Stephen Frears
« C’est un film sur des gens profondément désespérés, victimes d’une injustice totale. »
« Si l’on est à la recherche d’idées scénaristiques nouvelles, on peut directement en trouver dans la communauté d’immigrés, témoin social et politique de l’Angleterre contemporaine. »
« Il s’agit de l’envers du décor londonien, du côté sordide de la vie où des êtres commettent l’impensable pour tout simplement survivre. »
« J’ai demandé à mes acteurs de jouer à partir d’un scénario qui n’était pas écrit dans leur langue maternelle. »
« J’aime que le scénariste soit présent sur le plateau. Cela permet un travail d’orfèvre sur un texte pour lequel j’ai un respect total. Ainsi, s’il m’arrive de vouloir des changements, il est là pour en discuter. »
Paul Smith
« C’est une histoire sombre sur la face cachée de Londres que nous préférons ignorer même si nous en apprécions les avantages. »
Chiwetel Ejiofor
« Chez Okwe, nous sommes dans l’intériorité. C’est aussi un être totalement structuré, ce qui rend sa quête intérieure plus aisée. Okwe a des aspérités auxquelles on peut s’accrocher : son silence est en quelques sortes son pouvoir. »
Penny Dyer
« Pour Chiwetel, ce fut relativement facile, ses parents étant nigériens. Pour Sergi, la transition linguistique en anglais s’avéra moins difficile que prévu du fait de son origine catalane. »
Audrey Tautou
« C’est déjà difficile de parler en anglais, mais encore plus difficile de le faire avec un accent turc. Tout le monde s’est montré très patient avec moi. Ici, contrairement à mes rôles français, j’avais du mal à juger de la qualité de mon jeu. Je m’en remettais totalement à Stephen qui a su me donner confiance. »
« Travailler pour la première fois avec une équipe étrangère m’a certainement aidée. J’étais plongée dans un milieu où tout m’était inconnu, comme mon personnage d’une certaine façon. Je pouvais vraiment m’identifier à elle. »
Hugo Luczyc-wyhowski
« Les grandes lignes du décor furent créées plus simplement. Au fond, qu’importe ou non de reconnaître Londres puisqu’il ne s’agit pas d’en faire le portrait. C’est un film anglais avec une actualité tristement anglaise, mais ce qui est dénoncé pourrait arriver dans n’importe quelle ville. D’ailleurs, j’aime assez le côté anonyme dans lequel s’enfonce peu à peu la ville, reflet de l’anonymat presque total des personnages. »
Sergi Lopez
« A Paris, je croise souvent des Africains, des Chinois, des Espagnols, des Sud-Américains. Mais ici, le contraste est plus fort : l’Anglais au chapeau melon côtoie la femme voilée. Visuellement, cette mixité est frappante. » |
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