eu envie de relever ce défi lorsqu’il a découvert le roman de michael morpurgo, Cheval de guerre. Ce conte merveilleusement inspiré était d’une étoffe bien différente de celle de la plupart des livres. Toutes sortes d’histoires ont été racontées sur la guerre – des histoires de romance, d’héroïsme, de dilemmes moraux, de familles séparées qui surmontent les épreuves. Ici, c’était une histoire en temps de

Du roman à la scène, du théâtre au cinéma

Après de modestes débuts, Cheval De Guerre est devenu un classique de la littérature moderne familiale, une histoire du siècle passé qui parle de ce qui compte dans le monde actuel, puis une pièce de théâtre novatrice qui enflamma le public. Cheval de guerre trouve aujourd’hui une nouvelle incarnation grâce au cinéma. L’aventure a donc commencé sous la plume de michael morpurgo, romancier et auteur pour la jeunesse, qui voulait écrire un conte dénonçant les ravages de la Grande Guerre. Celle-ci est peut-être la plus méconnue du XXe siècle, alors qu’elle a laissé dans son sillage un monde à jamais métamorphosé et toute une génération obligée de se reconstruire sur des cendres. michael morpurgo avait cherché pendant longtemps un moyen original d’écrire sur la guerre. C’est en rencontrant un vétéran dans un bar qu’il le trouva – l’inspiration germa lorsqu’il écouta le récit de cet homme qui évoquait avec flamme non pas ses camarades soldats mais l’incroyable héroïsme des chevaux qui étaient avec eux au combat.

À la decouverte du casting

Pour choisir ses acteurs, spielberg s’est laissé guider par les personnages. Il a parcouru toute l’Angleterre à la recherche d’acteurs correspondant aux rôles, sans se préoccuper de savoir s’ils étaient ou non célèbres. commente : “Steven est connu pour faire de merveilleuses découvertes. Pour lui, faire ce film était une occasion en or de trouver un casting peu ordinaire parce que les rôles sont extrêmement variés. Et tous sont formidables.”

Les chevaux et leurs entraîneurs

Le casting des acteurs de Cheval de Guerre était crucial, mais celui des chevaux l’était tout autant, car ce sont eux qui devaient combler le fossé entre les espèces, établir un rapprochement entre le cheval et l’homme pour placer le public dans une perspective inédite. L’allure impressionnante des chevaux frappe l’imaginaire des réalisateurs depuis les débuts du cinéma – les premières images animées qui furent tournées montraient des chevaux au galop. Au cours du siècle dernier, le cheval a gardé un rôle important dans les films, souvent en toile de fond des westerns, mais aussi au premier plan de classiques comme Sarah, L’étalon Noir et Pur Sang, La Légende De Seabiscuit.

Le Paysage comme un personnage

Outre les chevaux et les hommes, il y a dans chEval DE guErrE un troisième personnage d’importance : les paysages, des terres cultivées irrégulières et romantiques du Devon au No Man’s Land où les cieux sont brumeux et où la terre porte les marques des combats. Pour , chacune des étapes du voyage de Joey, de la ferme à la forêt jusqu’aux tranchées, est l’opportunité d’immerger le public plus profondément encore dans ce que vit le cheval – des expériences pour la plupart au-delà des mots.

Des uniformes... tout sauf uniformes

Les recherches historiques et les caractéristiques des personnages ont également inspiré le travail de la chef costumière, Joanna Johnston, autre collaboratrice de longue date de spielberg. Celle-ci s’était familiarisée avec l’univers militaire pour il faut sauvEr lE solDat ryan. Comme beaucoup d’autres membres de l’équipe, elle entretient des liens personnels avec la Première Guerre Mondiale. Elle précise : “Le frère de ma grand-mère a fait cette guerre et je gardais une photo de lui, juste avant qu’il ne monte à cheval, sa monture patientant et lui se retournant. Je l’ai tout de suite envoyée à Steven ; cette photo est devenue ma façon personnelle d’appréhender le film et a servi de base pour évaluer l’envergure des costumes.”

De bruit et de fureur

Le compositeur John Williams, cinq fois oscarisé, est l’un des collaborateurs de longue date de spielberg. Ses musiques de film riches et émouvantes sont parmi les plus reconnues de tous les temps. Outre la musique de Cheval de Guerre, Williams a composé cette année celle d’un autre film réalisé par , Les Aventures De Tintin : Le Secret De La Licorne. déclare : “C’est une année incroyable pour John parce que je pense que ces films sont deux de nos meilleures collaborations. Les musiques des Aventures de TinTin : Le Secret de la Licorne et de Cheval De Guerre sont diamétralement opposées car composées pour deux films radicalement différents, ce qui montre que John peut s’adapter à tout et qu’il est dans un état de grâce musicale permanent. Je ne sais pas comment il a réussi à composer les deux en un an... mais il l’a fait.”

L'héritage des chevaux de guerre

Au fil de l’histoire de l’humanité, les animaux ont accompagné les soldats dans la bataille, leurs instincts sauvages et naturels servant les ambitions humaines. Les premières unités militaires à cheval sont apparues vers 1000 ans avant J.C. en Assyrie. Hannibal, le général carthaginois conquérant, voyageait avec une phalange d’éléphants cuirassés. L’Empire romain entraînait des “cochons de guerre” dont la férocité était légendaire.
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