Notes de Prod. : Darshan

    en DVD le 02 Octobre 2006

Présentation du film à Cannes

Certains curieux ont pu découvrir Mercredi soir, loin des strasses de la superbe montée des marches, dans une petite salle du troisième étage du palais, DARSHAN, un documentaire de Jan Kounen, présenté hors compétition.
Accompagné d'une éminence indou, le réalisateur français Jan Kounen (Blueberry) est venu présenter son film qu'il a réalisé suite à une rencontre avec Ama à Paris, une sainte femme indoue qui était venue étreindre des milliers de personnes pour leur apporter la paix. Car en effet cette femme par ses étreintes fait passer l'amour et la paix de son monde intérieur.
On savait que le réalisateur de Doberman, depuis l'expérience Blueberry avait découvert le shamanisme (il lui avait d'ailleurs consacré un documentaire l'année dernière intitulé LOST WORLD) mais aussi la méditation et le boudhisme.
DARSHAN est une expérience cinématographique assez inédite. On se souvient juste de BARAKA (qui est l'un des films préférés de Jan Kounen), un film méditatif sorti il y a une dizaine d'année dans lequel une cinquantaine de cameraman était parti filmer dans le monde entier pour assembler leurs images sur une musique de Dead Can dance. DARSHAN fonctionne de la même manière, sans aucunes réelles explications, sans aucune Voix off, juste quelques témoignages mais uniquement avec de superbes images et une bande son magistrale, Kounen a souhaité retranscrire l'état de la transe, peu à peu le film va se ralentir et nous montrer des images assez exceptionnelles d'Inde au ralenti sur une musique planante.

Kounen réussit à nous livrer un message de paix cinématographique et à rendre hommage à cette femme hors du commun qui parcourt le monde pour répandre son message de paix universel.

Matthieu Perrin (Cannes, mai 2005)

Note du réalisateur Jan Kounen

Ma fonction de cinéaste consiste à travers ce film à interroger nos croyances et à les mettre à l'épreuve d'une autre vision, qui loin de demander un choix, permet d'enrichir notre perception du réel. Ma position n'est pas celle d'un adepte. Elle est celle d'un réalisateur qui essaie, à travers sa caméra, déposer son regard sur Amma, combinaison de ferveur religieuse extrême et de philosophie altruiste de la vie. Mélange d'aide aux démunis et de chants dévotionnels. Une approche de la conscience et du social différente de la nôtre.