Notes de Prod. : Domino

    en DVD le 07 Septembre 2006

Naissance d'un projet.

La rencontre de Tony Scott avec Domino

Le réalisateur Tony Scott connaissait personnellement Domino Harvey. Il observe : « Pour moi, Domino a toujours été une source d'inspiration. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi indépendant. Son parcours est à son image, magnifique et sans compromis. »
Très vite il fut question de réaliser un film inspiré de sa vie sans être strictement biographique. Le réalisateur n'a d'ailleurs pas utilisé les vrais noms des protagonistes puisqu'il ne suit pas exactement leur histoire. Samuel Hadida, le producteur, commente : « Le film est une fiction, une palpitante aventure portée par la force de la personnalité de son héroïne. Domino a toujours choisi son chemin, en méprisant les facilités. Plus qu'à son histoire, c'est à son esprit de liberté que nous sommes attachés. »
Au fil des années, un lien très fort s'est noué entre domino Harvey et Tony Scott. Il se souvient : « Je ne cessais de la mettre en garde. Mais rien n'y faisait. Plus que tout, elle aimait cette vie dangereuse. Elle disait que rien ne lui avait jamais procuré de telles sensations. Je crois que cette existence extrême l'aidait à faire taire les doutes qui la tourmentaient. »
Il ajoute : « quand je l'ai rencontrée, elle vivait à Beverly Hills, avec sa mère et son beau-père, un célèbre restaurateur. Elle évoluait entre deux mondes, deux univers qui n'avaient pas grand chose en commun. D'un côté le luxe, la célébrité, les relations mondaines et de l'autre, la face sombre de la vie, la traque de criminels et les risques les plus insensés. Elle menait une double vie. Lorsqu'elle rentrait de mission, elle rangeait ses armes au fond du garage et enfilait une robe. »

Un scénario original

Tony Scott a consulté plusieurs scénaristes, mais leurs adaptations étaient toutes trop linéaires à son goût. C'est Richard Kelly qui lui a offert ce qu'il espérait. Le réalisateur raconte : « J'avais remarqué son film, Donnie Darko. Son approche est originale et très imaginative, il n'hésite pas à mélanger les genres sans jamais les diluer au détriment les uns des autres. Il a su s'approprier l'histoire en gardant l'essence des personnages. »
Le réalisateur ajoute : « l'histoire fonctionne comme un puzzle, elle s'assemble au fur et à mesure des informations montrées ou distillées. Le processus est beaucoup plus viscéral que lors d'une narration classique. L'histoire progresse par ce que l'on voit, mais aussi par ce que l'on ressent. A chaque étape clé de l'intrigue, Domino joue symboliquement son destin à pile ou face. Pile signifie la vie, face, la mort. Cette image est récurrente et omniprésente. Domino apparaît alors dans toute son audace, mais aussi dans sa fragilité. C'est l'un de ses paradoxes, c'est l'une de ses vérités. Elle a cependant toujours cherché à vivre à fond.
Une fois le scénario rédigé, Tony Scott s'est adressé à un partenaire et ami de longue date ; Samuel Hadida, déjà producteur de True Romance. Le réalisateur observe : « Samuel m'a toujours fait confiance, et sur ce film, c'était crucial. Le sujet est délicat et son traitement particulier. Il m'a laissé travailler librement. »
Samuel Hadida et son frère, Victor Hadida, producteur exécutif, ont tout de suite été enthousiastes à l'idée de travailler à nouveau avec Tony Scott. Domino avait toutes les caractéristiques des projets atypiques qu'ils aiment promouvoir et financer.

Le personnage de Domino

Tony Scott explique : « Domino est l'une des personnalités les plus fascinantes qu'il m'ait été donné de rencontrer. J'ai tout de suite su que Keira Knightley serait parfaite pour le rôle. Elles ont en commun certains points essentiels : elles sont britanniques, et refusent de se laisser enfermer dans les conventions. Elles tracent leur route à l'instinct, sans compromis, et s'imposent là où on ne les attend pas. Et en plus, elles sont belles ! »
Tony Scott a remarqué Keira Knightley dans Pirates Des Caraïbes. Samuel Hadida l'avait déjà vue dans Joue-la Comme Beckham, qu'il a distribué. Le producteur raconte : « Keira avait le charme et le charisme que nous recherchions pour le personnage. C'est pourquoi nous nous sommes pliés aux délais très courts auxquels elle nous contraignait. »

A la rencontre des chasseurs de primes.

Aussi fictive l'histoire soit-elle, Tony Scott voulait la traiter avec réalisme. L'équipe a bénéficié des conseils de Zeke Unger, chasseur de primes depuis plus de vingt ans, propriétaire et directeur de l'agence Little Zeke's Bail Bonds. Son expérience et ses compétences ont été très précieuses pour le scénariste Richard Kelly et les acteurs Keira Knightley, Edgar Ramirez et Mickey Rourke, qui ont suivi une formation avec lui.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 42 544 entrées
  • Cumul IDF : 69 080 entrées

  • 1ère semaine France : 119 522 entrées
  • Cumul France : 183 713 entrées