Notes de Prod. : District 9

    en DVD le 20 Janvier 2010

Extraterrestres et effets spéciaux

Pour Neill Blomkamp, un des aspects les plus excitants de District 9 était de pouvoir porter sur le grand écran sa vision de la vie extraterrestre. La coscénariste Terri Tatchell raconte : « Neill n’a pas choisi la facilité avec ses extraterrestres. Ils ne sont pas attirants, ils ne sont pas mignons, et ils n’éveillent aucun sentiment de compassion. Il a imaginé des créatures effrayantes qui ont un look de guerriers, et cela ajoutait un défi supplémentaire à la mise en scène. » Neill Blomkamp explique : « Je ne sais pas vraiment pourquoi je les ai imaginés tels qu’on les voit dans le film, mais ce dont j’étais certain, c’était que je voulais une race d’extraterrestres qui ressemble à des insectes. »
Le développement de ces créatures a été un long processus auquel ont participé Neill Blomkamp et les artistes de WETA Workshop. Joe Dunckley, le superviseur des effets plateau, explique : « L’idée de base était que les non-humains devaient avoir un exosquelette d’insecte croisé avec celui d’un crustacé. Ils ont des jointures tendineuses et fragiles entre les parties dures de leur carapace, un peu comme les crabes et les langoustes. Ils ont été faits pour inspirer le dégoût, et comme ils sécrètent une sorte de résine, nous avons utilisé plusieurs sortes de matières gluantes pour leur donner cet aspect brillant et vivant. »
Les extraterrestres ont été créés grâce à un mélange d’effets visuels et d’effets spéciaux physiques car certaines parties de leur corps, comme leur taille très fine et leurs jambes coudées, auraient été difficiles à animer autrement. Joe Dunckley explique : « Little C.J. a été créé entièrement en images de synthèse, mais nous avions sur le plateau un mannequin en silicone très réaliste pour servir de référence aux artistes des effets visuels ».
La raison qui a poussé Neill Blomkamp à utiliser un mélange d’effets visuels et de maquillages spéciaux et de prothèses pour les extraterrestres est simple : si les prothèses fournissent une bonne base de référence pendant le tournage, leur rendu final et leurs mouvements sont bien meilleurs avec les effets visuels. Le réalisateur note : « Nos créatures ont des tailles extrêmement fines, même avec des effets spéciaux et des prothèses le résultat n’aurait jamais été satisfaisant, c’est pour cela que nous nous sommes tournés vers les effets visuels. »

L’armure la plus sophistiquée de l’arsenal extraterrestre est l’exo-combinaison, une combinaison vivante biotechnologique qui se fixe elle-même sur l’extraterrestre, et que celui-ci contrôle de l’intérieur. Neill Blomkamp raconte : « La combinaison reconnaît Wikus comme un extraterrestre et se branche à son cerveau. Il ne fait plus qu’un avec elle, et quand les balles ricochent sur son armure métallique, elle envoie à son cerveau une sensation de douleur. »

L’exo-combinaison a forcé le coordinateur des cascades Grant Hulley à modifier son approche des cascades. Il explique : « Dans la plupart des scènes, nous avons essayé de rester réalistes. Par exemple, quand une personne était touchée par une rafale de mitrailleuse, elle n’était pas projetée en arrière et ne passait pas à travers un mur. Par contre, quand l’exo-combinaison attaque, l’enfer se déchaîne, comme dans cette scène où un véhicule est propulsé dans les airs. Nous avons construit une rampe à l’endroit où devait se trouver l’exo-combinaison, qui a été ajoutée en images de synthèse lors de la postproduction. Après avoir pris de l’élan sur 300 mètres, le véhicule a touché la rampe à 80 km/h et a été projeté dans les airs en faisant un retournement à 270 degrés. Pour être honnête, je n’avais encore jamais fait cette cascade avec un véhicule aussi gros et je n’étais pas très sûr du résultat, mais au final, c’était encore mieux que ce que nous avions imaginé ! »

Notes de tournage...

Le 8 Juin 2009 - Peter Jackson au Comic-Con pour District 9

Le Comic-Con de San Diego est l’un des plus grands événements du monde de la fantasy. Nos amis les geeks le confirmeront !
Chaque été depuis 1970, la ville de San Diego abrite pendant quatre jours l’exposition de comics books, de romans et de films de science-fiction et d’heroic fantasy, mais également d’autres arts populaires comme l’horreur, l’animation, les jouets, les jeux vidéo et même les cartes à collectionner.

Cette année, le Comic-Con accueillera un guest particulièrement calibré : Le grand Peter Jackson ! En effet, le réalisateur du magnifique Le seigneur des anneaux : le retour du roi viendra faire la promotion de sa dernière production, District 9, un film mis en scène par Neill Blomkamp et qui sortira sur nos écrans le 26 août prochain.

Peter Jackson parle avec beaucoup de respect de son protégé : « Neill est un jeune réalisateur formidablement talentueux et il a fait un excellent film, c’est pourquoi il était important pour moi de venir à San Diego pour passer le mot. »

Tout nouveau concept de science-fiction, il s’agira dans District 9 d’extra-terrestres échoués en Afrique du Sud et séquestrés par nous les humains. En somme, une sorte de La Planete des singes dans le sens inverse.

Cette fraîche idée promet un grand film et la bande-annonce en est témoin.

Notes de production

Une vision originale

Peter Jackson, le célèbre réalisateur de la Trilogie du Seigneur Des Anneaux, a produit District 9, le premier long métrage de Neill Blomkamp. Il raconte : « Neill est un jeune réalisateur extraordinairement prometteur. Nous avions travaillé avec lui sur un projet de film basé sur le jeu vidéo Halo. Le projet ne s’est pas fait, mais nous avons tellement aimé travailler avec Neill que quand il nous a proposé le sujet de District 9, nous nous sommes dit que cela pourrait être intéressant d’en faire un film. »

Entre fiction et réalité

Neill Blomkamp voulait que District 9 ait un style bien à lui, influencé par les grands films de science-fiction, mais unique et révolutionnaire dans son image et sa narration.
C’est dans la manière dont il a été tourné que District 9 brise le plus efficacement les règles. Jusqu’à la fin du film, les spectateurs sont obligés de se demander ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Le directeur de la photographie Trent Opaloch, ami de longue date de Neill Blomkamp, a immédiatement compris l’expérience que le réalisateur voulait faire vivre aux spectateurs. Neill Blomkamp note : « Trent est parfait pour ce genre de situation ultra réaliste où il faut courir et éviter les balles. Au lieu de passer des heures à essayer d’obtenir une image magnifique, nous sommes allés au cœur de l’action pour la capturer avec le plus de réalisme et d’authenticité possible. »

Johannesburg, dernier refuge des extraterrestres

Peter Jackson déclare : « Comme Neill Blomkamp est sud-africain, il a donné à ce film un point de vue unique sur ce pays. »
Les cinéastes ont toujours eu l’intention de tourner District 9 à Johannesburg, en Afrique du Sud. L’histoire aurait facilement pu se dérouler dans n’importe quelle grande ville d’un pays développé, mais seule Johannesburg avait cette atmosphère africaine que Neill Blomkamp connaît si bien, et qui l’inspire autant. Il observe : « Nous n’aurions jamais pu reproduire ailleurs tout ce que nous avons à Johannesburg. Il y a trop de détails visuels ici, la poussière, les barbelés, la mauvaise herbe, c’est très riche sur le plan visuel. Pour qu’un film comme celui-ci fonctionne, je pense qu’il faut un certain degré de réalisme, de pollution et de crasse. »
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1er jour IDF : 33 216 entrées
  • 1ère semaine IDF : 156 311 entrées
  • Cumul IDF : 359 868 entrées

  • 1ère semaine France : 473 873 entrées
  • Cumul France : 1 105 104 entrées