Notes de Prod. : À Deriva

    en DVD le 25 Mai 2010

Entretien avec Camilla Belle

Comment êtes-vous arrivée sur le projet À DERIVA ? Heitor Dhalia vous a-t-il contactée personnellement ? Quelles ont été vos premières impressions en lisant l’histoire ?
Oui, Heitor m’a contactée directement. J’ai été très touchée par l’histoire et la dynamique des personnages en lisant le scénario.

Avant de venir tourner ce film, combien de fois étiez-vous venue au Brésil ? Connaissiez-vous Rio, Sao Paulo ou d’autres villes ? Qu’en saviez-vous par votre mère brésilienne ?
Je viens au Brésil chaque année depuis que je suis toute petite. Je connais donc plutôt bien le pays. Je passe toujours par Sao Paulo, mais je connais aussi Rio, Salvador, Maceio et l’Amazonie.

À la lecture du scénario, qu’avez-vous pensé d’Angela ?
J’étais très intriguée par le mystère qui l’entoure. Malgré le fait qu’elle ne soit pas un des personnages centraux du film, sa présence a un gros impact sur les gens qui l’entourent, et en particulier sur Filipa qui n’a que 14 ans.

Heitor vous a-t-il donné des instructions particulières pour construire votre personnage ? Quel genre de réalisateur est-il ?
Oui, nous avons beaucoup parlé d’Angela et de son rôle dans l’histoire avec Heitor avant le tournage. Nous étions d’accord sur le fait qu’elle ne pouvait pas juste être une aventure de plus, mais une pour laquelle Filipa éprouve une étrange fascination. Heitor est un réalisateur très sensible aux acteurs et il n’impose aucune distance entre lui et nous. Dès l’écriture du scénario, il savait exactement ce qu’il attendait de chaque personnage et il était toujours prêt à répondre à nos questions à propos de nos rôles.

Que pensez-vous de l’attitude d’Angela en tant que femme adultère ?
Bien qu’Angela ait une aventure avec un homme marié et père de famille, il y a quelque chose d’innocent chez elle qui est assez difficile à décrire. Elle est jeune et libre, et de toute évidence ne s’inquiète pas des possibles conséquences négatives de ses actes.

Et que pensez-vous de son style vestimentaire exubérant, comme son turban par exemple ? Avez-vous collaboré à l’élaboration de sa garde-robe ?
Sa garde-robe m’a beaucoup aidé à créer son personnage. Elle intensifie son caractère et contribue à la rendre mystérieuse et fascinante aux yeux de Filipa. Le turban nous est venu au dernier moment ; dès que je le mettais le matin, je me sentais complètement transformée.

Avant À Deriva, vous aviez joué dans un film qui présente des similarités de thème et de situation avec le film d’Heitor, The Ballad Of Jack And Rose (2005) de Rebecca Miller, avec Daniel Day-Lewis. Avez-vous tracé des parallèles entre les deux films ? Votre expérience précédente vous a-t-elle aidée sur ce nouveau projet ?
Oui. J’ai ressenti de grandes similitudes entre les deux films dès la lecture du scénario d’À Deriva. Ce sont deux histoires très personnelles qui présentent des relations très particulières entre un père et sa fille. Mais au niveau stylistique et de la mise en scène, les films ne pourraient pas être plus différents.

Vous avez travaillé sur des films à très gros budgets, comme 10 000, et sur des projets plus intimes, avec des budgets plus modestes, comme À DERIVA. Quelles différences avez-vous ressenties au niveau de votre travail ?
Je suis très privilégiée d’avoir pu travailler sur des projets si divers...avec des décors gigantesques et des centaines de figurants, comme pour 10 000, et sur des productions beaucoup plus petites, avec des équipes réduites, comme pour À Deriva et j’ai énormément appris de ces deux cas de figure. Je pense que la créativité d’un acteur est plus à même de se développer sur des projets plus limités, parce que l’attention se porte d’avantage sur le jeu et sur l’évolution des personnages. Alors que sur de plus grosses productions, toute l’attention se porte sur la magnitude de tout ce qui se passe autours. Mais la façon dont vous construisez votre personnage est plus ou moins la même, parce qu’au final, nous essayons toujours de rendre notre personnage crédible et intéressant.

Avez-vous vous reçu de nouvelles propositions de tournage au
Brésil ? Quel est votre prochain projet ?

À Deriva, de par son contexte brésilien, a été très spécial pour moi. Je n’ai pas encore reçu d’autres propositions, mais j’adorerais travailler à nouveau au Brésil. Je m’apprête à jouer le rôle-titre de Mary, Mother Of Christ, aux côtés de Peter O’Toole et Jonathan Rhys Meyers, et sous la direction de l’Argentin Alejandro Agresti
(Valentin, Entre Deux Rives). Je suis très excitée par ce projet.

Entretien avec Heitor Dhalia

D’où vous est venu l’idée de réaliser À Deriva et comment celle-ci a-t-elle évolué jusqu’à ce que vous sentiez que l’histoire était suffisamment forte pour un long-métrage ?
Un jour, au volant de ma voiture, j’ai eu cette idée d’une jeune fille trouvant son père au lit avec sa maîtresse. À partir de là, les autres éléments sont venus se greffer : la plage, une séparation, et une histoire peu à peu révélée à une adolescente de 14 ans au moment même où elle découvre sa sexualité – elle réalise petit à petit que les choses peuvent être plus complexes qu’elle les avait imaginées jusqu’alors. J’avais toutes ces idées dans la tête et j’en ai parlé à Vera Egito, qui a collaboré avec moi à l’écriture du scénario. Plus tard, j’ai réalisé que le thème central de mon film était celui du passage à l’âge adulte et de la perte de l’innocence.

Entretien avec Vincent Cassel

Vous n’aviez jamais travaillé au Brésil auparavant. Qu’est-ce qui vous a intéressé dans le projet À Deriva ?
Le réalisateur, Heitor Dhalia, en premier lieu. J’ai vu son film précédent Drained que j’ai vraiment beaucoup aimé. C’est un film très intéressant. J’avais toujours pensé que si je trouvais de bonnes raisons d’aller au Brésil, j’aimerais vraiment y retourner. J’ai eu la chance d’être contacté pour le rôle pour plusieurs raisons : parce qu’il s’agit d’un film entièrement brésilien, parce qu’il me donnait l’opportunité de travailler avec O2 Filmes et de prendre part à la nouvelle vague du cinéma brésilien.

Entretien avec Debora Bloch

Comment êtes-vous arrivée sur le projet À Deriva ? Et quelles ont été vos premières conversations avec Heitor Dhalia et les producteurs au sujet de Clarice, votre personnage ?
Chico Accioly, le directeur de casting, m’a d’abord contactée et m’a envoyé le scénario. Je n’ai rencontré Heitor que plus tard. Je l’ai vu pour la première fois à l’avant-première de Drained à Rio. J’étais très motivée par le scénario d’À Deriva et je l’ai bombardé d’idées sur Clarice, sur le couple et la famille dans le film. Je crois qu’il a apprécié...Il m’a dit comment il voyait les choses et comment il voulait tourner le film. Ça n’a été qu’une courte conversation, mais nous en avons eu de plus longues par la suite qui m’ont aidée à comprendre le ton du film et le style de jeu qu’il recherchait.

Entretien avec Laura Neivan

Comment as-tu été contactée pour jouer dans ce film ? Grâce à internet ?
En effet, la directrice de casting Anna Luiza Paes De Almeida, m’a laissé un message sur Orkut.com, mais je n’y ai pas prêté grande attention. Le lendemain, j’ai reçu un deuxième message qui me disait que l’audition était sérieuse et qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter. Je l’ai remerciée en lui disant que je n’étais pas intéressée. Deux mois plus tard, elle m’a contactée à nouveau via MSN. Elle avait eu mon adresse par un ami. Ma mère a pris peur. Elle pensait qu’il s’agissait d’une escroquerie. Mais j’ai insisté et je lui ai demandé de communiquer mon numéro de téléphone aux producteurs pour qu’ils parlent à ma mère. Après ça, tout s’est passé sans problème.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1er jour IDF : 980 entrées
  • 1ère semaine IDF : 9 114 entrées
  • Cumul IDF : 10 654 entrées

  • 1ère semaine France : 12 596 entrées
  • Cumul France : 14 884 entrées