Notes de Prod. : Dans la brume électrique

Entretien avec Bertrand Tavernier

Comment vous est venue l'idée d'adapter le roman de James Lee Burke ?

Je suis un grand admirateur de son œuvre depuis des années et cela faisait un moment que je souhaitais adapter un des livres de la série Dave Robicheaux. Je partageais cette passion avec Philippe Noiret. Mais j'ai un moment hésité entre “Dixie City”et “Dans la brume électrique avec les morts confédérés” et j’ai finalement choisi ce titre. J’entends Philippe me dire : “c’est celui avec le général ? Il est magnifique”. J'avais contacté Burke pour acquérir les droits du livre et il m’avait dit que c’était celui dont il était, à l’époque, le plus fier. Puis j’ai cherché un producteur américain : j'ai pensé à Michael Fitzgerald parce que les films qu'il a produits – du film Le Malin à The Pledge et Trois Enterrements – sont remarquables.

Vous avez d'emblée voulu transposer l'intrigue de nos jours ?

Absolument. Le roman a été écrit au tout début des années 90 et j'étais persuadé qu'à partir du moment où on tournait en Louisiane – et il n'a jamais été question de tourner ailleurs –, il fallait inclure la catastrophe de Katrina et ses conséquences. Il était donc nécessaire de situer l'histoire de nos jours. Cela renforçait l’histoire et l’atmosphère. Et cela donnait une vraie résonance aux activités criminelles de Balboni : la Mafia a volé des centaines de millions de dollars après Katrina.

Vous avez travaillé en étroite collaboration avec Burke.

Il nous a vraiment servi de guide à New Iberia. C'est grâce à lui, par exemple, que j'ai déniché le « bait shop » qui joue un rôle si important dans les livres, où Dave et Batist vendent des appâts, du boudin, des pâtés. Il m'a aussi présenté plusieurs shérifs à qui j'ai posé pas mal de questions pour savoir si, en actualisant l'intrigue, les péripéties tenaient toujours la route : je voulais m'assurer que la violence entourant le personnage de Balboni était encore d'actualité et la réponse a été plus qu'affirmative. Le shérif de New Iberia – territoire de Dave Robicheaux – m'a même expliqué que la situation était pire aujourd'hui qu'à l'époque où le livre a été écrit. Car plusieurs mafieux, comme Balboni dans le film, ont prospéré grâce à Katrina, en se sucrant sur les aides fédérales.

Vous êtes-vous inspiré des gens de la région pour certains personnages ?

Oui, comme pour le shérif qui est très éloigné des clichés véhiculés par les séries télé : le shérif, Sid Hebert, que nous avons rencontré est un homme cultivé et fin qui ne porte pas d'arme et qui n'a cessé d'inculquer le droit à tous ceux qui travaillent pour lui. C'est aussi lui qui nous a préparé les meilleures étouffées d'écrevisses et gumbos ! Par ailleurs, j'ai décidé d'éliminer certains personnages du livre, comme un adjoint du shérif très raciste qui n'a pas d'équivalent dans l'équipe actuelle du shérif : pour moi, il s'agit d'un personnage qui vient des années 80.

Comment s'est passée l'adaptation du livre ?

Au départ, Michael Fitzgerald m'a présenté Jerzy Kromolowskiet Mary Olson-Kromolowskidont j'ai beaucoup aimé le scénario de The Pledge. Jerzy a également écrit une très belle adaptation de “Tandis que j'agonise”deWilliam Faulkner. Mais quand ils ont terminé la première version du script, j'étais en désaccord sur plusieurs points, dont la fin que je voulais plus lyrique et moins explicative.
Le scénario a ensuite été retravaillé avec Burke: par exemple, c'est lui qui, à ma demande, a écrit la première voix-off et de nombreuses répliques. Enfin, Tommy Lee Jones a fait un travail formidable sur le scénario. De manière presque compulsive, il a pesé chaque mot, chaque signe de ponctuation, et fait la chasse aux plans inutiles qu'on voit dans toutes les séries policières et aux répliques explicatives. Il a su condenser certaines scènes avec un dialogue abrupt et plein de nuances. Il a aussi écrit plusieurs séquences pendant le tournage, comme celles de la salamandre qui est magnifiquement écrite, la discussion entre Dave et Bootsie après le premier éclat de violence de Dave, ou de la discussion entre Alafair et Elrod sur le fait d'être une star.

Comment pourriez-vous dépeindre le personnage de Dave Robicheaux ?

Dans le roman noir, Robicheaux est pour moi l'une des plus belles créations littéraires depuis Philip Marlowe. C'est un personnage extraordinairement attachant et complexe, hanté par son passé, cherchant à protéger le monde dans lequel il a grandi qui est aujourd'hui attaqué par des hommes cupides et malfaisants. C'est un homme qui a de grands principes moraux, mais qui est traversé par des éclats de rage : il est animé par une colère rentrée contre l'injustice et l'ignominie de certains personnages. Il incarne pour moi cette notion de décence ordinaire définie par George Orwell qui voyait en elle le vrai ciment de la démocratie : la décence ordinaire mêle plusieurs valeurs : la générosité, la loyauté, le fait de donner sans recevoir, le sens de ce qui est bien pour la collectivité.

C'est aussi un flic aux méthodes peu orthodoxes...

Effectivement, il se fie surtout à son instinct et à sa profonde connaissance des gens et de leurs habitudes, du passé, de l’Histoire de la région. Il procède plus comme Maigret que comme un flic des Experts. Il lui arrive aussi de sortir de la légalité. Il a ses zones d’ombre, cette rage rentrée, cette colère contre ceux qui détruisent ce à quoi il croit et c'est ce qui le rend très touchant. Il a aussi en lui cette culpabilité engendrée par sa foi catholique.

Tommy Lee Jones rend toute la complexité du personnage.

Il a su camper à la fois les accès de colère et l'ironie de Robicheaux, sa compassion et sa culture, sa lassitude et sa peur de la désillusion. Tommy Lee Jones a également réussi à faire ressortir l'humour du personnage : la série d'insultes qu'il lance à Balboni, et qui tranchent avec sa manière assez raffinée de s'exprimer, est irrésistible. Tommy a aussi su exprimer la culpabilité qu'il éprouve par rapport à sa propre violence. Surtout, il est parvenu à ce résultat en dépouillant son jeu de tous les artifices.

Est-ce qu'on dirige un acteur comme Tommy Lee Jones ?

Très peu. Sur le plateau, on l’admire. Il faut dire qu'on a eu ensemble, avant le tournage, une trentaine de séances de travail sur le scénario : on en a analysé chaque phrase, chaque réplique, chaque signe de ponctuation. Du coup, Tommy était tellement préparé que je n'avais presque plus aucune indication à lui donner sur le tournage. Je me suis contenté d'écouter ses conseils sur certains dialogues, car l'anglais n'est pas ma langue, et sur les scènes de bagarre dont il a une vraie expérience. Et parfois il a su réagir très vite à une de mes demandes et arriver deux jours plus tard avec une nouvelle scène formidable.

Autour de Robicheaux gravite une galerie de personnages monstrueux.

Les livres de Burkesont riches en personnages secondaires hauts en couleurs : malfrats, mafieux, tenanciers de bars louches, maquereaux (comme Adonis Brown dont le nom a été trouvé par Tommy Lee), flics comme Lou Girard ou Doobie Patout etc. Ce sont des personnages pittoresques au langage souvent formidable qu'on a essayé de préserver dans les dialogues. De nombreux échanges viennent directement du roman. D'autres ont été ajoutés par Burke, comme deux ou trois voix-off – j’ai écrit les autres – et certaines répliques : les insultes de Balboni au journaliste local, la phrase de Cholo lorsqu’il dit qu'à cause de Katrina, l'Etat n'a même plus d'argent pour lobotomiser les gens comme lui !

Comment peut-on décrire les rapports entre Dave et Elrod ?

Au départ, tout les oppose. C’est Elrod qui relance Dave, qui sent qu’un lien les unit. Peu à peu, ces rapports évoluent non seulement en raison des péripéties policières, mais surtout parce qu'ils se découvrent des affinités. Par exemple, tous deux ont des visions du général. Je trouvais que la manière dont ils “s'apprivoisaient“ était d'une grande délicatesse et enrichissait l’histoire, en nous éloignant de la seule intrigue policière. C’est la grande force de Burke, de faire passer les rapports entre les personnages avant l'intrigue. Ce sont eux qui dictent les péripéties.

Peter Sarsgaard est formidable de justesse.

J'ai été très heureux de travailler avec lui. J'avais un peu peur de l'alcoolisme du personnage : je trouve qu'au cinéma, les ivrognes sont souvent théâtraux et que les acteurs utilisent des “trucs”. À l’inverse, Peter n'en utilise aucun : il n'y a aucune recette dans son jeu et il arrive à camper un ivrogne euphorique de manière admirable. Dans ces moments-là, il est d'une drôlerie, d’une subtilité extraordinaires.

Et Kelly ?

Au début du livre, Kelly est davantage une “bimbo” qui se révèle être autre chose par la suite. Impossible avec Kelly Macdonald qui est une actrice tellement sensible et intelligente. Et je voulais gagner du temps, en montrant son humanité plus tôt : j'ai donc ajouté le petit moment entre elle et Bootsie où on devine notamment son désir d'enfant. J’aime beaucoup ce petit échange dans la cuisine pendant que le tonnerre gronde dans le lointain. Un de ces plans “inutiles” qui nous disent plein de choses.

C'est vous qui avez eu l'idée de John Goodman pour Balboni ?

Oui, j'y tenais depuis le début : je voulais quelqu'un qu'on a souvent vu dans des rôles de “gentil” et je souhaitais l'utiliser à contre-emploi. Goodman connaissait très bien l'univers de Burkeet rêvait de jouer Clete Purcell : il ne voulait pas jouer un mafieux d'origine italienne comme Balboni. Quand je lui ai dit que le personnage n'a pas d'accent puisqu'il appartient à la deuxième génération, et qu'il parle comme les gens de la Nouvelle-Orléans, il a accepté avec enthousiasme.

Parlez-moi de Mary Steenburgen.

De même que Tommy Lee, en voyant le film, est pour moi le Dave Robicheaux définitif, je ne pouvais rêver d’une meilleure Bootsie que Mary Steenburgen. Elle est lumineuse, légère et consolatrice. Sans apitoiement. Elle fait sentir tout ce que Dave lui doit, sans avoir besoin de la moindre réplique.

Il y a dans le film l'idée que le passé ne vous laisse pas en paix, qu'il s'agisse de la guerre de Sécession, de la guerre du Vietnam ou d'un crime raciste commis il y a 40 ans...

Ce qui m'a toujours intéressé chez Burke, c'est son rapport au passé : il explique qu'en Louisiane, le passé conditionne le présent. Pour lui, le fait que les gens n'aient pas osé affronter la question raciale, dès la guerre de Sécession, n’aient pas fait d’examen de conscience, provoque aujourd’hui le crime et la corruption. “Le passé n’est pas mort, il n’est pas encore passé”, dit Burke après Faulkner (ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle “le Faulkner du roman noir”). Chaque acte de violence en Louisiane a des sources dans le passé. C'est un thème que j'ai souvent exploré dans mes films et je me sentais donc là-dessus en terrain de connaissance. Il fallait donc que j'arrive à m'imprégner de la culture propre à la Louisiane pour éviter à tout prix de tomber dans le film touristique, de son atmosphère, de sa musique.
J’ai baigné dans le Zydeco et la chanson Cajun, j’ai tenté d’absorber ce qui fait le prix de cette culture pour mieux la respecter. “Je fais des films pour apprendre”, disait mon maître Michael Powell et j'adore me plonger dans des mondes que je ne connais absolument pas, en les filmant de l'intérieur.

Le film est d'ailleurs d'un réalisme saisissant.

J'ai constaté à quel point plusieurs personnes que j'ai rencontrées en Louisiane étaient offensées par le traitement hollywoodien de leurs coutumes, et notamment de leurs accents qui ne sont pas du tout les mêmes à New Iberia et à la Nouvelle-Orléans : dans la plupart des films censés se dérouler dans cette ville, les accents sont caricaturaux.
Je me suis donc dit que la première exigence du film, c'était de respecter la manière d'être des habitants de la région et d'être attentif à leur vocabulaire et à leurs attitudes. De regarder en face la beauté et la misère.
De même, je tenais à l'exactitude des lieux et je voulais donc tourner à New Iberia, là où se déroule le livre, pour montrer que les personnages sont enracinés dans une culture précise. Par souci d'authenticité, j'ai aussi demandé à l'adjoint du shérif, au shérif, au coroner de nous servir de conseiller technique.

On est d'ailleurs à des années-lumière de la représentation habituelle de la Nouvelle-Orléans.

Très peu de scènes s’y passent. Plutôt que de filmer le quartier français qu'on a vu tant de fois au cinéma, je trouvais plus intéressant de montrer la gare routière ou encore quelqu'un qui utilise la dévastation de Katrina pour trafiquer dans une église abandonnée : on aperçoit au passage le nom du FEMA (le Fonds d'aide fédérale aux victimes) car le type a récupéré les rations de cet organisme pour les revendre.

Le travail sur les décors est formidable.

J'ai choisi plusieurs techniciens dont j’avais remarqué le travail dans Trois Enterrements ou que Michael Fitzgerald m’avait conseillés, comme la décoratrice Merideth Boswell qui a fait un boulot remarquable en faisant oublier l'intervention du décorateur. Je pense par exemple au campement, à la fin du film, ou encore à la maison de Dave, très finement décorée, où l'on aperçoit les collections de disques et de livres qui nous indiquent qu'il ne s'agit pas d'un flic ordinaire.

On bascule par moments dans un univers à la limite du fantastique...

Il y a chez Burke, comme chez Jim Thompson, une évidente dimension métaphysique. Que j’adore. Elle permet d'échapper à ce que j'appelle la “dictature de l'intrigue” et d'éloigner le récit de tous les clichés du film de genre. Mais pour y parvenir, il fallait avant tout faire exister physiquement, concrètement le monde et les personnages qui y vivent. Pour moi ce film est un prolongement de Coup De Torchon.

La religion est une autre dimension importante chez Burke et chez son personnage Dave Robicheaux.

C'est aussi un élément qui m'intéresse beaucoup : Burkeest profondément catholique, mais c'est un catholique progressiste. On retrouve cela chez Robicheaux dans ce mélange d’idéalisme et de culpabilité. Là encore, j'étais en terrain connu car j'ai moi-même été élevé dans un milieu catholique. J’ai voulu faire travailler Bootsie avec les nonnes activistes que Burke m’a présenté qui, non loin de New Iberia, ont reconstruit des centaines de maisons de pécheurs, de paysans pauvres, détruites par Katrina ou Rita. Elles se battent contre les compagnies pétrolières et Burke les soutient.

Comment avez-vous capté l'atmosphère fantomatique, presque morbide, propre à la Louisiane ?

Quand on est dans les bayous, on est suffoqué par l'odeur des marécages et on est frappé par la coexistence d'une beauté incroyable et d'un sentiment de décadence. Burkene cessait de me répéter que la Louisiane, c'était le tiers-monde et que c'était ce qui menaçait l'Amérique avec des gens comme Bush au pouvoir.

Comment avez-vous travaillé la lumière ?

Je voulais travailler avec un chef opérateur français et cela faisait longtemps que j'avais envie de refaire appel à Bruno de Keyzer. Cela l'excitait beaucoup de tourner un polar dans les Bayous et de préserver cette notion de luxuriance et de couleurs saturées, tout en créant une atmosphère de film noir en Scope. On a donc préalablement défini la lumière pour chaque scène, même si on a ensuite dû s'adapter aux changements constants de luminosité de la Louisiane. Son travail est magnifique et dans les moments de doute, il ne cessait de me répéter : “tu as ton film, Bertrand. C’est tout ce que tu m’as raconté avant qu’on parte et dont on rêvait encore”.

Vous avez fait appel au compositeur Marco Beltrami.

Dès le début, j'ai voulu travailler avec lui parce qu'il m'avait impressionné par sa partition pour Trois Enterrements et 3h10 Pour Yuma. Il était ravi parce qu'en général, à Hollywood, les musiciens sont engagés sur un film quand le tournage est terminé. Il a même fait un voyage en Louisiane pour s'imprégner de la musique cajun et consulter des musicologues. Du coup, on a défini très en amont l'utilisation des percussions ou de l'accordéon comme un instrument mélodique et aussi rythmique, en jouant sur le souffle, ou encore des différents thèmes musicaux. En plus, il m'a donné toute latitude au mixage en enregistrant tous les instruments sur une piste séparée.

Vous avez aussi utilisé des musiques préexistantes.

Ce sont des musiques que j'ai choisies, comme les deux titres de Clifton Chenier, “I'm a Hog For You”et “I’m Coming Home” et celui de Nathan et ses Zydeco cha chas, “Slow horses fast women”. Ou encore les deux chansons de Michael Doucet, “Donnez-moi Pauline”et “J'ai passé devant ta porte”, que j'ai découvertes grâce à l'équipe cajun du film et dont je suis tombé amoureux. Et Beltramia composé une très belle chanson cajun. Et j’ai aussi confié le rôle de Hogman Patin à Buddy Guy, une des plus grands bluesmen. C’est Tommy Lee, qui le connaît bien, qui m'a fait cette proposition, tout comme Levon Helm, l’ancien batteur de The Band, pour le rôle du général. Deux idées formidables. Pour la fin du film, j'ai utilisé une ariade Haendelparce que je voulais qu'on s'éloigne de l'atmosphère musicale cajun à laquelle on s'est habitué : il me fallait alors une musique religieuse qui s'accorde aux mouvements de grue et à la brume dans le cimetière.

Comment avez-vous vécu cette expérience américaine ?

Malgré les lourdeurs du système de production américain et les règles rigides dictées par les syndicats, j’ai travaillé avec des gens épatants dans l’équipe caméra, les machinistes, les électriciens (qui étaient cajun), les assistants. Je tiens spécialement à saluer l'ingénieur du son Paul Ledford qui a signé un son direct - qu'on appelait au mixage le son biologique - d'une qualité exceptionnelle. Avant le tournage, il avait même fait un repérage par Internet pour identifier les sources éventuelles de bruits. Je disposais de ses sons seuls et de ceux de Larry Blake, le mixeur de Soderbergh. Le mixage à Boulogne avec Olivier Dô Hùua été un moment enthousiasmant. À partir de ce que l'on avait, on pouvait prendre de vrais partis pris sonores. Je voulais retrouver dans la bande sonore l'atmosphère de la Louisiane du Sud avec tous ces bruits, ces cris d'animaux, ces chants d'oiseaux. Et aussi préserver la beauté des voix : Tommy Lee Jones, John Goodman, Mary Steenburgen, Buddy Guy, Kelly Macdonald ont des voix uniques, d'une grande richesse qui participent pleinement à la musicalité du film. Je voulais que Dans La Brume électrique ait une qualité musicale, dans son rythme, dans son émotion.

Entretien réalisé par Franck Garbarz

Entretien avec James Lee Burke

Quelle a été votre réaction quand vous avez appris que Bertrand Tavernier souhaitait adapter Dans la brume électrique avec les morts confédérés au cinéma ?

Je me suis senti très flatté car Bertrand est un immense cinéaste, connu et respecté dans le monde entier. C'était formidable qu'un homme comme lui, qui aime autant la littérature, s'intéresse de si près à mon travail. J'avais notamment apprécié Autour De Minuit qui était un magnifique hommage à Dexter Gordon.

Entretien avec Tommy Lee Jones

Qu'est-ce qui vous a intéressé dans ce projet ?

Cela fait longtemps que j'apprécie les livres de James Lee Burke. Ils se déroulent en Louisiane du Sud, voisine du Texas où j'habite, et mon père y a travaillé quelque temps. J'ai d'ailleurs plusieurs amis là-bas que je suis souvent allés voir. Les romans de Burke sont indissociables de cette magnifique région et transcrivent à merveille l'atmosphère qui s'en dégage.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 2 230 entrées
  • 1er jour IDF : 17 039 entrées
  • 1ère semaine IDF : 129 920 entrées
  • Cumul IDF : 304 935 entrées

  • 1ère semaine France : 315 794 entrées
  • Cumul France : 855 638 entrées