Notes de Prod. : Dead or Alive

    en DVD le 06 Octobre 2004

Le final…

Ichiro Ryu explique qu’il a réalisé son final surprenant en se mettant à la place du spectateur : Dans le scénario original de DOA, les deux personnages principaux devaient se retrouver au final face à face et se tirer dessus. Moi, j’ai juste rajouté un petit truc. C’est sans doute cette vision qui lui a permis de faire passer le premier volet de sa trilogie à la postérité.
Si les films de la trilogie DEAD OR ALIVE (DOA) peuvent être vus dans le désordre et sans avoir eu connaissance des autres épisodes, le premier explique que DOA soit passé à la postérité avec Une scène d’ouverture frôlant l’abstraction la plus totale et un final qui déroge à toutes les règles habituelles du genre.

La scène d’ouverture…

Le scénariste, Ichiro Ryu, a voulu projeter immédiatement le spectateur dans le feu de l’action par la fameuse scène d’ouverture de DOA. Il souhaitait que cela soit rapide et efficace, pour cela, il a eu l’idée de filmer en musique, à partir de la BO d’un autre film : en l’écoutant, j’ai choisi ce qu’il fallait filmer, j’ai tourné très rapidement. Cette scène d’introduction se déroule à Shinjuku, quartier phare de la jeunesse tokyoïte où il a notamment beaucoup de restaurateurs. Il a ainsi obtenu l’effet qu’il désirait rapidement car le montage final utilise pratiquement tout ce qui a été filmé.

L’image de la famille

L’image de la famille donnée par Miike Takashi dans DOA n’est pas des plus traditionnelles. Les rapports conflictuels permanents qu’il dépeint sont, à son avis, le reflet des masques de sérénité que les familles portent : Ils portent ce masque parce qu’ils ne veulent pas perdre le peu qu’ils ont : la sérénité, la tranquilité. Il montre son image de la famille, celle dont le masque est tombé, la famille grotesque.