Notes de Prod. : Didine

    en DVD le 21 Avril 2009

Notes du réalisateur: le scénario

Exister vraiment

Une amie proche, qui avait joué l’un des rôles principaux de mon premier long-métrage, « Julie est amoureuse », l’actrice scénariste et réalisatrice Anne Le Ny, m’a fait lire un scénario qu’elle avait écrit. Elle m’a ensuite demandé de le réaliser. J’ai accepté à condition de pouvoir le réécrire avec elle et de choisir moi-même les acteurs.
Nous nous sommes mis au travail et je pensais arriver assez vite à un texte qui me conviendrait. Un an plus tard, alors qu’Anne était partie réaliser son premier long-métrage, « Ceux qui restent », je terminais seulement l’écriture de cette histoire, plus profonde qu’il n’y paraît, où le contact avec la mort et la vieillesse amènent une jeune femme, un peu entre deux eaux, à créer de vrais liens avec les autres, bref, à exister vraiment.

Sans fausses ambiguïtés

Dans le scénario d’origine, beaucoup d’idées m’intéressaient, mais elles n’étaient pas toujours dépliées jusqu’au bout. Or, j’aime que les personnages, leurs relations et leurs sentiments existent de façon très concrète à l’écran, avec une certaine évidence et sans fausses ambiguïtés. Par ailleurs, l’une des difficultés principales du scénario concernait le caractère de Didine, l’héroïne de l’histoire, qui commence le film légèrement à côté de sa vie, dans une sorte de « rien vouloir ». Afin de préserver ce caractère original et attachant, j’ai choisi de démarrer le récit en douceur. Didine entre progressivement dans le vif de son existence, se charge peu à peu en conflits et en sentiments, pour faire naître une émotion d’autant plus ample qu’elle n’existe pas au départ.

Faire le portrait d’une femme

La première tendance de Didine, sa « première eau », est de fuir tout conflit, tandis que je suis plutôt du genre à en découdre frontalement. Au bout du compte, je reconnais beaucoup de mes peurs et de mes désirs dans le film. Pourtant, mon intention a toujours été de faire le portrait d’une femme et de décrire son mouvement singulier. Un mouvement très simple, qui la pousse finalement à abandonner son surnom pour se faire reconnaître par l’homme dont elle est amoureuse.

Notes du réalisateur: la mise en scène

Les larmes, le rire

J’avais envie d’un film où les émotions s’expriment de façon nette, qui puisse passer par des sensations extrêmes, aller du sourire aux larmes, du froid au chaud. Le film commence dans des tonalités froides (l’hôpital, l’appartement de Didine...), pour évoluer vers des tonalités chaudes (l’appartement chatoyant de Muriel...).

Notes du réalisateur: les acteurs

Géraldine Pailhas - Didine / Alexandrine langlois

Cherchant l’actrice qui pourrait jouer le rôle de façon idéale, j’ai visionné une grande quantité de films. Parmi eux, « 5x2 » de François Ozon, dans lequel Géraldine Pailhas m’a sauté aux yeux. C’était precisément au cours d’un lent panoramique : Géraldine, quittant un groupe de touristes, se frayait un chemin à travers la nature jusqu’au bord d’une falaise pour fixer l’horizon d’une mer sans vague.

Notes du réalisateur: nous connaître mieux

Il était primordial pour moi de pouvoir répéter avec les acteurs. Notamment parce que je savais que le tournage serait rapide, et que je n’aurai pas beaucoup de pellicule pour essayer des choses ou pour les refaire. C’était aussi l’occasion de nous connaître mieux, de chasser un peu notre appréhension. J’ai répété également avec tous ceux qu’on appelle « les petits rôles ». Je voulais qu’ils s’intègrent harmonieusement au corps du film, ce qui est sans doute plus difficile pour un acteur dont la partition est relativement brève.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 352 entrées

  • 1ère semaine France : 38 516 entrées