Notes de Prod. : Daddy Daddy USA

Le film selon son réalisateur

Daddy Daddy Usa est un film personnel et de cinéma. Il a été longtemps en gestation. Dans ce sens, il est nécessairement loin de l'actualité. Il veut raconter une histoire universelle, celle du rapprochement tardif d'un fils avec son père. Mais comme tout documentaire, il porte en toile de fond les mouvements de son temps.
Son langage et sa matière sont l'engagement politique. Il parle d'engagement politique et cherche à en brosser le portrait. Il veut explorer la frontière qui sépare ceux qui commentent l'action et ceux qui agissent. Il propose une représentation différente d'une gauche américaine différente. Il ne prétend pas à l'exhaustivité. Il prend la forme d'une série de rencontres imbriquées avec quelques dissidents (si l'on peut employer ce terme sans impliquer l'existence d'un goulag) qui ont consacré leurs vies à la lutte.
Le spectateur a été trompé. Depuis des années, on lui fait croire qu'il connaît ce pays à travers des images qu'on lui vend systématiquement comme étant brûlantes, alors qu'elles sont surtout exagérément stylisées, dans une sorte de maniérisme médiatique. Avec Daddy Daddy Usa, j'ai essayé de monter d'autres images. Pour cela, je crois en la force de la rencontre subjective. Je suis allé aux Etats-Unis renouveler mon propre regard sur ce pays, parce que j'en ressentais la nécessité. Le film est là. Dans le plaisir de ces rencontres et dans ce qu'elles peuvent bouleverser chez nous.

Une autre vision de l'Amérique

Drôle d'année que 2004. Des autoportraits de réservistes américains nous les montrent en train de torturer des civils arabes et suscitent un haut-le-cœur mondial. Aux yeux de la planète, après les invasions de l'Afghanistan puis de l'Irak, cela en est trop. Certains pensent même que l'aventure américaine est en danger de virer au fascisme. Sur les côtes est et ouest, des manifestations contre la guerre - et contre le Président - se multiplient. A l'évidence, croit-on, l'Amérique se polarise. Il y a les « anti-Bush » et il y a les « patriotes », la « droite chrétienne ». Enfin, soupire-t-on, il se passe quelque chose au pays de Nike et de MacDo, où depuis de longues années le duel politique semblait s'être assoupi derrière une montagne de publicité.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 945 entrées
  • Cumul IDF : 1 369 entrées

  • 1ère semaine France : 945 entrées
  • Cumul France : 1 202 entrées