Notes de Prod. : Donne-moi ta main

Donne-moi ta main : décor et extérieurs

Le producteur Jake weiner : « L’Irlande est un personnage à part entière du film. C’est un pays qui, s’il n’est pas coupé du monde moderne, offre de nombreuses occasions de se perdre. On peut y suivre de longues routes sans croiser un seul restaurant, une seule stationservice. L’isolement étant à l’origine du rapprochement de nos deux personnages, il nous fallait, dans un souci de crédibilité, nous assurer qu’ils ne pourraient même pas se faire prendre en stop. anna et Declan étaient forcés d’évoluer ensemble. »
Bien que plusieurs films aient été tournés en Irlande ces dernières années, peu d’entre eux font appel à autant de décors, autant de sites géographiquement variés que Donne-moi ta main. Pour une histoire d’amour, la logistique et l’ampleur du tournage sont inhabituellement imposants pour un film irlandais. Lorsqu’il s’agit de porter à l’écran les défis que comporte le scénario, l’équipe décide de faire appel au savoir-faire du chef décorateur Mark Geraghty, qui raconte : « L’un des plus grands défis consistait à trouver un site pouvant accueillir douze décors de studio. Nous avons déniché un gigantesque entrepôt sur les docks de Dublin et en avons fait un studio idéal. »

L’équipe se montre ravie de filmer l’Irlande telle qu’elle est. malgré l’évidente modernité du pays, tous sont impressionnés par le visage féérique qu’offre l’Ile d’Émeraude. Glickman décrit certains des décors requis pour donner corps au monde d’anna et de Declan : « La première partie du voyage se tient dans l’avion, nous avons donc construit l’intérieur d’un fuselage de quinze mètres de long tenu par un système de cardans pour simuler les turbulences. C’était un décor très mécanique. Vient ensuite la séquence du bateau pris dans une tempête, pour laquelle nous avons réutilisé un système de cardans ainsi qu’un écran vert pour les incrustations numériques. »

Bien que l’appartement d’anna et Jeremy soit situé en plein Boston, les extérieurs sont filmés par tucker et le directeur de la photographie tom Sigel à Dublin. Geraghty se souvient : « Nous avons reproduit de nombreux décors extérieurs. Nous en construisions une partie que nous intégrions ensuite dans Boston, sur ordinateur. Le film se déroule sur quatre jours à la fin du mois de février, alors que Boston est sous la neige. Il nous a fallu recréer toutcela. Nous avons reconstitué l’extérieur du Davenport, l’immeuble dans lequel ils souhaitent s’installer, ainsi que les intérieurs. Il y avait également tous les intérieurs en Irlande, le pub de Declan, le bed and breakfast, etc. »
au-delà des décors aussi imposants que minutieux construits pour Donne-moi ta main, tucker et les producteurs souhaitent exploiter les paysages féériques de l’Irlande. Se pose alors la question des zones rurales que traverseront anna et Declan pour rejoindre Dublin. très tôt, l’équipe choisit d’éviter les régions traditionnelles qui entourent Dublin et wicklow, souvent filmées sur d’autres tournages. On recherche un paysage plus authentique et plus varié que ceux que l’on voit habituellement dans les films tournés dans ce pays.

Geraghty reconnaît : « Lorsque j’ai lu le scénario, j’ai senti qu’il faudrait voir plus grand que les paysages habituels. Nous avions le choix entre tourner un film irlandais et un film hollywoodien, et nous avons choisi le grand jeu. Bien sûr, c’est impossible sur un petit film, mais au final, le résultat est incroyable, il se passe de commentaires. L’un des derniers plans du film, tourné sur les falaises des Iles d’aran, est tout simplement fabuleux. »
O’Sullivan confirme : « anand voulait, et ce dès le début, présenter une vue panoramique de l’Irlande, chose que nous n’avions alors jamais faite. et il avait raison. Nous sommes partis pour le site de Dun aengus, un endroit d’une beauté extraordinaire. Le plus souvent, les films tournés en Irlande se cantonnent à Dublin. Nous montrions donc un visage de l’Irlande que peu de gens avaient pu voir jusqu’alors dans un film. » Les Iles d’aran sont trois îles situées dans l’océan atlantique, au large de la côte ouest de l’Irlande, rendues célèbres par l’œuvre de J.m. Synge. elles servent de décor à la rencontre d’anna et Declan. Geraghty raconte que le choix de ce site était lié aux exigences du scénario : « Il était essentiel que les deux personnages se retrouvent dans une situation intime et aussi éloignée que possible du cadre de vie d’anna. » Il ajoute : « La lumière est incroyable, dans l’ouest de l’Irlande, elle peut changer en l’espace de dix minutes. C’est une atmosphère que nous souhaitions utiliser. Nous avons dû affronter les éléments, mais le temps nous a souvent été favorable, et le résultat n’a pas de prix. »

Faire venir l’équipe et les acteurs d’une grosse production sur une île aussi isolée qu’Inis mor, l’île principale des Iles d’aran, est un exercice logistique complexe. trois navires sont requis, parmi lesquels une barge de débarquement utilisée par la marine américaine pendant la Deuxième Guerre mondiale. L’opération nécessite près de vingt heures, pour une équipe tenue par un emploi du temps très serré.

Geraghty concède que trouver le bon cadre pour les scènes d’ouverture en Irlande n’a pas été une tâche aisée : « Le scénario suggère le village de Dingle, qui est aujourd’hui une vraie ville tout ce qu’il y a de plus prospère. Il nous a donc fallu plusieurs semaines de repérage pour trouver le lieu le plus approprié. » Une fois le choix des Iles d’aran arrêté, une première équipe se rend sur place deux mois durant pour construire le village. Dans le souci d’exploiter au mieux l’authenticité des paysages, le film suit ensuite le couple à travers le Connemara, spectaculaire région qui s’étend dans l’ouest de l’Irlande.
La progression de leur voyage, tant physique que sentimental, est illustrée par le choix des sites du film. « Les textures rudes de la campagne irlandaise contrastent avec les lignes droites de Boston, véritable jungle de béton, nous explique Geraghty. À mesure qu’on approche de Dublin, les paysages deviennent plus familiers, les personnages se reconnaissent plus facilement dans ces environnements. Nous avons adouci ce sentiment à l’approche de la ville dans le but d’ajouter au romantisme de cette étape et de montrer qu’il existe désormais une compréhension nouvelle entre anna et Declan. Ce passage s’oppose à leur découverte des Iles aran, dans la confusion la plus complète. »

Adams nous confie : « tout ce que je savais de l’Irlande, je le tenais des publicités et des films, qui montrent souvent une île bien plus ensoleillée qu’elle ne l’est vraiment. Le temps, et la façon dont il change brusquement, joue contre anna et prend une dimension très symbolique. Ici, le climat apprend aux gens à s’adapter aux changements, et anna n’est pas douée pour s’adapter. Ce temps irlandais si instable joue un rôle dans la perte de contrôle qu’elle vit. »
Elle ajoute, au sujet des forces imposées par mère Nature durant le tournage : « Dans une des scènes, je marche sur la route et des types apparaissent et me prennent mon sac. Sur le papier, rien de bien compliqué. mais le jour du tournage, le vent soufflait à 100 km/h et la scène a tourné à la lutte d’anna contre les éléments et son combat pour rester debout. mais il y a autre chose qui fait de l’Irlande une terre magique. Les habitants sont accueillants, on a le sentiment d’être à la maison. Je me suis sentie chez moi dans tous les lieux où nous sommes allés. Voilà une autre chose qu’anna apprend, les prodiges de l’hospitalité. »

Sur le tournage de Donne-moi ta main

24 Novembre 2008 - Princesse cherche mari désespérément !

A tous les amateurs du genre, une nouvelle comédie romantique est sur les rails ! Avec en actrice principale, une princesse, une vraie, caricature de toutes ces demoiselles en détresse des dessins animés de Walt Disney, antithèse de Lara Croft, détruisant par sa seule existence des années de féminisme : Amy Adams. Vous savez, la rousse de dessin animé qui s’est retrouvée par erreur dans le bien réel New York en traversant une bouche d’égout (beurk) dans Il était une fois.... Notre princesse va donc se prendre un peu en main, et va, dans le film Leap Year, faire un petit voyage à Dublin le 29 février.

La génèse de Donne-moi ta main, une proposition inattendue

Cela fait maintenant plus de dix ans que les scénaristes et amis Deborah Kaplan et Harry Elfont travaillent ensemble sur des comédies. Concernant Donne-moi ta main, ils reconnaissent que le concept de leur dernier projet leur est apparu très rapidement. Kaplan se souvient : « Je consultais un site d’informations, nous étions le 29 février, et je tombe sur ce titre : « Jour de l’année bissextile : les Irlandaises font leur demande en mariage. » J’ai demandé à harry : « Ça ne te fait pas penser à un film ? » Nous avons laissé nos travaux en plan et en l’espace de deux semaines, nous tenions les grandes lignes de notre histoire. Deux semaines plus tard, nous la vendions à Spyglass. Nous avons ensuite écrit le scénario très rapidement, et amy s’est jointe au projet. tout est allé très vite. »

Le casting de Donne-moi ta main

Après avoir lu le scénario, Amy Adams décide rapidement de rejoindre le projet. en quelques années, l’actrice a quitté le rang des seconds rôles pour s’établir comme vedette internationale.
Les réalisateurs sont persuadés qu’adams peut apporter au projet la profondeur qui détournera le public des clichés qui caractérisent la comédie romantique. Ils découvrent en effet une actrice soucieuse d’éviter au personnage d’anna les travers d’une femme lisse et trop gâtée à laquelle la vie se doit de donner une leçon.