Sur le tournage de DjinnsLe 19 Janvier 2009 - Grégoire Leprince-ringuet aime les Djinns
Le scénariste Hugues Martin tourne en ce moment, au Maroc, Djinns son premier long-métrage, a indiqué Karé production à Relaxnews. Djinns a pour décor le sud de l'Algérie des années 1960, où une section de paras retranchée se trouve confrontée à des créatures maléfiques, les djinns.
Pour ce premier film, co-écrit avec Sandra Martin, le réalisateur s'entoure d'acteurs confirmés, parmi lesquels Grégoire Leprince-ringuet ( La Belle Personne), Thierry Frémont ( Les Brigades Du Tigre) ou encore Cyril Raffaelli ( L'Incroyable Hulk).
Le tournage devrait durer en tout sept semaines, dont six au Maroc et une à Paris. La date de sortie n'a pas encore été annoncée. Rencontres avec Sandra et Hugues MartinComment ce projet est-il né ?
Hugues : Nous souhaitions faire un film fantastique. Nous voulions qu’il se déroule hors d’un contexte quotidien parce qu’à notre avis, il est alors plus facile de faire surgir un univers hostile et d’emporter le spectateur hors de ses repères. Nous avions co-réalisé un clip dans le désert marocain. Le décor nous a énormément impressionnés, influencés, et nous avons fait un premier rapprochement entre fantastique et désert. Michel par Grégoire Leprince-RinguetDès la première lecture, j’ai senti que le scénario contenait des choses intéressantes. Pourtant, je n’ai ni l’habitude de jouer dans des films de genre, ni d’en regarder. En général je ne suis pas client. L’autre élément qui m’a attiré, c’est la rencontre avec Sandra et Hugues. Ils forment un tandem étonnant et possèdent vraiment cette culture des films fantastiques. Cela m’a donné envie de m’aventurer hors du cinéma d’auteur. Il est toujours dommage de se cantonner à un seul genre et j’ai eu envie de me mettre au service de cette histoire atypique. Le film promettait en plus certaines subtilités assez inhabituelles dans ce registre. Les mécanismes du doute et de la peur fonctionnaient déjà très bien sur le papier, et voir comment on allait pouvoir les transcrire, les incarner à l’image, m’intéressait. Vacard par Thierry FrémontMon personnage, l’adjudant Vacard, est un vrai meneur d’hommes. J’ai décidé d’assumer complètement le côté insupportable de ce type qui hurle beaucoup. Il ne fait jamais preuve de tendresse. On comprendra le secret de son dégoût pour lui-même et pour la nature humaine en général. Savoir qu’il avait cette faille m’a aidé à assumer ce personnage sec et dur. Au début, on dit de lui que c’est un dur et un con mais que, si on reste près de lui, on s’en sort. Même lui va se trouver confronté à des phénomènes qu’il ne comprend pas, à des individus dont il n’arrive pas à décrypter le comportement. Aroui par Saïd TaghmaouiJ’ai immédiatement été séduit par la qualité d’écriture du scénario, l’épaisseur des personnages, l’envie de respecter les deux camps sans manichéisme. Le film est particulier, on débute dans le réalisme pour évoluer vers le fantastique. Dans les films de guerre, il est habituellement difficile d’éviter les clichés et les stéréotypes. Dans celui-ci, il y a la volonté de traiter tous les personnages avec humanité. Louvier par Cyril RaffaelliEn ayant débuté par des films d’action, j’ai d’abord été très heureux que l’on me propose un autre type de rôle, d’autant que l’histoire m’a tout de suite captivé. Ce mélange de légendes et d’histoire vraie m’a beaucoup plu.
Je n’ai pas beaucoup de points communs avec mon personnage, Louvier. C’est assez nouveau pour moi parce que d’habitude, je joue des rôles qui me parlent beaucoup, par lesquels je me sens concerné, où il m’est facile d’entrer. Louvier est un personnage fermé. On ne sait jamais s’il est content ou non. Il fait ce qu’on lui demande, enchaînant mission sur mission. On sent qu’il a déjà fait certaines d’entre elles avec Vacard. Assez physique, il connaît le terrain. Très pro, il est fiable et n’a jamais de doutes, jusqu’à ce que les événements lui fassent perdre tous ses repères et remettent en cause sa façon de fonctionner. Louvier va avoir l’impression de devenir fou… Saria par Aurélien WiikJ’ai été séduit par l’originalité de l’histoire. J’ai aimé cette parabole sur la culpabilité qui s’appuie sur les djinns et leur manière de manipuler tous les personnages. Ils ont le pouvoir de faire sortir ce qu’il y a de plus profondément enfoui en chacun. Le scénario est extrêmement bien construit. C’est un film de genre qui n’appartient à aucun genre ! Ce n’est pas un film de fantômes, ni un film gore, à la rigueur un film de guerre et de guerre contre soi-même. C’est aussi une manière de revenir sans pathos sur la guerre d’Algérie et de parler des êtres humains qui y ont participé. Durieux par Stéphane DebacJ’ai d’abord été surpris de recevoir un tel scénario. Par son atmosphère, son rythme, l’époque et le contexte, cette histoire est d’un genre bien particulier. On bascule en douceur dans le fantastique et j’ai beaucoup aimé la finesse avec laquelle c’est amené. C’est un scénario très singulier extrêmement bien construit du début à la fin. Malovitch par Matthias Van KhacheMalovitch est la grande gueule du groupe. Il est un peu la tête de turc de Vacard. S’il y a un trou à creuser, c’est pour lui ! Malovitch est loin d’être une brute épaisse. C’est peut-être le plus intellectuel de la bande. C’est sans doute pour cela que Vacard le martyrise un peu ! Au cours de l’histoire, Malovitch va se retrouver face à des choix qui vont le faire avancer, lui permettre d’acquérir une maturité et de devenir un homme. Comme les autres, à son tour, il va perdre tous ses repères. Il sera pourtant le seul à ne pas être possédé par les djinns qui n’ont pas de prise sur lui. Malovitch est spectateur de tous les drames qui frappent les autres. Il y a donc des moments très forts et très durs. Pour ma part, sans croyance fondée ni absolue, je suis complètement ouvert au surnaturel et aux possibilités infinies que recèle la nature. Je pense que, confronté aux mêmes événements que Malovitch, je réagirais comme lui. Max par Grégory QuidelLorsque j’ai appris que j’étais choisi pour le rôle de Max, j’étais super heureux ! Pour moi, ce film est une chance. J’avais vraiment aimé lire l’histoire et en faire partie me tentait. Ce scénario mélange les genres mais sans abuser des ficelles d’aucun. C’est un film de guerre mais sans les passages obligés du genre. Ce film nous parle des Djinns, mais il n’en fait pas des monstres avec des gros sabots. Leur arrivée est annoncée par petites touches, dès le début de l’histoire. Leur présence s’affirme ensuite de plus en plus sans ostentation, de façon très adroite. La peur n’est pas déclenchée avec des trucs, elle s’immisce, elle nous envahit. Je crois que la grande idée de Sandra et Hugues, c’est d’avoir centré leur histoire sur les personnages. Il y a de l’action, il y a un contexte historique mais tout ce que le spectateur ressent, il le reçoit des personnages. Du coup, on les suit dans cette aventure. |
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