Notes de Prod. : Cyprien

    en DVD le 25 Août 2009

Entretien avec Elie Semoun, Cyprien

Nom : Cyprien
Profession : Responsable informatique de Dress Code Magazine
Caractéristique : Leader one du team jeux en réseau Godzilla, tombeur de ces clés usb.

Comment le personnage du Bigleux est-il né ?
J’ai eu l’idée du Bigleux il y a des années : un type qui passait dans la rue en bas de chez moi avec de gros- ses lunettes et un énorme casque de walkman sur la tête qui chantait comme s’il était seul au monde. En le voyant, je me suis demandé comment un mec comme ça pouvait arriver à se taper une «jolie blonde à forte poitrine». Tout est parti du décalage entre son apparence et ce que je pensais être ses rêves, comme pour tous mes personnages, d’ailleurs.

Comment le projet du film est-il né ?
J’adore les films à sketchs des années 60-70. C’est ce que j’avais proposé à Arthur : j’avais réuni plein de petites scènes tirées de mes spectacles - Micheline, Georges-Andrée Gaillard, son fils et son père. En fait, au début, le Bigleux ne faisait pas partie de ma sélection. Je l’avais trop joué, et je ne voyais pas comment le faire vivre sur grand écran. Arthur sent bien les choses, et il pensait que Le Bigleux avait de quoi se développer et a eu l’idée d’en faire un Docteur Jekyll Et Mister Love revisité...

C’est quoi le Top 10 de vos personnages ?
Quand je fais mes spectacles, j’ai l’impression d’être face à un club de fans qui connaissent mes personnages par cœur. Si je fais un petit déhanché, ils savent que c’est Toufik, si je prends une voie aiguë, ils savent que c’est Kévina, et les gens sont comme des fous. Cyprien faisait partie des tops.

Comme les Jedis avec leurs Padawan, avec Cyprien, vous avez créé une mythologie, une
gestuelle, un comportement...

Cyprien, c’est un ado-adulte à part. On ne sait pas vrai- ment l’âge qu’il a, ni s’il a une sexualité. Il ressemble à ces ados pas très à l’aise dans leur peau qui marchent les bras le long du corps. Ça m’a inspiré.

Au cinéma, Cyprien existe dans une autre dimension, avec une autre histoire. Comment êtes-vous arrivé à dépasser les limites du personnage tel qu’il existait ?
J’ai créé une centaine de personnages pour les petites annonces, mais je prends de la distance avec eux. Je peux en parler comme d’un ami ou de quelqu’un que j’ai croisé dans la rue. C’est tellement vrai que la première fois que j’ai vu le film fini, je n’avais pas l’impression de me voir à l’écran. À force de côtoyer Cyprien, j’ai appris à l’aimer. Maintenant, je le trouve génial avec son côté Forrest Gump très attachant, très émouvant.

Comment est-ce que l’histoire s’est construite ?
Je maîtrise les dialogues et les situations comiques sur des histoires courtes, mais pour des choses plus longues et structurées, j’ai un peu de mal. C’est pourquoi j’ai co-écrit cette histoire avec les scénaristes Benjamin Guedj et Romain Levy. On a créé l’univers de Cyprien, qui auparavant n’existait que devant un rideau rouge de photomaton, en le rendant accro à internet, pour en faire le premier personnage «nerd» français.
Pour lui qui n’a ni vie sociale, ni vie sentimentale, c’est assez cohérent. Tous mes personnages sont comme ça : ils sont face à un monde dans lequel ils n’arrivent pas à trouver leur place. Cyprien est un vrai gentil, toujours positif, même quand il se fait jeter, c’est pour ça qu’on l’aime bien. Ça fait ressortir le côté dur et cruel du monde qui nous entoure, et c’est encore plus visible dans l’univers de ce magazine de mode.

Entretien avec le réalisateur David Charhon

Pourquoi le cinéma ?
C’est quelque chose qui me tente depuis toujours et dès que j’ai pu, j’ai commencé par des courts métrages. À l’époque où tous mes copains s’intéressaient aux comédiens, j’étais déjà attiré par la mise en scène et j’adorais des réalisateurs comme Brian De Palma, Martin Scorsese, et les chefs opérateurs ! Le côté «derrière la caméra» m’a toujours passionné.

Elie / Cypriee / Jack Price, Qui est qui ?

« Pendant le tournage, on a fait beaucoup d’allers-retours entre les scènes de Cyprien et les scènes de Jack Price. Je préférais retrouver mes habits de Cyprien, parce qu’il est beaucoup plus proche de moi. J’ai moins d’empathie pour Jack Price. Pour le créer, j’ai pensé à l’exact contraire de Cyprien, dans sa démarche, son port de tête, sa voix. Cyprien et moi, on refuse la réalité. Il a le même manque affectif sans lequel je n’aurais jamais fait ce métier.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 1 335 entrées
  • 1er jour IDF : 18 700 entrées
  • 1ère semaine IDF : 95 051 entrées
  • Cumul IDF : 162 494 entrées

  • 1ère semaine France : 360 301 entrées
  • Cumul France : 696 916 entrées