Notes de Prod. : Coeurs

    en DVD le 18 Juin 2007

Notes de tournage

29 décembre 2005 - Pierre Arditi et Sabine Azéma de nouveau réunis dans Petites peurs partagées
Le réalisateur et scénariste Alain Resnais tourne actuellement Petites Peurs Partagées avec ses comédiens fétiches Pierre Arditi et Sabine Azéma.
Le scénario, encore tenu secret, est adapté de la pièce Private fears in public places publiée en 2004 par Alan Ayckbourn. Alain Resnais avait déjà adapté Intimate exchanges de l'auteur, en réalisant les films Smocking et No Smocking. Pour sa nouvelle réalisation, le cinéaste s'entoure de talentueux comédiens. Outre Pierre Arditi et Sabine Azéma qui signent respectivement leur neuvième et huitième collaboration, sont également présents les « petits habitués » comme André Dussolier (L'Amour à Mort) et Lambert Wilson (On Connait La Chanson ). Claude Rich (Le Mystère De La Chambre Jaune), Isabelle Carré (Entre Ses Mains) et Laura Morante (L'Empire Des Loups) complètent ce casting en or.
Alain Resnais reste aussi relativement fidèle à son équipe technique. Pour ce nouveau film, le directeur de la photographie est Eric Gaultier, le chef décorateur Jacques Saulnier, La costumière Jackie Budin, l'ingénieur du son Jean-marie Blondel et le producteur Bruno Pesery. Le tournage du film devrait se poursuivre jusqu'au 3 mars pour une sortie prévue le 29 novembre 2006 sur nos écrans.

Entretien avec Alain Resnais

Origine du projet

Depuis cinq ans, pour des raisons de travail, j’avais perdu l’habitude d’aller chaque année en pèlerinage à Scarborough, le fief d’Alan Ayckbourn, où, au cours de l’été, il crée une nouvelle pièce dans son Stephen Joseph Theatre. J’ai donc imaginé qu’il en avait écrit cinq et j’ai voulu les lire. Vingt-quatre heures plus tard, grâce à mon agent et au courrier électronique, elles étaient sur ma table. Je les ai lues avec délice, elles étaient toutes bonnes. Mais dans Private Fears In Public Places, j’ai trouvé un matériau particulier, plus grave et mélancolique que d’habitude, pas le «slapstick » que j’adore chez lui, pas de tarte à la crème jetée à la tête des personnages, mais un mystère que je n’analysais pas. Que j’ai d’abord tenté de découvrir comme un détective, mais qui ne se laissait pas approcher. Oui, il y avait pour moi quelque chose dans cette pièce de plus étrange, quelque chose qui se cachait sous les sourires. Un mystère que je n’ai rien fait pour accentuer mais qui s’est développé tout seul au cours du tournage. J’ai eu tout de suite cette vision des sept personnages pris dans une toile d’araignée, je dirai même que je la voyais au crépuscule sur une lande bretonne. L’araignée n’est pas là, elle est partie, mais dès qu’un insecte bouge, essaye de se dégager, la toile vibre, et un autre insecte qui n’a rien à voir avec le premier en est affecté...

Entretien avec Sabime Azema

Parallèle avec le monde du théâtre

Non, la notion de troupe appartient au théâtre, pas au cinéma. On a une telle envie de se faire un nom à l’écran qu’il faut une certaine humilité pour entrer dans le concept même de «la troupe». Je n’ai pas cette humilité-là. Je suis sociable et solitaire, c’est mon caractère et le cinéma me convient pour cela. Au théâtre, on est aussi plus enchaîné. Tout se passe dans le moment devant le spectateur, donc il faut bien sauter ensemble ! Pour le film, on nous réunit, mais quand on dira «moteur !», personne ne pourra m’empêcher de faire mon parcours, seule. Les autres acteurs suivront leur chemin indépendamment de moi, d’une certaine manière. Je n’ai pas rencontré Isabelle Carré ou Laura Morante, ni d’ailleurs Lambert Wilson sur le plateau de «Cœurs», je n’ai joué qu’avec Arditi et Dussollier.