Notes de Prod. : Confidences trop intimes

    en DVD le 06 Octobre 2004

Notes de l’équipe technique

Pascal Estève (compositeur) :

"Je venais de terminer une rhapsodie pour violon pour Ivry Gitlis quand Patrice m’a téléphoné pour la première fois. J’ai entendu "Allô, ici Patrice Leconte, je fais un film sur l’amour et la sensualité, pouvons-nous nous rencontrer lundi ?". C’etait pour LE PARFUM D'YVONNE, mon premier long métrage. Nous nous sommes retrouvés avec plaisir pour LA VEUVE DE SAINT PIERRE puis L’HOMME DU TRAIN.
Avec CONFIDENCES TROP INTIMES, ce que j'ai aimé, c'est le mystère, la rencontre de ces deux personnages et les pistes qu'elle laisse imaginer. Pour un compositeur, c'est très inspirant. Les mots du film ont parfois un double sens, il y a aussi le rythme et le ton tout à fait particuliers que leur ont donnés Sandrine Bonnaire et Fabrice Luchini."

Eduardo Serra (directeur de la photographie) :

"Patrice et moi avons fait neuf films ensemble. Chaque fois avec le même plaisir. J'ai développé ma carrière avec d'autres aussi, et lui ne fait pas systématiquement appel à moi. Cette fidélité sans exclusivité est le gage d'une bonne relation de travail. Notre collaboration relève du choix et non pas de l’habitude.
La première fois que Patrice m'a parlé de CONFIDENCES TROP INTIMES, il a été, comme toujours, assez précis. Nous nous connaissons suffisamment pour nous faire confiance, et lorsqu’il me propose un film, je suis partant. Même si nous ne ressentons pas tout de la même façon, nous mettons tout à plat en très peu de temps parce qu’il a une parfaite connaissance technique du cinéma. Et, pour un chef opérateur, le premier travail est de traduire ce que lui dit le réalisateur."

Ivan Maussion (chef décorateur) :

"J'ai rencontré Patrice alors qu'il préparait VIENS CHEZ MOI, J’HABITE CHEZ UNE COPINE. Je l'ai raccompagné en voiture, mon tableau de bord était couvert de contredanses… Il a considéré cela d'un oeil circonspect et amusé. J’étais plutôt impressionné, c'était quand même le réalisateur des BRONZÉS !
Depuis, nous avons fait dix-huit films ensemble, alors les souvenirs, je ne les compte plus !
Je crois que notre relation est assez rare dans le cinéma. J'ai fait tous ses films depuis que nous nous connaissons. Dans mon parcours de cinéma, il est unique, nous sommes un vieux couple de travail.
Nous sommes arrivés au stade où nous ne sommes plus obligés de nous parler pour nous comprendre. Nous lisons un scénario, nous fermons les yeux et nous voyons le même film !"

ENTRETIEN AVEC PATRICE LECONTE

Comment est né votre nouveau projet ?

Alain Sarde et Christine Gozlan m’ont proposé de lire un sujet de Jérôme Tonnerre. Il s'agissait d'une trame développée sur une trentaine de pages, qui m'a passionnée. J'y ai senti la base d'une espèce de thriller sentimental. Tout commence sur un quiproquo, pour évoluer ensuite entre mystère et désir. Cette histoire me parlait. Avec Jérôme, nous avons alors commencé un travail d'adaptation. Nous avions envie d'aller dans la même direction.

ENTRETIEN AVEC SANDRINE BONNAIRE (Anna)

Quand avez-vous entendu parler du projet pour la première fois ?

J'étais sur le tournage de LA MAISON DES ENFANTS pour la télé en juillet 2002 et en rentrant, j'ai trouvé une lettre de Patrice. J'ai tout de suite reconnu l'écriture caractéristique, l'encre rouge. Depuis MONSIEUR HIRE, nous avions eu peu d'occasions de nous revoir. Il avait été question d'un projet, mais ça ne s'était pas fait. J'étais d'autant plus heureuse que Patrice pense à nouveau à moi.

ENTRETIEN AVEC FABRICE LUCHINI (William)

Comment avez-vous rejoint le projet ?

Jérôme Tonnerre m'a fait lire une trentaine de pages. L'idée était bonne, mais il était trop tôt pour juger. Elle se trompe de porte, et c’est tout. De version en version, le scénario a évolué vers quelque chose qui s'éloignait de l'idée première. Patrice Leconte y est revenu. Il n'a pas eu peur d’être au plus près du propos en enlevant tout ce qui pouvait paraître pittoresque.