Notes de Prod. : Departures

    en DVD le 24 Novembre 2009

Notes de production

Un projet mûri pendant 10 ans

« Notre idée était de faire un film amusant, émouvant et profondément touchant ! » Les chemins des producteurs Yasuhiro Mase, Toshiaki Nakazawa et du réalisateur Yojiro Takita s’étaient déjà croisés sur d’autres films, mais le projet Departures marque leur première collaboration en trio. L’opportunité est née d’une histoire proposée à Toshiaki Nakazawa par l’acteur Masahiro Motoki. Dix ans auparavant, au cours d’un voyage en Inde, le jeune comédien avait assisté à une cérémonie de passage dans l’au-delà qui l’avait fortement marqué. Par la suite, il n’avait cessé de s’intéresser au rituel de la mise en bière et aux personnes spécialisées dans ce travail. Toshiaki Nakazawa ayant produit Gemini, dont Masahiro Motoki tenait le rôle principal, ce dernier s’est tourné logiquement vers lui pour lui confier son désir de faire un film sur l’univers des pompes funèbres. Convaincus de détenir un sujet particulier, un drame humain susceptible de séduire un large public, les deux hommes chargent Kundo Koyama, un auteur télé réputé, d’écrire le scénario, alors qu’il n’a encore jamais travaillé pour le cinéma. Au cours de son travail, Koyama passe de la joie à la tristesse, en recherchant une histoire simple capable d’aborder avec légèreté le thème de la vie et de la mort, un thème pouvant apparaître comme difficile. Le scénario définitif est bouclé en un temps record à la satisfaction générale.

Un merveilleux casting

Masahiro Motoki interprète bien sûr le rôle de Daigo, le personnage principal. Celui de Sasaki, le patron de l’agence de mise en bière, étant confié au vétéran Tsutomu Yamazaki. Le rôle de Mika, la femme de Daigo, a en revanche été plus compliqué à attribuer. Dans le scénario, elle a entre 35 et 40 ans. Devant la difficulté de trouver une actrice satisfaisante, le réalisateur Yojiro Takita suggère au producteur Yasuhiro Mase le nom de Ryoko Hirosue, qui interprétait déjà l’épouse d’un des personnages principaux dans leur précédent film en commun, Himitsu – Secret. Seul problème : Ryoko Hirosue, âgée de 28 ans, est nettement trop jeune pour le rôle. Le scénariste est alors appelé à la rescousse pour transformer le personnage en une femme d’une trentaine d’années, jeune épouse d’un homme qui rêve de devenir violoncelliste. C’est le seul changement majeur apporté au scénario en cours de pré-production. Aux côtés de Masahiro Motoki, Ryoko Hirosue forme un couple très crédible dont se dégage une grande fraîcheur.

Le repérage des lieux de tournage et la construction des décors

Pour le cadre du film, la ville de Sakata, dans le département de Yamagata, s’imposait puisque c’est là que se trouve le bureau local de l’Office des Pompes Funèbres. L’environnement de la plaine de Shonai se prêtant à merveille au tournage d’un film qui court sur quatre saisons, le réalisateur Yojiro Takita et son équipe y ont effectué des repérages minutieux, à la recherche « d’endroits en voie de disparition », des lieux oubliés du temps, à la fois mélancoliques et chaleureux, tels les bains publics. Pour la maison de famille de Daigo et le bâtiment de l’Agence NK, leur choix se porta sur des masures délabrées qu’ils firent rénover.Les décors intérieurs ont été construits dans les studios de la Nikkatsu à Tokyo. Le décor de la maison de Daigo suggère que son père tenait un café où l’on pouvait écouter du jazz et que sa mère y avait par la suite ouvert un bistrot. Pour l’Agence NK, il s’agit d’un bureau ordinaire, mais avec des cercueils appuyés contre les murs... Lors des repérages, Masaharu Motoki, le réalisateur et l’équipe technique ont assisté ensemble à une cérémonie de mise en bière de façon à s’imprégner de l’ambiance si particulière qui y préside et pouvoir ainsi la retranscrire dans le film.

Une audition pour les rôles des défunts !?

L’équipe commence à tourner les plans de paysages enneigés au début de l’année 2007 mais le premier tour de manivelle est officiellement donné au printemps, pour un tournage d’une quarantaine de jours à Yamagata, puis à Tokyo, dans les studios de la Nikkatsu. La plus grande difficulté rencontrée par l’équipe au cours de ces presque trois mois de prises de vue aura été la mise en place des séquences avec les défunts. Lorsqu’ils sont joués par de véritables acteurs, même s’ils s’efforcent de rester immobiles, ils sont forcément trahis par un mouvement du corps, d’une paupière ou d’un vaisseau sanguin. Dans des films et téléfilms ordinaires, ce genre de détail n’a que peu d’importance. Mais dans un film traitant du thème de la mort, il était impensable de laisser ce genre d’erreur. Décision fut donc prise de fabriquer de faux cadavres et de recourir aux images de synthèse, pour les plans où les corps sont manipulés.
Mais avant cela, la première mise en bière du film a été tournée avec une véritable actrice. Daigo glisse ses mains sous le vêtement de la défunte et est surpris par ce qu’il y trouve... Dans un premier temps, l’actrice sélectionnée pour ce rôle avait du mal à supporter ce chatouillement et ne pouvait s’empêcher de gigoter. Une nouvelle audition fut donc organisée pour ce rôle de cadavre immobile. Choisie parmi 200 candidates, Sayuri Shirai l’interprète finalement à la perfection.

La technique illusionniste de la mise en bière

Daigo étant un violoncelliste professionnel qui devient un spécialiste de la mise en bière, Masahiro Motoki a été contraint d’apprendre la gestuelle de ces deux métiers. Au cours de la préparation, il a suivi des cours intensifs dans les deux domaines. Pendant le tournage à Yamagata, il continuait de suivre deux heures de cours de violoncelle chaque soir dans une chambre d’hôtel pourvue d’une isolation sonore spéciale. Pour la mise en bière, bravant un mal de dos récurrent, il s’entraînait sur son agent ou des membres de l’équipe en suivant les indications d’un professionnel. Grâce à ce travail, lorsqu’il joue du violoncelle, ses gestes sont justes et précis. Pendant le générique, un plan-séquence présente la technique de mise en bière et cette cérémonie, d’une beauté absolue, tient de l’illusionnisme et du surnaturel. Toute l’équipe retenait son souffle et Masahiro Motoki fut chaleureusement applaudi à la fin de la prise.

Le choix de Joe Hisaishi pour la musique du film, un clin d’œil du destin

C’est au compositeur mondialement connu Joe Hisaishi qu’a été commandée la musique de Departures. Il avait déjà travaillé avec le réalisateur Yojiro Takita sur le film Mibugishiden – When The Last Sword Is Drawn et, sitôt après avoir lu le scénario, il accepta cette nouvelle collaboration. Par une pure coïncidence, il venait de commencer la préparation d’une tournée centrée autour du violoncelle pour 2008. Le rôle principal étant celui d’un violoncelliste, il vit là un signe du destin et, tout naturellement, écrivit la musique du film pour cet instrument. Un jeune violoncelliste confirmé, Nobuo Furukawa, et douze autres membres du NHK Symphony Orchestra et du Tokyo Metroplolitan Symphony Orchestra interprètent sa partition. Au cours de l’enregistrement, il était devenu virtuellement impossible d’organiser des concerts classiques de haut niveau au Japon, les meilleurs violoncellistes étant pris par leur engagement sur le film... Le violoncelle possède un registre très large, allant de celui de la contrebasse à celui du violon. Utilisé dans le registre du violon, il prend une dimension émotionnelle supplémentaire. C’est en suivant cette logique que Joe Hisaishi a conçu la bande sonore du film. Dans le film, l’orchestre de Daigo est dirigé par Norichika Iimori, véritable chef d’orchestre du Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra et du Yamagata Symphony Orchestra. Masahiro Motoki a été formé au violoncelle par Hiroki Kashiwagi, un artiste réputé.

Le dernier voyage

La préparation rituelle qui consiste à laver, habiller et placer le corps du défunt dans le cercueil en présence de ses proches, n’est pas une activité très enviée au Japon. Pourtant, dans Departures, cette cérémonie est décrite comme un moment de réconfort et de célébration de la vie. En étant ainsi confronté à la mort, un jeune employé des pompes funèbres va trouver sa voie et un sens à son existence.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 282 entrées
  • 1er jour IDF : 1 231 entrées
  • 1ère semaine IDF : 14 381 entrées
  • Cumul IDF : 37 922 entrées

  • 1er jour France : 2 086 entrées
  • 1ère semaine France : 24 378 entrées
  • Cumul France : 86 870 entrées