Notes de Prod. : Détour mortel

    en DVD le 18 Mars 2004

NOTES DE PRODUCTION

Wrong Turn, ou Detour Mortel, est un film d'épouvante certes, mais bien différent tant dans les images que le scénario, des films d'horreur réalisés dans les années 1970 comme Le Massacre A La TronÇonneuse Du Texas ou Les Collines Ont Des Yeux.

"Souvenez-vous de ce que vous avez ressenti en allant piquer une tête dans la mer après avoir vu Les Dents De La Mer ? Après avoir vu DETOUR MORTEL, vous aurez le même sentiment en allant camper dans les bois, je peux vous le garantir !" Stan Winston, le producteur, sait de quoi il parle : cela fait plus de trente ans que les films auxquels il a collaboré (Aliens, Predator…) terrorisent des millions de spectateurs.

La formidable carrière de ce producteur fut l’élément décisif qui a incité Rob Schmidt et les acteurs à s’impliquer dans le projet. "Certaines scènes dans DETOUR MORTEL vont hanter les spectateurs pendant un certain temps" commente Jeremy Sisto. "Et c’est Stan qui en est le principal responsable." De son côté, Eliza Dushku reconnaît avoir fait le film car Stan en était le producteur. "Ca ne m’intéressait pas de jouer dans un film de monstres. Mais il nous a montré quelques photos d’hommes des bois et nous a expliqué que c’était des humains comme les autres. Ce ne sont pas des monstres, ils sont réels, ils existent pour de bon. Le concept qu’il a développé m’a convaincu que ce serait un film à la fois divertissant et effrayant."

Plusieurs parcs municipaux de Toronto et des sites sauvages situés aux alentours de la ville ont été utilisés pour figurer la Virginie Occidentale. Mais la majeure partie des prises de vues s’est déroulée en studio – une cabane et un entrelacs de branches d’arbres –conçus par la chef décoratrice Alicia Keywan. Une véritable forêt édifiée à partir d’un réseau de tuyaux métalliques d’un centimètre, recouverts d’écorce artificielle, pour donner de la tenue aux branches, faciliter l’éclairage, les angles de caméra, le déplacement des acteurs et des cascadeurs.

"Le climat de terreur qui émane de DETOUR MORTEL va au-delà des trois hommes des bois. La cabane qu’a élaborée Alicia est effrayante parce qu’elle est truffée de détails horribles qui en disent long sur ces personnages effroyables" affirme Stan Winston. Et Rob Schmidt de compléter : "C’est le genre d’endroit où les spectateurs sentiront immédiatement le danger. Ils se diront : "Ne t’approche pas de cette maison". C’est ce qui génère la tension dans les films d’horreur et c’est ce qui les rend si drôles à réaliser." Si le décor du film devait avoir l’aspect de la réalité, il en allait de même pour le trio d’hommes des bois, qui a réclamé un travail considérable en matière de création, de prothèses et de maquillage.

"J’aime croire que tout ce qu’on fait au Studio Winston est basé sur la réalité" déclare Stan Winston. "Si vous créez des extra-terrestres, ils doivent être basés sur la réalité. Par exemple, les dinosaures de JURASSIC PARK sont les plus paléontologiquement corrects du cinéma. Il était donc logique de s’inspirer d’une réalité humaine pour créer ces hommes des bois, quoique dans une variante horrible. Si l’on veut qu’un film de ce genre soit réussi, il est primordial de le rendre aussi réel que possible, parce que si le public croit ce qu’il voit, on peut l’entraîner encore plus loin et le terrifier en mettant six jeunes gens en péril. C’est ainsi que les spectateurs peuvent s’identifier aux héros. "