Notes de Prod. : Crazy Night

    en DVD le 22 Septembre 2010

Crazy Night : ça colle entre nous...

En s’efforçant d’échapper à leurs poursuivants, les Foster « empruntent » la voiture de Holbrooke Grant, une Audi R8 bien trop puissante pour le malheureux Phil. Lorsque celui-ci rentre accidentellement dans un taxi, les pare-chocs des deux véhiculent s’imbriquent l’un dans l’autre. Impossible de séparer les deux véhicules, ce qui n’empêche pas la poursuite de continuer dans les rues de Manhattan.
Cette séquence compliquée est née d’une réunion entre Levy et Josh Klausner où ils cherchaient des idées pour une scène de poursuite. Klausner se souvient : « Il était hors de question de répéter le cliché habituel de la poursuite en voiture dans les rues de la ville. J’ai dit à Shawn qu’il fallait pourtant absolument faire une poursuite en voiture, parce qu’on n’en voyait jamais dans des films comme Crazy Night. C’était quelque chose que nous trouvions intéressant tous les deux. »
Shawn Levy a alors raconté à son scénariste une anecdote datant de son adolescence. Josh Klausner explique : « Shawn était en train d’apprendre à conduire, et il essayait de se garer, mais il a embouti la voiture devant lui et… impossible de s’en détacher. C’est à ce moment que son père est passé en voiture, en secouant la tête… »
L’idée des deux voitures jointes était née. Mais avoir deux voitures qui dévalent la rue accolées était insuffisant. Jack Gill, réalisateur de la deuxième équipe et coordinateur des cascades, raconte : « Shawn voulait du jamais vu. En partant de l’idée de base d’imbriquer les deux voitures, nous avons commencé à réfléchir non seulement au moyen de construire ce double véhicule, mais à la manière de le filmer afin que ce soit drôle. Je me suis mis à ajouter des trucs marrants, comme de les faire tournoyer en cercles et de faire tirer dessus par des personnages. »
Jack Gill et l’équipe cascades ont équipé six voitures cascades différentes, capables chacune d’exécuter une partie des cascades de la poursuite. Ils ont aussi fabriqué un cadre de douze mètres de long sur lequel placer les carrosseries de l’Audi et du taxi. Jack Gill explique : « C’est un cadre rigide. Le cascadeur pilote était situé à l’avant du double véhicule. Lorsque le taxi est en marche avant, avec devant lui l’Audi à contresens, le pilote conduit depuis l’intérieur du coffre de l’Audi, regardant par-dessus l’arrière pour voir où il va et prendre les virages. »
Pour la plupart des plans, les roues du double véhicule situées sous l’extrémité arrière étaient mobiles et pouvaient elles aussi être dirigées, comme c’est le cas pour un camion de pompier à remorque pour grande échelle.

Les autorités de la ville de New York ont limité le tournage aux types de cascades pouvant être filmées dans les rues de Manhattan. Après une semaine de tournage de nuit à New York, l’équipe des cascades s’est déplacée dans le centre de Los Angeles pour achever la séquence.
Jack Gill raconte : « Nous pouvions travailler sur six blocs sur Broadway, ce qui était formidable. Il nous fallait une distance assez longue de rue sécurisée, parce que quand vous fixez ensemble deux voitures, vous vous retrouvez avec un véhicule de douze mètres de long, et atteindre la vitesse voulue ou l’arrêter est difficile et demande de la distance. Impossible de faire ça sur deux blocs seulement. »
La séquence a été filmée avec six caméras, dont une « caméra spéciale ballon » qui portait des bouées tout autour d’elle afin que l’on puisse la placer sur le chemin de la double voiture lancée à toute vitesse et la faire heurter de plein fouet sans sacrifier un matériel de prises de vues très coûteux.
Steve Carell a piloté lui-même la R8 pour plusieurs plans. Jack Gill explique : « Nous voulions que la voiture ait un moteur bien plus puissant que ce à quoi Phil est habitué. J’ai donc demandé à Audi de déconnecter la transmission aux quatre roues et de faire porter les 560 chevaux uniquement sur les roues arrière. Quand je lui ai demandé ce qu’il avait ressenti, Steve m’a dit qu’il avait eu l’impression que quelqu’un l’avait frappé à l’arrière du crâne avec une pelle quand il a mis les gaz… »
Dans un plan, Phil doit ramper jusque dans le taxi pendant que Claire conduit l’Audi à toute vitesse. Jack Gill raconte : « Nous avons filmé le passage d’un véhicule à l’autre sur le capot avec des doublures. Ils l’ont fait pour de vrai ! »
Les gros plans de Steve Carell et Tina Fey ont été filmés sur fond vert chez Twentieth Century Fox. Puisque la partie acrobatique de la poursuite avait déjà été tournée, en plus de leurs dialogues écrits, Steve Carell et Tina Fey ont enrichi la séquence avec des répliques improvisées « dans la tension du moment ».
Jack Gill raconte : « Je leur ai montré les images tournées et leur ai expliqué que c’était ce que nous avions fait la semaine précédente en plein centre-ville avec de vraies voitures. Je leur ai demandé ce que ça leur inspirait. On a commencé à lancer des idées jusqu’à ce qu’on tienne quelque chose de bien. Et puis Shawn était là pour nous dire si on était sur la bonne route – c’était le cas de le dire. C’était très amusant. C’est vraiment formidable quand il y a une telle collaboration entre tout le monde et qu’on peut vraiment participer et donner ses idées. »
Même si tout cela était très excitant, Shawn Levy n’a jamais perdu le contrôle des événements. « Une fois que nous avons eu le concept des deux voitures bloquées nez à nez, nous devions trouver comment intégrer ce concept dans la thématique du film, qui est que ce couple doit apprendre à communiquer pour survivre. »
Et finalement, surmontant tout ce qui leur arrive en cette nuit fatale, les Foster atteignent leur but : ils redonnent du tonus à leur relation et retrouvent l’amour et la passion qui les avait réunis quand ils se sont connus.
Shawn Levy note : « Crazy Nightest une sorte de fable. L’histoire se déroule sur un bref laps de temps, mais en un sens, elle est intemporelle parce qu’elle parle du parcours que font deux personnes l’une vers l’autre au sein de leur relation. On arrive au bout de la nuit en se disant qu’ils vont retourner à leur vie et que personne d’autre qu’eux ne saura jamais ce qui s’est passé. Nous les avons vus vivre cette nuit de folie, mais la véritable aventure de leur vie d’époux, maintenant qu’ils se sont retrouvés, est encore à venir. »

Steve Carell ajoute : « Ils se sentent à nouveau suffisamment bien l’un avec l’autre pour se dire « Arrête ça ! » et « Je t’aime » à quelques minutes d’intervalle. » Tina Fey conseille : « Emmenez votre conjoint dîner en amoureux et après, allez voir Crazy Night ! »

Sur le tournage de Crazy Night

Le 14 Mai 2009 - Ray Liotta joue les troubles paix
Le casting de la prochaine comédie de Shawn Levy , Crazy Night, ne cesse de s’enrichir ! Sont déjà présents Steve Carell et Tina Fey, mais aussi Mark Wahlberg, James Franco, Taraji P. Henson, Common, Leighton Meester et Kristen Wiig. Rien que ça !
Le réalisateur ayant déclaré vouloir « un maximum d’acteurs formidables » pour interpréter les seconds rôles, on comprend mieux pourquoi viennent encore s’ajouter Ray Liotta, Mila Kunis et Mark Ruffalo à la brochette déjà bien fournie.

Crazy Night : Notes de production

Ils en ont assez de la routine, ils veulent casser les habitudes. Ils vont être servis au-delà de tous leurs espoirs ! Pour avoir voulu dîner à tout prix dans un endroit à la mode, quitte à se faire passer pour ceux qu’ils ne sont pas, Phil et Claire vont vivre une nuit apocalyptique à tenter de survivre face à tous ceux qui les traquent…