Genres : Guerre, Drame, Historique - Durée : 2H27 mn
Sortie en salles le 22 Février 2012 - en VOD/DVD le 22 Juin 2012
Presse ★★★
Spectateurs ★★★

L'héritage des chevaux de guerre

Au fil de l’histoire de l’humanité, les animaux ont accompagné les soldats dans la bataille, leurs instincts sauvages et naturels servant les ambitions humaines. Les premières unités militaires à cheval sont apparues vers 1000 ans avant J.C. en Assyrie. Hannibal, le général carthaginois conquérant, voyageait avec une phalange d’éléphants cuirassés. L’Empire romain entraînait des “cochons de guerre” dont la férocité était légendaire.

C’est au cours de la Première Guerre Mondiale que des millions d’animaux devinrent une partie intégrante des opérations militaires – vivant, mourant et survivant aux côtés des jeunes soldats sur les champs de bataille. Les chiens et les oiseaux portaient des messages, les chameaux et les mules tiraient l’équipement et mêmes les chats domestiques étaient réquisitionnés pour réduire le nombre de rats dans les tranchées. Parmi les espèces animales, ce sont les chevaux qui ont le plus été sacrifiés durant la Grande Guerre – entre 4 et 8 millions d’entre eux périrent dans les deux camps opposés. Tous les types de chevaux ont servi à la guerre, des grands chevaux de trait aux chevaux de selle et de concours comme Joey, prisés par la cavalerie. Au fil de la guerre, n’importe quel cheval en bonne santé a été réquisitionné. Les conditions étaient extrêmement rudes pour eux. À l’instar des soldats, ils ont enduré l’artillerie automatique, les gaz de combat, les hivers glacés, les maladies, le manque de nourriture, l’épuisement et le choc d’être aussi brutalement menés. Au cours de la Première Guerre Mondiale, près de mille chevaux arrivaient par jour d’Angleterre pour remplacer les pertes (les chevaux américains ont aussi servi : 60 000 sur les 182 000 envoyés à l’étranger trouvèrent la mort).

Pour les soldats, l’endurance des chevaux était devenue une grande source d’inspiration et de réconfort. Ceux qui les montaient ou travaillaient avec eux s’y sont profondément attachés, touchés par le stoïcisme des animaux et leur empressement à accomplir les exploits les plus inimaginables. Le cheval n’a plus jamais été utilisé à une telle échelle en renfort de guerre. Les chevaux ont continué de faire partie des campagnes militaires lors de la Seconde Guerre Mondiale, comme moyen de transport sur les terrains difficiles et, occasionnellement, dans la cavalerie. La Grande-Bretagne a fini par reconnaître leur contribution en instituant en 1943 la Médaille Dickin, décernée à ces animaux pour avoir fait preuve de “bravoure remarquable et de dévouement à la tâche.”

“Je crois que tout soldat qui a eu affaire à un cheval ou à une mule finit par les aimer pour ce qu’ils sont et pour l’énorme travail qu’ils ont accompli et accomplissent encore dans et en dehors des zones de combat.” (capitaine sidney galtrey, “The Horse and The War”, 1918)

De nos jours, seule une poignée d’organisations militaires utilise encore les chevaux lors des combats (dont les Janjawids au Soudan), mais les grandes villes du monde entier conservent le souvenir des ancêtres des chevaux de guerre, à travers les forces de police montée. La reconnaissance de ces chevaux qui donnèrent tant d’eux-mêmes en temps de guerre grandit au fur et à mesure que davantage de gens en ont connaissance. En 2004 a été inauguré à Londres, dans Hyde Park, un mémorial en souvenir des animaux de guerre – il comprend une sculpture en bronze d’un cheval noble et solitaire fixant l’horizon.

conclut : “Je suis convaincu qu’une grande partie de l’attrait de Cheval de guerre réside dans le lien profond que nous conservons avec les chevaux, un lien qui remonte au temps où ils étaient intimement liés aux activités et aux ambitions des sociétés humaines. Des siècles durant, ils ont été nos premiers moyens de transport. De grandes armées ont combattu à cheval pour de grandes causes. Nous nous déplacions à dos de cheval, les chevaux ont tiré des armes à feu et des cabriolets. L’avènement de l’automobile les a relégués dans les champs ou le sport, perdant ainsi de leur intérêt pour la société. Pourtant, ils restent aujourd’hui très particuliers à nos yeux. Je pense que, quelque part dans notre essence la plus profonde, sont inscrits ce respect et cette admiration que nous éprouverons toujours pour les chevaux.”

Le plus beau voyage est celui qui vous ramène chez vous.

Avec Cheval de Guerre, nous offre une aventure à grand spectacle, une formidable odyssée où se mêlent loyauté, espoir et ténacité. Ce film qui palpite du souffle épique des plus grands classiques du 7e art raconte l’histoire d’un prodigieux cheval en temps de guerre et du garçon qui ne cessera jamais d’avoir foi et confiance en lui. C’est un voyage exaltant qui explore les thèmes de l’amitié, de la fidélité et du courage, émaillé d’amples batailles et de folles échappées ; une odyssée évocatrice dans un monde en plein chaos. Peu importe leur cheminement ou leur apprentissage, le garçon comme le cheval vont de l’avant, guidés par leur ardeur et l’espoir de rentrer chez eux.

l’Odyssée d’un cheval pour rentrer chez lui

l’Odyssée d’un cheval pour rentrer chez lui

Comment raconter une histoire d’amour, de guerre, d’espoir et de courage qui se déroule dans plusieurs pays, lorsque votre personnage principal est un simple poulain de ferme en quête de douceur, d’amitié qui n’aspire qu’à rentrer chez lui ?

a immédiatement eu envie de relever ce défi lorsqu’il a découvert le roman de michael morpurgo, Cheval de guerre. Ce conte merveilleusement inspiré était d’une étoffe bien différente de celle de la plupart des livres. Toutes sortes d’histoires ont été racontées sur la guerre – des histoires de romance, d’héroïsme, de dilemmes moraux, de familles séparées qui surmontent les épreuves. Ici, c’était une histoire en temps de

Du roman à la scène, du théâtre au cinéma

Après de modestes débuts, Cheval De Guerre est devenu un classique de la littérature moderne familiale, une histoire du siècle passé qui parle de ce qui compte dans le monde actuel, puis une pièce de théâtre novatrice qui enflamma le public. Cheval de guerre trouve aujourd’hui une nouvelle incarnation grâce au cinéma. L’aventure a donc commencé sous la plume de michael morpurgo, romancier et auteur pour la jeunesse, qui voulait écrire un conte dénonçant les ravages de la Grande Guerre. Celle-ci est peut-être la plus méconnue du XXe siècle, alors qu’elle a laissé dans son sillage un monde à jamais métamorphosé et toute une génération obligée de se reconstruire sur des cendres. michael morpurgo avait cherché pendant longtemps un moyen original d’écrire sur la guerre. C’est en rencontrant un vétéran dans un bar qu’il le trouva – l’inspiration germa lorsqu’il écouta le récit de cet homme qui évoquait avec flamme non pas ses camarades soldats mais l’incroyable héroïsme des chevaux qui étaient avec eux au combat.

À la decouverte du casting

Pour choisir ses acteurs, spielberg s’est laissé guider par les personnages. Il a parcouru toute l’Angleterre à la recherche d’acteurs correspondant aux rôles, sans se préoccuper de savoir s’ils étaient ou non célèbres. commente : “Steven est connu pour faire de merveilleuses découvertes. Pour lui, faire ce film était une occasion en or de trouver un casting peu ordinaire parce que les rôles sont extrêmement variés. Et tous sont formidables.”

Les chevaux et leurs entraîneurs

Le casting des acteurs de Cheval de Guerre était crucial, mais celui des chevaux l’était tout autant, car ce sont eux qui devaient combler le fossé entre les espèces, établir un rapprochement entre le cheval et l’homme pour placer le public dans une perspective inédite. L’allure impressionnante des chevaux frappe l’imaginaire des réalisateurs depuis les débuts du cinéma – les premières images animées qui furent tournées montraient des chevaux au galop. Au cours du siècle dernier, le cheval a gardé un rôle important dans les films, souvent en toile de fond des westerns, mais aussi au premier plan de classiques comme Sarah, L’étalon Noir et Pur Sang, La Légende De Seabiscuit.

La charge de la cavalerie

La scène où Joey prend pour la première fois contact avec la guerre, en prenant part à l’une des dernières grandes charges de cavalerie contre les forces allemandes, a demandé énormément de travail avec les chevaux. Ces charges ont été la base de l’art de la guerre depuis l’époque des chevaliers mais ont pris fin lors de la Première Guerre Mondiale, lorsque la combinaison des barbelés et des mitrailleuses s’est révélée trop meurtrière pour les troupes à cheval. En 1914, près de 10 % des troupes britanniques faisaient partie de la cavalerie, ce chiffre est tombé à moins de 2 % en 1917.

Le Paysage comme un personnage

Outre les chevaux et les hommes, il y a dans chEval DE guErrE un troisième personnage d’importance : les paysages, des terres cultivées irrégulières et romantiques du Devon au No Man’s Land où les cieux sont brumeux et où la terre porte les marques des combats. Pour , chacune des étapes du voyage de Joey, de la ferme à la forêt jusqu’aux tranchées, est l’opportunité d’immerger le public plus profondément encore dans ce que vit le cheval – des expériences pour la plupart au-delà des mots.

Des uniformes... tout sauf uniformes

Les recherches historiques et les caractéristiques des personnages ont également inspiré le travail de la chef costumière, Joanna Johnston, autre collaboratrice de longue date de spielberg. Celle-ci s’était familiarisée avec l’univers militaire pour il faut sauvEr lE solDat ryan. Comme beaucoup d’autres membres de l’équipe, elle entretient des liens personnels avec la Première Guerre Mondiale. Elle précise : “Le frère de ma grand-mère a fait cette guerre et je gardais une photo de lui, juste avant qu’il ne monte à cheval, sa monture patientant et lui se retournant. Je l’ai tout de suite envoyée à Steven ; cette photo est devenue ma façon personnelle d’appréhender le film et a servi de base pour évaluer l’envergure des costumes.”

De bruit et de fureur

Le compositeur John Williams, cinq fois oscarisé, est l’un des collaborateurs de longue date de spielberg. Ses musiques de film riches et émouvantes sont parmi les plus reconnues de tous les temps. Outre la musique de Cheval de Guerre, Williams a composé cette année celle d’un autre film réalisé par , Les Aventures De Tintin : Le Secret De La Licorne. déclare : “C’est une année incroyable pour John parce que je pense que ces films sont deux de nos meilleures collaborations. Les musiques des Aventures de TinTin : Le Secret de la Licorne et de Cheval De Guerre sont diamétralement opposées car composées pour deux films radicalement différents, ce qui montre que John peut s’adapter à tout et qu’il est dans un état de grâce musicale permanent. Je ne sais pas comment il a réussi à composer les deux en un an... mais il l’a fait.”
Remonter