Notes de Prod. : Courir avec des ciseaux

    en DVD le 19 Septembre 2007

Note d'intention du réalisateur Augusten Burroughs

« Depuis le premier jour, Ryan Murphy m’a impliqué dans la création du film. On m’avait mis en garde, on m’avait dit : « Une fois que tu as vendu les droits de ton livre, tu n’as plus ton mot à dire. » Et moi je me suis dit : « Très bien, allez-y, prenez-le, et faites-en quelque chose de bien. Et appelez-moi quand il faudra que j’achète un smoking. »

« Je n’ai jamais eu le sentiment que quelqu’un m’avait pris l’histoire de ma vie et s’était enfui avec. J’ai toujours senti que Ryan voulait non seulement faire un bon film, mais faire un film qui serait à mes yeux un reflet honnête de ce que j’ai vécu. Je n’ai jamais su à quoi m’attendre dans la vie, d’une minute à l’autre.

« Je sais que certaines personnes, en voyant ce film, se diront que c’est déprimant, que j’ai eu une vie horrible, et elles se demanderont comment j’ai pu survivre. Mais j’ai survécu. Et j’ai même écrit un livre qui a été un best-seller, et qui est à présent un film.

« Alors, quand vous y réfléchissez une minute, vous réalisez que mon histoire a la plus heureuse des fins. Oui, ce fut une enfance difficile. Et oui, j’ai vécu beaucoup de choses qui sortent de la norme. Mais je n’ai jamais perdu l’espoir. Je n’ai jamais cessé de croire que demain pouvait être meilleur qu’aujourd’hui. Pas une seule seconde, je n’ai cessé de penser que tout cela pouvait bien finir.

« Cet espoir, cet optimisme, imprègnent l’ensemble du film. En fin de compte, Courir Avec Des Ciseaux n’est pas réellement l’histoire d’un garçon qui a connu une enfance horrible. C’est plutôt celle d’un gamin qui aimait la vie plus que tout. Et qui jamais, quelles que soient les circonstances, n’a cessé de se sentir vivant et d’y croire. »

Juillet 2006

Notes de production

A la croisée de la comédie cinglante et du drame humain, Courir Avec Des Ciseaux raconte comment un jeune homme a survécu à une enfance cauchemardesque, sans jamais perdre ni son sens de l’humour ni sa capacité à pardonner. Le scénariste et réalisateur Ryan Murphy livre ici son interprétation des souvenirs personnels d’Augusten Burroughs. Il raconte l’histoire d’un garçon qui, dans les années 70, entre dans l’âge adulte de la manière la plus bizarre qui soit, et offre aussi une histoire universelle saisissante sur l’étrange pouvoir de la famille, l’émerveillement de l’enfance, la folie des adultes et la quête d’identité.

Les années 70

Pour le style visuel du film, l’idée de Ryan Murphy était de saisir l’essence même des souvenirs d’Augusten : la vision adolescente très vivace d’un univers émotionnellement hors norme et mentalement déséquilibré, avec pour toile de fond l’esprit de l’Amérique des 70’s. Pour préciser le ton du film et obtenir le mélange exact de comique macabre et de vérité poignante, il a fait appel au chef décorateur Richard Sherman, ainsi qu’au directeur de la photo Christopher Baffa et à la chef costumière Lou Eyrich, ses collaborateurs sur « Nip/Tuck ».