Notes de Prod. : Dragons

Dragons : Notes de production

Branle-bas de combat !

DreamWorks Animation a découvert le cycle romanesque de Cressida Cowell il y a près de six ans, et en a mesuré très vite le potentiel. « Pour écrire des histoires de Vikings et de dragons, il est indispensable de voir les choses en grand », déclare l’écrivain britannique. « J’ai été ravie que DreamWorks s’intéresse à mes livres, car je savais qu’ils donneraient à ce film toute l’ampleur souhaitable… et bien plus encore ! » de l’humour, mais il fallait mettre tout cela en forme avec une solide équipe de scénaristes/réalisateurs. » Le studio engage alors Chris Sanders et Dean Deblois.

Chris Sanders : « L’histoire avait une vraie résonance émotionnelle, mais ce sont les séquences de vol qui m’ont le plus intéressé. Cela fait très longtemps que j’ai envie de faire évoluer à l’écran des créatures fantastiques, des personnages humains ou des superhéros, et d’offrir ainsi au spectateur des sensations inédites au sein d’espaces inexplorés. »

Dean Deblois : « Chris m’a appelé juste après s’être entretenu avec Jeffrey Katzenberg, parce que Dragons relève du genre d’histoire que j’aime écrire : un protagoniste adolescent, une aventure DreamWorks Animation a découvert le cycle roma nesque de Cressida Cowell il y a près de six ans, et en a mesuré très vite le potentiel. « Pour écrire des histoires de Vikings et de dragons, il est indispensable de voir les choses en grand », déclare l’écrivain britannique. « J’ai été ravie que DreamWorks s’intéresse à mes livres, car je savais qu’ils donneraient à ce film toute l’ampleur souhaitable… et bien plus encore ! »

La productrice Bonnie Arnold, qui venait de remporter un large succès avec la comédie d’aventures DreamWorks Nos Voisins, Les Hommes, a suivi avec attention le développement du projet avant de demander au coprésident du département Production des Studios DreamWorks, Bill Damaschke, d’en être la productrice.
Bonnie Arnold : « Nous tenions à faire de Dragons un vrai film d’action et d’aventures avec des personnages forts susceptibles de plaire à un vaste public. Tous nos films précédents avaient pour héros des êtres humains adultes ou animaux, mais cette fois, le héros est un adolescent. La personnalité d’Harold, ses rapports avec les dragons et les divers Vikings apportent à l’histoire sa dimension humoristique. Le film possédait dès le départ tous les ingrédients voulus : de l’action, de l’aventure, du coeur et fantastique, un monde plus grand que nature.
Ce sont mes thèmes favoris, auxquels je reviens périodiquement. Sa proposition m’a tout de suite intéressé, et j’ai été ravi de pouvoir travailler à nouveau avec Chris. » La saga de Cowell débute avec l’intégration des dragons dans la société Viking. Les producteurs jugèrent opportun de faire commencer le film en amont, en inventant « une intrigue qui constitue le prologue de ce merveilleux cycle ».
Bonnie Arnold : « Le film démarre avec la rencontre du jeune Viking Harold et du dragon Krokmou, rencontre qui va bouleverser leur univers. » Les livres de Cressida Cowell ont été influencés par son enfance, passée sur une île sauvage, quasi déserte, au large de l’Écosse. Ni routes, ni maisons, ni électricité… tout était fait pour stimuler l’imagination d’une fillette et lui inspirer, des années plus tard, le monde primitif de Dragons en lui permettant de se mettre dans la peau du jeune Harold. Bien qu’il soit loin de posséder la carrure du Viking « standard », Harold aspire à devenir un guerrier.

Chris Sanders : « Puissamment bâtis, les Vikings vivent pour se battre. Un Viking ne refuse jamais le combat et ne recule devant aucun adversaire. Harold ne souhaite rien tant que d’être digne de ce code de conduite. Mais ses dispositions naturelles, son point de vue sur le monde diffèrent de ceux de son entourage. Son père ne le comprend pas, son village pas davantage, mais nous, nous le comprenons. »
Chris Sanders et Dean Deblois se sont rencontrés sur Mulan et ont inauguré leur collaboration en écrivant et réalisant ensemble Lilo & Stitch, qui a reçu une nomination à l’Oscar du meilleur film d’animation en 2002.
Dean Deblois : « Nous nous retrouvons autour des mêmes idées, quoique par des voies différentes. Nous améliorons mutuellement nos productions respectives sans les dénaturer. Nous nous complétons. »
Chris Sanders : « Nous avons une très bonne relation de travail.
Nous pensons qu’il faut construire l’histoire avec une grande rigueur tout en laissant une place aux surprises et à la magie du moment. Cela demande une confiance réciproque dans nos facultés créatives. Dean et moi possédons des sensibilités voisines, et même si nous écrivons différemment une scène, nous trouvons toujours un terrain d’entente. Les choix de Dean ne cessent de m’étonner, de me séduire, et je veille à respecter son travail. Lui procède de même à mon endroit. C’est une vraie collaboration. » Sanders et DeBlois ont trouvé en
Bonnie Arnold une alliée inconditionnelle : « Elle protège le film, elle est attentive à nos suggestions de scénaristes et réalisateurs, elle nous donne toute latitude artistique. Sans cela nous n’aurions probablement pas risqué ces premières scènes quasi muettes entre Harold et Krokmou. »

Les vikings attaquent…

Vikings et dragons habitent sur l’île de Beurk deux mondes distincts dont la rencontre ne peut qu’être violente et destructrice.

Dean Deblois : « Sitôt débarqués sur cette île, les Vikings ont été la cible des dragons. Depuis quelque 300 ans, ceux-ci leur volent leur nourriture et endommagent leurs maisons. » C’est dans ce monde hostile qu’est né Harold, fils unique du chef Stoïk. Malgré tous ses efforts, cet adolescent n’a jamais réussi à s’intégrer et toutes ses tentatives pour acquérir une légitimité aux yeux de la tribu ont tourné à la catastrophe. Pour lui épargner de nouveaux déboires, son père le met en apprentissage chez le forgeron Gueulfor.
Le spectateur, plus malin qu’un Viking, a bien compris, lui, qu’Harold était plus subtil, plus sophistiqué que son entourage. Mieux encore, précise DeBlois, « Harold est arrivé à un stade où il ne cherche plus l’approbation de son père et le respect de sa communauté. Il s’est endurci et a appris à se défendre par l’humour. » Après avoir choisi Jay Baruchel pour interpréter Harold, les réalisateurs donnèrent à son père Stoïk la voix de Gerard Butler.
Chris Sanders : « Nous avons décidé, avec Gerard, que Stoïk aimait son fils.
Ce n’est pas par honte qu’il le cache, mais pour le protéger et l’empêcher d’affronter précocement un dragon qui n’en ferait qu’une bouchée. » Mettant en commun leurs idées, Butler et les réalisateurs ajoutèrent au vigoureux Stoïk une touche d’humour et une plus grande sollicitude paternelle qui compensent sa puissance physique et son autorité de leader.

« L’infatigable Gerard a énormément apporté à son personnage et nous a fourni un matériau très riche. Ce super- Viking au coeur d’or est ainsi devenu l’un des personnages les plus nuancés et les plus changeants du film », expliquent les réalisateurs. Jeffrey Katzenberg souhaitait travailler avec America Ferrera depuis la série « Ugly Betty », et c’est donc à elle qu’a été proposé le rôle de la fière Astrid.
Bonnie Arnold : « Ce personnage n’existait pas dans le livre, mais il nous a paru essentiel d’introduire une héroïne à laquelle nos spectatrices puissent s’identifier. Astrid, meilleure jeune chasseresse de dragons de la tribu, est très différente d’Harold, qui se prend pour un parfait raté. Au début, bien qu’elle se montre assez dure avec lui, on devine chez elle une tendresse cachée qui ne demande qu’à se manifester. »

Dean Deblois : « Astrid est la jeune Viking idéale. Elle croit comme ses parents que les dragons seront toujours des ennemis et que la génération montante doit se préparer sérieusement au combat. Elle voudrait que chacun fasse le même effort et n’apprécie pas l’apparente nonchalance d’Harold. »
America Ferrera : « Face à un dragon, Astrid garde son sang-froid et sa concentration. J’aime que les livres de Cressida incitent les jeunes à se poser ce genre de question : « Quels sont mes dragons ? Ai-je raison de les craindre ? Comment dépasser cette peur ? » C’est ce que des récits Jeunesse et des films comme Dragons peuvent faire de mieux : mettre en lumière des problèmes difficiles et les rendre accessibles aux enfants. »

Les dragons contre-attaquent

Dragons s’ouvre sur un raid nocturne où des hordes de dragons de diverses espèces bombardent l’île de Beurk, rasant les maisons des Vikings et s’emparant de leur bétail.
Dean Deblois : « Il fallait commencer par une séquence à grand spectacle pour mettre tout de suite en place le conflit central du film ainsi que le côté action/aventure fantastique. »

Bonnie Arnold : « Dans le livre de Cressida Cowell, les dragons parlent leur propre langue, mais nous avons choisi très tôt de leur ôter cette faculté et de souligner leur animalité pour les rendre encore plus menaçants et plus indomptables. Pour illustrer leurs personnalités, les animateurs ont dû s’appuyer sur leurs caractéristiques physiques, leurs façons de se déplacer, leurs expressions, toutes choses que la 3D est si apte à rendre. » Les réalisateurs ont défini six espèces de dragons, introduites brièvement dans cette première attaque, puis présentées de façon détaillée dans les scènes d’entraînement au combat. Un « Manuel des dragons », qu’Harold feuillette attentivement nous donne aussi une idée de l’extraordinaire diversité de ces espèces et de leur omniprésence sur l’île. Durant l’attaque, Harold réussit à abattre un des dragons, exploit qui passe inaperçu dans le chaos ambiant. Va-t-il l’achever pour prouver qu’il est enfin devenu un homme ?

Jay Baruchel (Voix de Harold) : « Il est censé tuer la bête, mais celle-ci lui jette un regard si émouvant qu’il n’en a pas le courage. Il réalise alors que les dragons ont autant peur des Vikings que ceux-ci ont peur des dragons. Il le laisse donc en vie, avant de nouer avec lui un lien d’amitié qui deviendra de plus en plus magique. » Cette première rencontre marque aussi un tournant décisif dans l’évolution du jeune Viking.

Chris Sanders : « À cet instant précis, Harold réalise qu’il ne pourra jamais répondre aux attentes paternelles. Il ne deviendra pas ce Viking qu’espérait son père. » C’est dans le deuxième acte du film que notre héros, entraîné dans une « double vie » complexe mais éclairante, comprendra la différence fondamentale entre « apprendre à tuer son ennemi » et « apprendre à l’aimer ». Krokmou, le dragon ennemi/ami, appartient à cette race mystérieuse et redoutable de dragons noirs dont les attaques sont virtuellement imparables : les Furies Nocturnes.

Dean Deblois : « Les Vikings les craignent plus que tout au monde car rien n’annonce leur venue. Ils surgissent des ténèbres, lâchent leurs missiles de feu, puis se fondent dans la nuit. Krokmou a un profil aérodynamique, un regard pénétrant et une grâce féline qui fait penser à une panthère noire ou à un loup. » Gronk est le plus comique des dragons avec son profil ventru, digne d’un hippopotame, et ses petites ailes dérisoires. Paresseux à l’extrême, limite débile et sujet à de fréquents assoupissements, il n’en est pas moins dangereux car susceptible de cracher sur ses ennemis des flots de lave incandescente. La Vipère est un dragon multicolore, aussi rutilant qu’un perroquet.
Diaboliquement vicieuse, cette variété ne dispose heureusement que d’un champ visuel réduit, qui limite son aptitude au combat. Le Hideux Braguettaure est le plus grand des dragons. Il possède deux têtes, mais, à l’inverse des scénaristes/réalisateurs Sanders et DeBlois, celles-ci s’accordent rarement et manquent donc le plus souvent leurs objectifs. La Terreur Terrible est le chihuahua des dragons. Minuscule et indisciplinée, incapable de couvrir de grandes distances, cette variété se contente le plus souvent de picorer de-ci de-là, sans faire trop de dégâts.
Le Cauchemar Monstrueux est la variété qui se rapproche le plus de l’idée qu’on se fait communément des dragons. C’est le « dragon alpha », belliqueux, toujours prêt à attaquer l’homme, et d’autant plus dangereux qu’il se transforme alors en une gigantesque boule de feu. Exhibitionniste et vaniteux, avec un côté rock star prononcé, il adore affronter les Vikings en public et multiplier les effets pyrotechniques pour impressionner les spectateurs.
Chris Sanders : « Chacun de nos dragons possède des traits distinctifs, des armes qui lui sont propres. Aucun ne ressemble à l’autre, aucun ne réunit toutes les qualités de l’espèce, et chacun se distingue par une faille spécifique. »

Le design

Les producteurs de DreamWorks Animation ont réuni autour du projet Dragons certains des meilleurs spécialistes de l’animation numérique, dont les producteurs exécutifs Kristine Belson et
Tim Johnson.

Chris Sanders : « Kris déborde de vitalité. Vous la verrez parfois interrompre une séance de travail pour aller dans un coin de la pièce et… faire le poirier. Cela peut paraître un peu fou, mais c’est sa façon à elle d’évacuer un trop-plein d’énergie. Tim est si intelligent, si éloquent, qu’on se sent un peu moins malin face à lui. D’un naturel profondément généreux, il est toujours le premier à trouver le mot juste. Il travaille depuis si longtemps chez DreamWorks qu’il en connaît intimement les rouages et vous aide ainsi à débrouiller bien des problèmes. »

Kristine Belson : « Nous sommes retournés à la source, c’est-à-dire au texte de Cressida, pour nous en imprégner. Je pense que nous avons su préserver l’esprit du roman tout en en modifiant la structure pour faire du film une sorte de prologue au livre. Le roman a une telle qualité d’écriture qu’on a envie de le lire à voix haute, de se glisser dans la peau de ces personnages hauts en couleur et de les jouer, avec leurs accents si divers.
C’est à cela qu’on repère tout de suite un film en germe, qui ne demande qu’à exister pour vous entraîner dans l’univers des Vikings, dans le monde des dragons, dans les îles exotiques de la mer du Nord. » Pour recréer ces paysages rustiques, l’équipe Design a fait des recherches « de terrain » et a ratissé Internet, tandis que DeBlois faisait appel à ses souvenirs personnels : « Ayant fait plusieurs séjours en Islande, j’ai essayé de retrouver ces ambiances très impressionnantes, ces falaises battues par le vent, cette mer en furie. Il se dégage des paysages nordiques une fabuleuse énergie, une sorte de magie. C’est sûrement invivable mais toujours fascinant à observer. »
La chef décoratrice Kathy Altieri et son équipe ont suivi la côte Pacifique, du nord de l’Oregon à la Californie du Nord, en prenant de nombreuses photos, notamment de la Cannonball Beach : « C’est un terrain totalement volcanique, avec des plages toutes noires, hérissées de gros rochers. Les variations de couleurs sur les falaises environnantes sont d’une incroyable beauté. Elles dépassent les rêves les plus fous. C’est cet ensemble qui nous a inspiré l’habitat des dragons. »
Sanders et DeBlois ont reçu de leurs brillants collaborateurs une masse de dessins et aquarelles de paysages, de personnages plus surprenants les uns que les autres; matériau fondateur à partir duquel ils ont pu inventer un univers Viking à grande échelle. Le logiciel développé par DreamWorks Animation a permis de résoudre quantité de problèmes jugés longtemps insurmontables dans le domaine de l’animation numérique.

Chris Sanders : « Les fourrures, les cheveux et l’eau sont trois éléments notoirement difficiles à animer. Le film les contient tous ! Les Vikings sont une énorme masse de fourrure dont émerge une barbe fournie, qui oscille au vent et au contact des vêtements. Celle de Stoïk attire immédiatement votre attention par son ampleur et sa mobilité. Je défie qui que ce soit de ne pas être fasciné par sa fourrure, car on n’a jamais rien vu de tel sur un écran. Les textures, les interactions et les éclairages de tous les matériaux, de la fourrure aux métaux en passant par les cuirs, sont prodigieux. »
Dean Deblois souligne l’apport décisif du directeur artistique Pierre-olivier Vincent : « Le monde de Dragons a un aspect caricatural, mais il demandait à être traité de façon très réaliste. Les designers l’ont tout de suite compris. Les textures sont riches, l’image très fouillée. Forêts embrumées, rivages battus par les vagues, maisons de gros rondins… tout dégage une atmosphère très prenante. Le décor est plus grand que nature, comme toujours chez Pierre-Olivier. Il s’accorde parfaitement à ces personnages colossaux, soulignant du même coup l’isolement du jeune Harold dans sa propre maison, dans son village, dans son île. J’ai tout de suite aimé le contraste visuel entre ce petit personnage et cet environnement démesuré. »

Kathy Altieri : « Les Vikings sont des colosses bagarreurs, débordant de vitalité, qui consacrent leur vie à lutter. Cette énergie devait se manifester dans leur environnement : les maisons sont massives, assez solides pour résister à tous les assauts, les paysages, rocailleux et accidentés, ne ressemblent à ceux d’aucun de nos films antérieurs. » Durant la gigantesque bataille finale, Harold et Krokmou s’envolent à la verticale, portés par une immense colonne de feu « de la taille d’un stade de foot », dit Sanders.

« La première fois que nous avons vu cela, Dean et moi nous sommes mis à hurler comme des gamins. En 3D, c’est pire… pardon, c’est encore meilleur ! » Les éclairages, mouvements d’appareil et angles de prise de vues portent la marque du directeur de la photographie Roger Deakins, cité huit fois à l’Oscar, notamment pour O' Brother et No Country For Old Men. Celui-ci fit office de conseiller artistique auprès de la chef décoratrice Kathy Altieri, du superviseur des effets spéciaux Craig Ring et du superviseur layout Gil Zimmerman.

Dean Deblois : « Roger a influencé le choix des objectifs, le travail à la caméra, ainsi que les éclairages, très sophistiqués. Ces noirs intenses, ces éclairages naturels ou minimalistes sont rares dans le dessin animé. Le résultat, c’est que Dragons> dégage une sensation très proche du cinéma en prise de vues réelles, avec cette sorte de simplicité poétique dont Roger a le secret. » Pour les effets pyrotechniques, la production a engagé un vétéran qui durant une journée entière a montré à l’équipe la version « live » des multiples effets qu’appelait le film.
Matt Baer (Superviseur effets spéciaux) : « Il nous a fait une démonstration complète : explosions, flammes de toutes les couleurs, bris de matériaux, etc. Nous avons filmé tout cela au ralenti, de 400 à 1000 images/ seconde, et rassemblé un matériau de référence aussi précieux qu’abondant. » Le studio ayant fait le choix de tourner et exploiter ses films en 3D stéréoscopique, les réalisateurs disposaient d’un outil privilégié pour restituer la majesté et la vitalité du monde Viking.

Tim Johnson : « La 3D n’est pas un gimmick, elle fait partie intégrante du processus créatif, elle est inscrite dans l’ADN du film. Elle enrichit la vision du spectateur, lui permet de voir le monde à travers les yeux du personnage et de vivre une grande aventure à ses côtés. »
Phil McNally (Superviseur stéréoscopie) : « Le cinéma traditionnel part de l’espace réel, tridimensionnel, qu’il convertit dans la caméra en 2D. Nous, en revanche, bâtissons dans nos ordinateurs un espace 3D destiné à être projeté en 3D, pour permettre au spectateur d’explorer une dimension supplémentaire. »

Dean Deblois : « Nous avons conçu toutes les séquences aériennes de façon à exploiter au maximum la profondeur de champ et à vous faire vivre les sensations qu’on peut éprouver dans un décollage, un looping, un piqué… » Les producteurs attendaient avec impatience de connaître les réactions de l’auteur du roman.
Bonnie Arnold : « Durant les vacances d’été, nous avons montré à Cressida de nombreuses scènes du film en cours d’élaboration.
C’était à nos yeux un test décisif. Sa réaction, très positive, a été un encouragement, car nous tenions tous à être fidèles au livre tout en offrant au spectateur une expérience différente. Cressida a vu nos animateurs, nos éclairagistes, nos créateurs d’effets spéciaux, elle a passé beaucoup de temps avec Chris, Dean et moi-même, et a été on ne peut plus charmante avec nous. »

Vikings et dragons pour l’éternité

Tim Johnson : « Ce qui est fascinant à propos des dragons, c’est que presque toutes les cultures, d’Orient en Occident, ont leur propre version du mythe. Comme si l’Homme avait éprouvé le besoin d’inventer ces monstres sauvages, nobles et terrifiants. Chaque civilisation crée ses monstres. Ce film nous a donné l’occasion de prolonger cette longue tradition et d’offrir, à partir des livres de Cressida Cowell, une interprétation moderne du mythe du dragon. Un honneur doublé d’un immense défi… »
Bonnie Arnold : « Je voulais offrir aux spectateurs les sensations fortes qu’on peut vivre dans un parc à thème. Mais ce qui compte encore plus dans ce film, c’est sa dimension émotionnelle : Dragons vous inspire, il est porteur d’espoir, il est drôle, divertissant, chaleureux. En se rapprochant l’un de l’autre, Harold et Krokmou, l’ennemi de toujours, vont changer à jamais leur monde. »

Dean Deblois : « Les effets spéciaux, l’animation, l’interprétation sont d’une qualité incroyable. Les éclairages, les textures, le design sont de très haut niveau. Je m’émerveille chaque jour de cette réussite. Je suis plus que fier de ce film, et j’espère que les gens mesureront le soin que nous avons apporté à sa réalisation. »
Chris Sanders : « Nous avons voulu vous faire plonger dans le mythe, vous entraîner au coeur d’un monde dangereux, vous faire décoller sur le dos d’un monstre volant, vous faire découvrir des créatures qui n’existaient jusqu’ici que dans les livres. Vous n’oublierez pas ces personnages et vous n’oublierez pas ce lieu. »

Sur le tournage de Dragons

Le 18 Mars 2008 - Dreamworks nous apprend à dompter un dragon
Gerard Butler et America Ferrera seront les voix du film d’animation Dragon produit par Dreamworks.
L’histoire est celle d’un adolescent, fils de Viking, qui a pour mission de capturer un dragon et de l’apprivoiser. Le casting voix est déjà bien avancé puisqu’elle seront surtout assurées par Gerard Butler (P.S. I Love You), America Ferrera (Ugly Betty) ou quelques têtes vues chez Judd Apatow comme Jonah Hill, Jay Baruchel (En Cloque, Mode D'Emploi) et Christopher Mintz-Plasse (Supergrave).

Dragons : Les personnages

Harold (V.O. : Hiccup)
Pas toujours facile pour un jeune intello d’être le fils d’un viril chef Viking, mais Harold ne s’en plaint pas : un jour, il fera un bon guerrier… à sa façon. En attendant, ses arguties et son humour sophistiqué en font plutôt un outsider qu’un leader en herbe. Après avoir accueilli en ami un dragon blessé – l’ennemi juré des Vikings depuis la nuit des temps –, Harold commence à mener une double vie, aussi exaltante que compliquée. Le jour, il affronte avec ses pairs les dragons captifs, et la nuit, il ose l’impensable : se lier avec un bel et dangereux adversaire pour l’aider à voler à nouveau… Harold parviendra-t-il à concilier ses deux vies pour que cesse enfin la guerre des dragons et des Vikings ?

Les dragons

Les Furies nocturnes (VO : Night Fury)
L’espèce la plus rare et la plus intelligente. On les reconnaît de loin à leur couleur noire, à leurs yeux jaunes perçants, à leur taille réduite, à leur lourd poitrail et à leur petit cou. Leurs ailes surdimensionnées par rapport à un poids modeste leur permettent de voler plus haut, plus vite et plus longtemps que tous les autres dragons, et même de «décoller» à la verticale. Mais ces animaux, si gracieux dans les airs, se révèlent étrangement maladroits au sol. Les Furies Nocturnes disposent d’armes de destruction massive bien particulières : des boules de feu qui pulvérisent la cible à l’impact. Elles mènent leurs attaques après le coucher du soleil, piquent droit sur l’objectif et lâchent au dernier moment leurs missiles enflammés, avant de s’évanouir à nouveau dans les ténèbres. Ces frappes, d’une rapidité foudroyante et d’une précision chirurgicale, font des Furies Nocturnes des adversaires imparables, quasi indestructibles. Aucune Furie Nocturne n’a jamais été abattue.