Après
Dog Soldiers et
The Descent,
Neil Marshall signe son projet le plus ambitieux à ce jour, mêlant séquences d’actions spectaculaires, intrigue futuriste et décors apocalyptiques. Mais contrairement à la plupart des cinéastes du genre qui font massivement appel aux effets infographiques, Marshall tenait à réaliser son film « à l’ancienne. »
« Je voulais absolument que les scènes d’action soient les plus réalistes possibles, ce qu’on voit très rarement au cinéma de nos jours, » signale-t-il. « Il était hors de question d’utiliser des fonds verts ou de recourir au travail au filin : pour moi, il s’agissait de faire appel à des cascadeurs audacieux capables d’être suspendus à un bolide lâché à 130 km/h ou de sauter dans une voiture qui s’emplafonne dans une autre. »
«
Doomsday correspond à ma vision de l’avenir, » poursuit-il. « Un virus mortel frappe le Royaume-Uni si bien que le gouvernement est contraint de construire un mur et de mettre la population écossaise en quarantaine afin d’assurer la survie du reste du pays. 25 ans plus tard, un commando d’élite est constitué pour trouver un vaccin contre le virus mortel. »
Pour le producteur
Benedict Carver, président de Crystal Sky Pictures, il n’y a rien d’étonnant à ce que Marshall soit passé d’un film à petit budget à une grosse production.
«
Dog Soldiers était un film efficace, tout comme
The Descent, » affirme-t-il. « Neil est l’auteur complet des deux films et, quand on est un bon réalisateur, on peut s’attaquer à n’importe quel budget. À mon avis, il a fait preuve d’un vrai talent sur ses deux premiers longs-métrages qu’il a su mettre à profit sur
Doomsday. »
Si le film s’inspire sans aucun doute d’œuvres marquantes du genre des années 1970-80, il s’agit pourtant d’un film totalement contemporain.
« Nous voulions rendre hommage à John Carpenter, George Miller et à tous ces grands cinéastes de genre des années 70. Pour autant, Neil a apporté sa touche personnelle au film », ajoute le producteur Paul.
À l’origine, le réalisateur imaginait un guerrier issu d’un monde ultra-moderne qui affrontait un chevalier en armure... dans un paysage post-apocalyptique. « C’est un genre un peu délaissé depuis quelques années, et qui me ramène aux films que j’adore, » note Marshall.
Le projet du réalisateur présentait plusieurs difficultés majeures. « Neil tenait à ce que les scènes d’action soient réalisées à l’ancienne, sans faire appel aux effets visuels. Il fallait donc qu’on trouve un vrai lieu de tournage, puisqu’il n’était pas question de créer le film sur ordinateur », explique Carver.
Autant dire qu’il s’agissait de trouver des interprètes prêts à tourner ce genre de séquences – sans même parler du fait d’être exposé à des coups violents, des plaies purulentes, des têtes tranchées, des combats de sabre, des poursuites en voitures, des orgies cannibales etc.