Dans une époque où les villes sont surpeuplées, jamais autant de gens n’ont souffert de la solitude. Nous avons tous besoin d’un ou d’une amie, de quelqu’un dont on se sente proche et avec qui l’on puisse partager tout ce qui fait une vie. Ce sentiment universel est au centre du roman de Zoë Heller, « Chronique d’un scandale ». Cette histoire à suspense sur la solitude et l’obsession touche avec autant d’humour noir que de réalisme au cœur du désir bien humain de se lier à ses semblables. Le roman, paru en 2001, est présenté sous la forme du journal intime de Barbara Covett, et les lecteurs ont été séduits par les révélations caustiques et cinglantes sur sa soi-disant amitié avec sa collègue, Sheba Hart. Entre la liaison dangereuse de Sheba avec un élève et les propres aspirations de Barbara et son objectif secret, ce qui aurait pu être une simple étude de caractères se révèle en fait un thriller psychologique remarquablement efficace.
Le livre a connu un exceptionnel succès public, et a aussi été couronné par différents prix. Il a notamment été sélectionné pour le très recherché prix de littérature britannique Man Booker Prize. Les producteurs
Scott Rudin et
Robert Fox ont rapidement acheté les droits d’adaptation du roman. Ils avaient précédemment acheté ceux du roman à succès de
Michael Cunningham « The Hours » pour le porter à l’écran.
Scott Rudin a ensuite demandé au dramaturge et scénariste
Patrick Marber d’en écrire l’adaptation.
Lorsque
Scott Rudin et
Robert Fox ont pris contact avec le metteur en scène de théâtre et réalisateur
Richard Eyre, celui-ci avait déjà lu le livre. Il explique : « J’ai trouvé le roman drôle, touchant et remarquablement observé. C’est précisément le genre de matière qui m’attire. Je l’ai vu comme une histoire d’amitié et d’attirance. C’est aussi l’histoire de deux obsessions, de deux femmes en proie à des passions irrépressibles et autodestructrices. »