Lorsque j’ai appris que j’étais choisi pour le rôle de Max, j’étais super heureux ! Pour moi, ce film est une chance. J’avais vraiment aimé lire l’histoire et en faire partie me tentait. Ce scénario mélange les genres mais sans abuser des ficelles d’aucun. C’est un film de guerre mais sans les passages obligés du genre. Ce film nous parle des Djinns, mais il n’en fait pas des monstres avec des gros sabots. Leur arrivée est annoncée par petites touches, dès le début de l’histoire. Leur présence s’affirme ensuite de plus en plus sans ostentation, de façon très adroite. La peur n’est pas déclenchée avec des trucs, elle s’immisce, elle nous envahit. Je crois que la grande idée de Sandra et Hugues, c’est d’avoir centré leur histoire sur les personnages. Il y a de l’action, il y a un contexte historique mais tout ce que le spectateur ressent, il le reçoit des personnages. Du coup, on les suit dans cette aventure.
Mon personnage, Max, est un soldat très bien intégré à la troupe. Il y est depuis longtemps et tient sa place. Il a déjà un vécu dans le conflit algérien. Ce que j’aime, c’est qu’il offrait un large registre de jeu. On le découvre comme un soldat, efficace sur le terrain, et son image va basculer au moment où le groupe prend le contrôle du village. Il fait son travail, on peut même le penser sans état d’âme jusqu’à ce qu’il commette une bavure. Le personnage bascule alors complètement et révèle une nature affectueuse, fidèle, qui va le conduire au bout de lui-même. C’est un personnage superbe, avec des émotions extrêmes dans des registres différents. Il y a à la fois des parties physiques et d’autres plus intimistes où il dévoile une sensibilité assez étonnante pour un militaire.
Hugues et Sandra ont vraiment tout fait pour créer un écrin dans lequel nous pouvions jouer. Que ce soit sur le plateau à travers les décors ou hors tournage, nous étions entourés, motivés et réunis. Ils se sont toujours montrés à l’écoute de nos propositions. Travailler avec eux est simple et très agréable. Ils ne laissent rien passer pour autant ! Matthias, Stéphane et Aurélien ont un humour décoiffant et travailler avec eux restera un excellent souvenir. Moi qui étais fan de
Thierry Frémont, je le suis encore plus depuis que je l’ai rencontré.
Depuis la lecture du scénario, j’étais impatient de jouer certaines scènes. Elles ne comportaient parfois que quelques phrases mais elles racontaient vraiment quelque chose du personnage. Toutes les scènes de la mort du personnage de Sarra étaient extrêmement fortes.
Djinns est assez différent de tout ce que j’ai tourné auparavant. Pour ce que j’ai vécu et ce que j’ai appris, j’en garderai de nombreux souvenirs.