Notes de Prod. : Divorces

    en DVD le 16 Février 2010

Entretien avec Pascale Arbillot, actrice principale de Divorces

Qui est Valentine ?

Une femme d’une quarantaine d’années qui, a priori, a tout pour elle : un mari, deux enfants, un métier qu’elle aime. Une femme très active, une mère concernée et parfois un peu envahissante, bref, une femme d’aujourd’hui : apparemment équilibrée et heureuse, mais dans le fond beaucoup plus complexe, insatisfaite et perturbée que ce qu’elle laisse paraître.

Vous souvenez-vous de votre première rencontre avec Valérie Guignabodet ?

Je connaissais déjà un peu Valérie, nous nous étions croisées plusieurs fois. Je l’ai revue, elle m’a proposé de lire le scénario et de faire des essais avec François-xavier Demaison. J’ai été absolument ravie d’elle me choisisse pour le rôle. J’avais vu tous ses films. Je la trouve incroyable : dans la vie, elle est forte, intelligente et en même temps pudique, discrète, tout ce que j’aime. Elle est très carrée dans le travail et en même temps extrêmement sensible.

Comment vous a-t-elle amené à ce rôle ?

Le scénario étant extrêmement bien écrit, avec des dialogues précis et pertinents, il n’y avait plus qu’à interpréter tout en faisant attention de ne pas en faire trop. Nous avons beaucoup répété, après il fallait suivre le scénario et connaître à fond le texte afin d’être le plus libre possible sur le plateau et de se laisser porter.

Y a-t-il des scènes qui vous ont paru plus difficiles que d’autres ?

Aucune scène ne m’a fait plus peur qu’une autre pour la simple raison que... j’ai peur tout le temps ! Sur un plateau, le tract m’habite, j’ai peur de ne pas savoir tout donner, je suis perfectionniste et je veux toujours aller plus loin. C’est pourquoi c’était génial d’avoir quelqu’un comme Valérie, exigeante, pointilleuse dans le bon sens du terme, et en même temps toujours souriante et rassurante. J’ai pu me reposer sur son regard.

Comment cela s’est-il passé avec François-xavier Demaison ?

Divinement bien. Il fait partie des acteurs qui bossent, il est hyper sérieux, très présent sur le plateau, extrêmement fin dans son jeu. Travailler avec lui quotidiennement fut un réel bonheur. Nous avons bien rigolé.


C’est le mari idéal ?

Je pense que le mari idéal n’existe pas, c’est bien ça le problème.

Et avec les deux petites comédiennes qui jouent vos filles ?

Ça a été incroyablement facile, malgré des scènes souvent complexes émotionnellement. La maturité des très jeunes comédiens me fascine. Elles avaient une capacité à analyser les situations plus vite que les adultes, elles savaient où se placer, avaient le sens du travail... tout en conservant en permanence le plaisir enfantin de jouer. Je continue à être en contact sur Facebook avec la plus jeune, elle m’envoie des bisous en chocolat !

Vous avez, dixit Valérie, une énergie, un rythme qui collent à ses dialogues mitraillettes ?

Je parle effectivement très vite et elle m’a dit de ne rien changer ! Ses dialogues sont denses, vifs, piquants et très drôles à condition d’être «balancés»... ce qui nécessite un très bon ingénieur du son et une très bonne mémoire ! Il fallait ciseler chaque dialogue, un vrai travail d’orfèvre au service du jeu. Quelle jubilation !

Quelle serait votre définition de Divorces, une comédie noire ?

Obligatoirement car même si on rit beaucoup, c’est un sujet grave. Le divorce est, après le deuil, le plus gros facteur de stress de nos vies contemporaines. Je ne l’ai donc pas joué comme une comédie mais comme un drame absolu, toujours dans le premier degré des sentiments. Il faut se prendre les portes dans la figure et se faire mal pour faire rire.

Vous en sortez avec une nouvelle vision du couple ?

Divorces parle d’un couple qui implose, cela peut arriver à tout le monde par manque d’amour, de respect de l’autre ou de confiance en soi. La vie de couple est difficile, plus encore aujourd’hui car on vit plus vieux et on attend beaucoup plus de l’amour. On a donc de plus en plus souvent et l’envie et le temps de refaire sa vie, une fois, deux fois, voire plus... Les enjeux ne sont plus les mêmes qu’avant et en même temps le « couple nouveau» n’a pas encore été inventé. Peut-être qu’un film comme celui-ci, par la réflexion qu’il provoque, peut y contribuer ?

Notes de tournage pour Divorces

Le 1er décembre 2008 - FX Demaison et Emmanuelle Devos divorcent !
Les deux acteurs français François-xavier Demaison et Emmanuelle Devos tiendront deux des rôles principaux de la suite de la comédie Mariages ! intitulée Divorces et réalisée par Valérie Guignabodet.

Entretien avec François-Xavier Demaison, acteur principal de Divorces

Qui est Alex ?

Un homme marié depuis quinze ans, père de deux enfants et qui, comme un homme sur deux à Paris, un sur trois en province, divorce. Situation banale, donc, si ce n’est qu’il est avocat spécialisé dans les divorces à l’amiable, et qu’il va s’apercevoir que faire divorcer est une chose, le faire soi-même en est une autre et que l’affaire peut devenir sanglante.

Entretien avec Valerie Guignabodet (Réalisatrice de Divorces)

Après Mariages !, Divorces... évidemment ?

Et oui, c’est hélas aujourd’hui la suite logique pour un couple sur trois en France et même un couple sur deux dans les grandes villes... Le phénomène s’amplifie d’année en année et commence à prendre la forme d’une véritable révolution de mœurs qui bouleverse l’ensemble de notre société. Et paradoxalement, il y a très peu de films sur le divorce. On se souvient bien sûr du bouleversant Kramer Contre Kramer de Robert Benton, un pur drame, et de La Guerre Des Rose de Danny DeVito, une pure comédie, sortis respectivement en 1980 et 1990... Et depuis ? Beaucoup de films sur l’avant divorce (la séparation) et sur l’après divorce (la solitude ou la famille recomposée) mais pas grand chose sur le divorce même. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être que, malgré sa banalisation, le divorce continue à faire peur. Peut-être reste-t-il dans le fond de nos consciences quelques bribes du tabou absolu qu’était le divorce il y a 50 ans, de cette peur collective qui continue peut-être de nous hanter... ce qui rend le sujet d’autant plus passionnant !
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 503 entrées
  • 1er jour IDF : 4 331 entrées
  • 1ère semaine IDF : 30 599 entrées
  • Cumul IDF : 45 926 entrées

  • 1ère semaine France : 100 651 entrées
  • Cumul France : 156 187 entrées